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Chers élèves,

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Vous y trouverez les textes étudiés en classe, regroupés par séquence et par niveau, ainsi que les synthèses collectives envoyées par les volontaires.

Dans les commentaires, vous pouvez m'adresser vos remarques et me poser des questions concernant les cours ou les devoirs.
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http://internetsanscrainte.fr/

Ce blog pédagogique se fixe donc les objectifs suivants :
- favoriser l'autonomie et l'esprit d'initiative des élèves
- favoriser la maîtrise de la langue française grâce aux nouvelles technologies de l'information et de la communication
- favoriser la communication entre le professeur et les élèves
- valoriser les meilleurs travaux disciplinaires et interdisciplinaires des élèves

Bonne navigation sur www.cosmopolis-educ.com !

 

 

Vendredi 27 mai 2011 5 27 /05 /Mai /2011 11:50

L'horreur. Des cadavres. Partout. A genoux, je regardais, hypnotisée et horrifiée, ce massacre. Du sang, des têtes, des épées. Des cris, des pleurs et encore des cris. La peur me paralysait. Une épée s'approcha de moi. Je fermai les yeux et perdis connaissance.

Quand je rouvris mes yeux, j'étais allongée. J'entendais toujours des cris, mais il n'y avait personne. Personne, sauf un soldat qui s'agenouilla près de moi. Il sourit et me dit :

" Comment vous sentez-vous ? "

Je ne lui répondis pas. Allait-il me tuer ? Il reprit :

" N'ayez pas peur. Je ne vous veux aucun mal. Allez-y. Asseyez-vous. Vous sentez-vous mieux ?

- Oui, articulais-je péniblement. Pourquoi vous ne me tuez pas ?

- Je fais mon service militaire, mais je suis pacifiste. Pour un soldat, c'est un comble, n'est-ce pas ? Je suis contre ce massacre. Mes camarades de régiment se sont laissé influencer par les discours de nos supérieurs. Les chiens ! Toutes ces histoires de religions sont stupides. Que vous soyez catholique, protestant, musulman, ou d'une autre religion, vous êtes d'abord et avant tout un Homme."

Il poussa un soupir, se leva, fit quelques pas et ouvrit une petite porte. Ensuite, il me releva et nous entrâmes dans une salle où était assise une vingtaine de personnes. Je repris la parole :

"Nous sommes des protestants. C'est pour cela qu'on nous massacre. Eux, ces catholiques sanguinaires, fous, qui se croient tout permis. Nous ne leur avons rien fait.

- Je suis catholique. Et je ne vous tuerai pas.

- Je le sais. Je suis entièrement d'accord avec votre discours. Si seulement, ces soldats et surtout leurs chefs pouvaient être comme vous. Ces soldats ne font qu'obéir aux ordres comme des chiens dociles, et...

- Pas tous les soldats ! me coupa-t-il. Regardez-moi ! J'ai refusé de les écouter. Alors oui, je risque de me faire tuer par l'armée, mais j'ai choisi de me battre contre les injustices !

- Tout le monde n'en est pas capable. Cette guerre est un massacre inutile d'innocents, uniquement pour faire plaisir aux gens qui ont du pouvoir et qui aiment les combats. Ils veulent montrer leur force, mais, si l'Homme meurt, les Idées restent. Qu'ils nous tuent ! La religion protestante existera encore dans le futur. Ils croient qu'ils peuvent tout maîtriser. Quels idiots !"

Je me tus, haletante. Tous ces yeux, d'où sortaient parfois des larmes, étaient tournés vers moi. Le soldat me sourit. Ma vie était ombre, ce jour-là, elle devint lumière, tel l'astre lumineux sortant de derrière la masse noire.

Par Professeur L - Publié dans : Ecriture sur les peintures d'Antoine Caron
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Vendredi 27 mai 2011 5 27 /05 /Mai /2011 11:20

J'entendais des cris autour de moi. Je voyais ma soeur au loin. Il y avait un homme avec un couteau près d'elle. Ma chère soeur ! J'avais peur, des gouttelettes de sueur glissaient le long de mon dos, je ne me sentais plus vivre. Non loin de moi, un soldat leva son épée haut dans la foule et cria : "Que l'on cesse ces guerres qui ne mènent à rien !" Puis il m'entraîna avec d'autres femmes et enfants, à l'écart. Les enfants pleuraient, les femmes aussi gémissaient de douleur. Ma soeur n'était pas là, elle était sans doute déjà morte. Ces idées me faisaient froid dans le dos, je me sentais partir. Ma soeur ne pouvait être morte. Je ne sentais plus mon coeur battre. Une main posée sur mon épaule me ramena à moi. C'était le soldat, qui peu avant, avait crié dans la foule.

"Comment allez-vous ? me questionna-t-il.

- Je ne sais pas, j'en ai assez de ces massacres.

- Oui, je suis de votre avis. Que vous soyez massacrés parce que vous ne partagez pas la religion du roi !"

Je ne pus articuler un mot de plus. Les sanglots m'étouffaient, j'étais protestante, tout comme ma soeur, et tout comme ces milliers de gens qui en ce moment se faisaient massacrer sous mes yeux.

" Ma soeur...J'ai perdu ma soeur...

- Venez dans mes bras."

Le soldat me prit dans ses bras et me conta que lui aussi était protestant dans sa jeunesse, mais que le roi avait ordonné que ces sujets se convertissent au catholicismee. Il n'avait pas eu le choix et avait accepté. Ces guerres nous auront fait perdre nos familles et nous auront fait voir la douleur. Tout cela à cause de l'égoïsme d'un roi qui voulait qu'on pratique sa religion. J'aurais perdu ma soeur dans ce massacre. Elle était comme une partie de moi, de mon coeur, de mon âme. Et je l'avais perdue dans ce sang, dans ces cadavres éparpillés au sol. Nous avions tous vu la mort venir nous chercher. Pour moi, elle avait continué son chemin, mais la Faucheuse avait pris d'autres âmes, faisant des orphelins et des veuves.

Par Professeur L - Publié dans : Ecriture sur les peintures d'Antoine Caron
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Vendredi 27 mai 2011 5 27 /05 /Mai /2011 11:09

Du sang...Je ne voyais que du sang ! Le sang des villageois, le sang des soldats, le sang de mes amis ! Pourquoi ? Pourquoi toutes ces horreurs ? La tranquillité régnait pourtant jusqu'à présent, jusqu'à ce qu'une explosion retentisse. Et là, tout se passa vite, très vite. Les maisons furent envahies, les habitants assassinés. Tous couraient et se battaient. Nos soldats combattaient avec fureur. Soudain, je relevai la tête : un soldat se tenait devant moi. Je ne savais pas de quel village il venait. Je ne voyais pas son bandeau. Mais à ses yeux, je compris qu'il était un ennemi. Il leva son arme, tranchante et déjà pleine de sang, et au moment où je m'attendais à mourir, mon tueur fut projeté à cent mètres loin de moi. Un jeune homme, de tout juste dix-huit ans, un soldat de mon village, avait pris la place de mon ennemi, et me tendait la main. Je la saisis et me levai, encore sous le choc. Doucement, mais toujours sur ses gardes, il m'emmena je ne sais où et demanda :

" Vous allez bien ?

- Oui, répondis-je dans un souffle, mais pourquoi ? Pourquoi tout ça ?

- Le village du Sable nous a déclaré la guerre, répondit-il avec une rage contenue.

- Mais je croyais que le village du Sable et notre village de la Feuille étaient alliés ! m'exclamai-je d'une voix suraigüe.

Avant de me répondre, il appuya sur ma tête pour que je me baisse : une lame d'acier frôla mon crâne : c'était un poignard. Le jeune homme me reprit le bras et me guida à travers les corps et les combats. Au bout de quelques mètres, il se décida à me répondre :

" Il n'y a plus d'alliance entre le Sable et la Feuille. Quelqu'un est arrivé à la tête du Sable, quelqu'un de mauvais, finit-il avec dégoût.

- Ces guerres, ces massacres...Tout ça ne rime à rien ! criai-je en pleurs.

- Les dirigeants, eux, ont un mobile : le pouvoir.

- Toujours le pouvoir ! Ce ne sont que des égoïstes ! Ils devraient préserver une alliance, tous !

- Un jour, un jour peut-être, cela s'arrêtera.", dit-il avec une lueur d'espoir dans les yeux.

Nous arrivâmes dans un bâtiment, un bunker me semblait-il. Des femmes et des enfants y étaient déjà, ainsi que des soldats médecins.

"Je vous laisse ici, dit le jeune homme, je vais récupérer d'autres survivants."

Il partit aussi vite qu'il métait apparu. Je m'évanouis une seconde plus tard, épuisée et couverte de coupures, la tête vibrante de désespoir. Les guerres ne servent qu'à faire du mal, rien que du mal.

Par Professeur L - Publié dans : Ecriture sur les peintures d'Antoine Caron
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Vendredi 27 mai 2011 5 27 /05 /Mai /2011 10:58

J'allais mourir, oui, j'allais mourir. Je sentais la mort qui rôdait tout autour de moi. Tous ces coups de feu, ces cris, tout ce sang, ces larmes...J'étais là, à genoux. Tout s'était passé si vite !

Nous étions en guerre. J'étais partie à la boulangerie, quand des soldats allemands arrivèrent. Alors ils se mirent à tirer. Dans la boulangerie, je ne pouvais plus bouger. J'étais figée. Je sentais la peur grandir en moi. Les corps déchiquetés tombaient dans le fracas infernal. Un soldat apparut au milieu de vacarme et cria : "Venez, si vous le pouvez !"

Mais je ne pouvais pas répondre au milieu des explosions. Je me sentais vide, comme si mon âme était partie à jamais de mon corps. Je tremblais de tous mes membres, et je ne pouvais me relever.

" Ne bougez pas, je reviens !", me dit-il.

Je restais là, la tête dans les mains, me disant que ce n'était pas possible, que j'avais rêvé et que rien de tout cela n'était arrivé. Au bout d'une demi-heure, plus de cris. Je me rappelle être sortie. Epuisée à force d'avoir pleuré, je tombai en plein milieu de la rue. La robe blanche que je portais devint rouge, et la pluie se mit à tomber, quand soudain je sentis un canon dans mon cou.

J'allais mourir, oui, j'allais mourir. Je sentais la mort qui rôdait tout autour de moi. J'étais donc là, à genoux. J'entendis un coup de feu, et l'homme derrière moi tomba. Je sombrais à mon tour, mais avant de tomber, on me retint :

" Comment vous sentez-vous, madame ?"

C'était le soldat qui m'avait appelée dans la boulangerie.

" Je suis en vie...Mais pourquoi toutes ces horreurs ?

- Nous sommes Juifs, et ça, ils ne nous le pardonnent pas."

C'était en effet pour cela que nous avions été massacrés. Pour cette raison si futile, ils étaient venus, et c'est aussi pour cela que je décidais d'écrire ce qui m'était arrivé, afin que mon témoignage lutte pour la conscience.

Par Professeur L - Publié dans : Ecriture sur les peintures d'Antoine Caron
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Vendredi 27 mai 2011 5 27 /05 /Mai /2011 10:46

La guerre faisait rage comme tant d'autres jours. Pourquoi ? Car quelques hommes puissants, aveuglés par le pouvoir, avaient déclaré la guerre, pour gagner du territoire. La guerre n'apporte que la tristesse. En voici la preuve.

C'était un jour de guerre, encore, mais cette fois, après de lourds efforts, l'ennemi avait réussi à pénétrer dans la ville. Il n'avait en tête qu'un seul ordre : pas un seul survivant. Au moment de l'assaut, j'étais sur la place avec tous ces pauvres gens. Nous discutions de tout et de rien, lorsqu'un bruit sourt retentit. Une femme vascilla, puis il y eut des cris. Les gens couraient, cherchaient un abri. J'étais incapable de bouger. J'étais pétrifié. J'apercevais avec horreur, au loin, les enfants pleurer sur le cadavre de leur mère. On apercevait les ennemis tirer, le sang jaillissait de partout, tout le monde s'écroulait. J'aperçus un enfant qui, il n'y avait pas cinq minutes, riait en courant, et qui s'écroula sous le feu des balles. Il appelait sa mère en pleurant. Soudain, je sentis le canon froid d'une arme dans mon cou. Je tombai à genou et fermai les yeux. J'attendais la mort. Je n'entendais qu'un bruit sourd, avant de sombrer dans les ténèbres.

Je me réveillais en compagnie d'un jeune homme. A côté de moi était étendu le cadavre de celui qui aurait pu me tuer.

- Rien de casser ? me demanda le jeune homme.

- Non, je vais bien, mais que s'est-il passé exactement ? répondis-je, déconcertée.

- J'ai vu l'ennemi vous prendre en joue à bout portant. J'ai tiré sans hésiter. Je l'avais touché dans le dos. Ce n'était pas un coup fatal. Mais avec la puissance du tir, son bras a été projeté en avant et vous a donné un coup de crosse dans la tête. Je vous ai vue vous écrouler et j'ai eu peur qu'il vous ait tué. Nous avons libéré la place, mais malheureusement, les renforts ennemis arrivaient. On ne pourra pas résister longtemps. Il nous faut nous aussi trouver du renfort. Mon équipe vient d'en appeler. Il faut se mettre à l'abri, avant le retour des soldats.

- Pourquoi veulent-ils prendre cette ville ? sanglotai-je.

- C'est un bon point stratégique, car elle est en hauteur et peu visible.

 

Tant de tristesse et de mort, pour pouvoir tuer encore et encore ! Je ne comprenais pas cette logique. Nous allions sûrement mourir, mais nous nous battions quand même pour défendre cette ville si paisible habituellement, et maintenant délabrée, transformée en ville fantôme. J'étais bien faible...Je pleurais encore sur le sort de mes camarades, mais je savais aussi que je n'avais encore rien vu de l'horreur de cette guerre...

Par Professeur L - Publié dans : Ecriture sur les peintures d'Antoine Caron
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Jeudi 26 mai 2011 4 26 /05 /Mai /2011 22:36

Cette guerre pourtant inutile...partir d'un mot : "Salam à toi." Ce pauvre Arabe n'aurait jamais dû dire cela à ce soldat juif. Ce même soldat, croyant à une provocation, n'avait pas eu, ne serait-ce qu'une once de honte à le tuer devant la femme que j'étais. Bien sûr, les Arabes ne se sont jamais laissé faire, et bien rapidement, la communauté musulmane le prouvait en se rassemblant en masse face aux Juifs. Moi, seule au milieu de ces deux clans tels des loups enragés, ne pouvais rien faire, mais quand je vis mon mari tomber sous la déferlante des fers juifs, les larmes de désespoir, de tristesse, se mêlant à des larmes de haine, me firent bouger. Je me dirigeai vers une lame quelconque abandonnée sur le sol. Maintenant que l'épée me conférait cette idée diabolique de toute-puissance, et que la douleur m'aveuglait, je courus vers celui qui avait tué cet être auquel je tenais tant, cet être que j'aimais plus que tout, cet être qui était mon mari ! Mais le destin fit que j'étais une femme, et que les femmes n'ont malheureusmeent pas la même force que les hommes, surtout les soldats. La peur, dans ma folie, refit son apparition, quand le fer du jeune soldat juif avançait vers moi. Cette peur, telle une soeur prise par la Faucheuse qui m'eût étreint, grandissait peu à peu : juste le temps que la lame vienne pénétrer ma chair.

Quand le coup fut porté, cette terreur qui avait empli l'être que j'étais, fut dissoute soudainement. Je pensais d'abord être sauvée, que tout allait redevenir comme avant. Mais le sang coulait le long de mes hanches, si abondamment, que je crus que cette rivière vermeille allait engloutir toute la ville. Aussitôt que je me rendis compte de cela, je m'affalais par terre, quand un homme barbu, d'un air spartiate, me retint. Ce visage assez rond, au teint basané, aux cheveux brillants de sueur, à la barbe drue et aux yeux vert émeraude, m'était familier. En effet, ce visage connu n'était autre que celui de Youssef, un bon ami de mon mari. Sa bouche s'ouvrait et se fermait sans pour autant que je puisse entendre quelque chose de clair dans la confusion, puis quelques mots arrivèrent à bonne destination :

- Myriam, comment vas-tu ? Tiens-tu le coup ? Accroche-toi !

- Oui...Oui...

- Je vais te ramener chez toi et te soigner. Tu as failli y passer.

- Mais...Mais, il est mort, Youssef ! Je l'ai vu tomber ! Mon mari est mort ! criais-je en pleurant toutes les larmes de mon corps.

- Je sais, masi nous devons rentrer pour te protéger et te soigner.

Youssef me prit et me ramena chez moi, quand je lui demandai pourquoi il m'avait sauvée. Il me répondit qu'il avait un compte à rendre à mon mari, et qu'il avait promis de me protéger s'il venait à disparaître prématurément. Sa parole valait presque autant que la Vie elle-même.

- Je comprends, mais sais-tu comment ce massacre a commencé au moins ? demandai-je.

- Bien sûr...

- Ce soldat n'aurait jamais dû...Il n'y a rien de pire pour un peuple que de s'entretuer. Juifs et musulmans sommes un même peuple !

- Je sais cela, mais l'humain en général est stupide. Nous ne pouvons rien y faire.

Plus jamais notre peuple ne serait grand. Colonisés nous serions. Décadents nous étions, et désespérés de ce massacre nous étions !

Par Professeur L - Publié dans : Ecriture sur les peintures d'Antoine Caron
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Jeudi 26 mai 2011 4 26 /05 /Mai /2011 22:21

J'étais à genoux, là sur la place . Un soldat à côté de moi qui voulait me tuer, en face, un autre qui venait de tirer sur mon meilleur ami. Une profonde tristesse m'envahit en voyant tous mes proches mourir, alors que nous avions tous les mêmes origines, et que nous venions tous des mêmes quartiers. J'avais peur que le soldat allemand me tue d'une balle dans la tête, comme le ferait un chasseur devant la bête. J'étais tétanisée à l'idée de mourir, puis perdre mon enfant par la même occasion me rendait encore plus folle. Je n'avais aucune chance de m'en sortir vivante. C'était ça, l'horreur de la guerre, pour les Juifs !  Et là, j'entendis un soldat me parler :

- Toi !

- Qu'y a-t-il ?

- Viens avec moi, je vais te sauver ! murmura le soldat.

- Pourquoi ?

- Je t'expliquerai plus tard.

- D'accord, merci.

- Je l'emmène plus loin pour la torturer, annonça-t-il à son supérieur qui se réjouit de cette cruelle initiative.

- Bien, fit ce dernier.

Il m'emmena donc plus loin, derrière une maison, en faisant semblant de me battre, et là, derrière un mur, il me lâcha. Je lui demandai alors pourquoi il me sauva, et il me répondit qu'il me sauvait car il avait vu que j'étais enceinte, comme sa femme. Je le remerciai donc, et avant de partir, il cracha sur ses mains, comme le ferait tout bourreau qui en avait fini avec sa victime. Une fois qu'il partir, j'entendis une voix qui disait : "alors ?". J'entendis mon sauveur qu'il en avait fini avec moi.

Etant seule, éloignée de ce massacre, entendant les cris de mes amis sous la torture, je réfléchis, et je compris que la plupart des Juifs d'Europe allaient mourir, avec tous ces massacres perpétrés par les Nazis. Il n'y aurait plus de Juif du tout si cette guerre continuait. Tous ces morts dans la ville où j'habitais ! Tout cela à cause du racisme !

Par Professeur L - Publié dans : Ecriture sur les peintures d'Antoine Caron
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Jeudi 26 mai 2011 4 26 /05 /Mai /2011 22:09

Le royaume de Sparte de mon enfance n'était plus que ruines. Les Romains étaient là, conquérants, heureux de servir leur patrie. Le fer rouge des Romains qui transperçait les chairs de mes amis, de mes voisins, de mes frères et soeurs se transformait en cri horrible. J'étais là, sur le forum de Sparte, à genoux. Ma classe sociale ne m'épargnerait pas du massacre. Je ne valais pas plus qu'un esclave à présent. Soumise à l'autorité de l'envahisseur, ma lutte pour la survie avait débuté. Je les voyais tuer ceux qui comptaient le plus pour moi. J'étais impuissante, incapable de renverser la tendance, si je n'écoutais pas les ordres aboyés par les soldats, je causerais ma perte. Le sang coulait, jaillissait, sautait sur mon visage, les têtes tombaient telles un déluge de feu sanglant. Un soldat s'approcha de moi. Il marcha d'un pas rapide. Mes mains étaient moites. La sueur coulait sur mon front. Je ne pouvais bouger, comme si l'on m'avait déja attachée au sol. Il me releva, puis me souleva et me mit dans un chariot. De nombreuses femmes de mon royaume connurent le même sort que moi. Ce serviteur de Rome prit les commandes du chariot et lança les chevaux au galop. J'étais troublée par ce personnage. Pourquoi me sauver de ce massacre ? Je pus reprendre le contrôle de mon corps et lui demandai :

" Qui êtes-vous ? Où m'emmenez-vous ?

- N'aie pas peur, femme de Sparte, je suis l'un des tiens, rétorqua-t-il.

- Mais...Tu...Tu portes l'armure de Rome ! répondis-je.

- Ce n'est qu'une armure qui cache mon identité et mes pensées, dit-il.

- Où m'emmenez-vous ? Que va-t-il m'arriver ? demandai-je.

- N'aie crainte, je t'emmène dans le royaume de Perse, là où la justice est la même pour tous, où il fait bon vivre, où le soleil est protecteur, expliqua-t-il.

- Je trouve que ces Romains font preuve de barbarie. Qu'y a-t-il de plus horrible que de combattre pour de l'eau et de la terre ? Les frontières sont un bien grand mot qui fait couler le sang et les larmes de ces innocents, argumentai-je.

- Je suis bien d'accord avec tes propos. A présent, cache-toi, nous nous approchons de la frontière. Couvre-toi d'un drap. Nous nous ferons passer pour des marchands", répondit-il avec vigueur.

Par Professeur L - Publié dans : Ecriture sur les peintures d'Antoine Caron
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Jeudi 26 mai 2011 4 26 /05 /Mai /2011 21:50

Je voulais que tout cela cesse. Ce sang. Il y avait trop de sang, trop de morts, trop de souffrance, d'agonie et de pleurs. Le sang était partout, sur mes mains, mes vêtements déchirés, sur le sol...Mais ce sang partout n'était pas à moi. Tous ces pauvres malheureux agonisant appelant leurs mères comme de jeunes enfants. Je savais que mon tour vienrait. Ce n'était plus qu'une question de temps. Un de ces monstres viendrait se jeter sur moi et alors, malgré toutes mes jérémiades, je mourrais dans d'affreuses souffrances.

Je sortis un instant de mes pensées obscures pour me pencher sur la scène qui se déroulait sous mes yeux : bientôt, ce serait la fin. Il ne subsisterait plus rien des Juifs de Jérusalem. Au fond d'une ruelle, à côté de la place, se trouvait un garçon, il était jeune, et son minois cachait mal la peur que l'on lisait dans ses yeux. Bizarrement, je ne comprenais pas, ce garçon portait un uniforme. Il aurait dû être là, au milieu de ce massacre, avec ses compagnons, en train de terminer cette oeuvre de mort. En le regardant de plus près, je m'aperçus qu'il me fixait. Non, il me faisait un signe. Ses yeux s'agitaient dans une direction : une petite fosse souterraine qui menait vers le coeur de la ville. Pourquoi n'y avais-je pas pensé plus tôt ? Sans attendre, je m'engageais vers le jeune soldat. Sans un mot, nous nous dirigeâmes vers le conduit secret. Nous marchâmes un peu, puis, épuisée, je demandais grâce. Cela faisait maintenant plus d'une heure que nous avions quitté le champ de bataille, et les battements de mon coeur ne s'étaient toujours pas calmés. Mon poul s'embalait au moindre bruit. Je n'osais même pas imaginer la pâleur cadavérique de ma peau. J'étais pétrifiée. Il aurait fallu que je parle, mais cela m'était impossible. Une peur intense me rongeait l'estomac. Par un immense effort, je parvins à contenir les sanglots, et les tremblements qui m'agitaient. Je devais parler.

" Qui...Qui êtes-vous ? Pourquoi m'avez-vous aidée à m'enfuir ? Je...Je...

- Doucement, me coupa-t-il. Calmez-vous. Je ne suis personne. Juste un soldat qui refuse de donner stupidement la mort à des innocents pour un homme xénophobe et antisémite qui se prend pour un roi. Je suis aussi un lâche, car je me ronge les sangs à l'idée de vous avoir sauvée. Vous, une Juive ! Je ne sais même pas si je pouvais vous sauver, mais ce qui est sûr, c'est que mes heures sont comptées !

- Mais d'où venez-vous ? Pourquoi cette escorte secrète a-t-elle débarqué ainsi de nulle part ? Est-ce vrai, ce que l'on raconte sur le roi, qu'il veut exécuter quiconque n'est pas asiatique ?

- Hélas oui. Cet homme est fou ! A lui seul, il a déjà éradiqué des millions d'hommes. En ce moment, il sème la terreur en Europe. Il paraît même qu'il envisage de s'attaquer aux Etats-Unis. Une folie, vous dis-je ! Maintenant, je vous prie, remettons-nous en route, si nous ne voulons pas nous faire cueillir à la sortie du souterrain."

J'obtemperai sans broncher. En marchant, je réfléchissais. Ce roi courait à la perte du monde. Rien ne l'arrêterait. Les Etats étaient bien trop dispersés pour établir un plan d'attaque. Nous ne pouvions que subir et espérer un miracle. Si la folie du roi aboutissait, ce serait le chaos sur terre. Du sang, et encore du sang, jusqu'à ce que l'humain cesse de respirer.

Par Professeur L - Publié dans : Ecriture sur les peintures d'Antoine Caron
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Jeudi 26 mai 2011 4 26 /05 /Mai /2011 21:45

Psyché était une jeune princesse, bien élevée, gracieuse et tellement jolie qu'elle rendait jalouse Vénus, la déesse de la beauté. Ses fins cheveux mordorés étaient délicatement lachés pour retomber sur ses épaules de soie. Ses yeux pleins de merveilles étaient d'un bleu unique et faisaient même tomber les anges. Et ce sourire éclatant, aux lèvres carmin, était magnifiquement posé sur son doux visage. Son nez fin était parfaitement en harmonie avec le reste de son visage. Autour de son cou, on admire un magnifique pendentif en or et rubis qui était accroché à une chaîne pour retomber juste au-dessus de sa poitrine rebondie.

Perchée sur des escarpins de verre, Psyché était une reine dans un palais de grande importance. Ses vêtements cousus finement scintillaient comme le soleil couchant, avec des reflets rosés tels les beaux jours d'été.

Ses pieds ornés de vernis coloré rappelaient la plage et les vacances ensoleillées. Son parfum de violette était semblable à celui de la nature et de la campagne fraiche. Voici le portrait d'une femme parfaite !

Par Professeur L - Publié dans : portraits de Psyché par les élèves de 6e
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