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Chers élèves,

Ce blog vous est avant tout destiné. C'est votre outil. Servez-vous en !

Vous y trouverez les textes étudiés en classe, regroupés par séquence et par niveau, ainsi que les synthèses collectives envoyées par les volontaires.

Dans les commentaires, vous pouvez m'adresser vos remarques et me poser des questions concernant les cours ou les devoirs.
Tout message doit être soigneusement écrit, en respectant le plus possible l'orthographe et la grammaire.

Chaque message doit être signé.

Pour un usage à la fois intelligent et prudent d'Internet en général et du blog en particulier, je vous invite à consulter le site suivant, soutenu par l'Union européenne :

http://internetsanscrainte.fr/

Ce blog pédagogique se fixe donc les objectifs suivants :
- favoriser l'autonomie et l'esprit d'initiative des élèves
- favoriser la maîtrise de la langue française grâce aux nouvelles technologies de l'information et de la communication
- favoriser la communication entre le professeur et les élèves
- valoriser les meilleurs travaux disciplinaires et interdisciplinaires des élèves

Bonne navigation sur www.cosmopolis-educ.com !

 

 

Mardi 19 octobre 2010 2 19 /10 /Oct /2010 21:48

Pourquoi les enfants se battent ?

Pourquoi un tel saccage ?

Ces militaires orphelins sans conscience

Qui ont comme bonheur la mort

Traumatisés et exploités, ces militaires

Innocents se nourrissent de sang

Traumatisés et torturés, ils se font

Droguer et violer

Ils sont si cruels comme la haine

Se déchaînent en tuant et en détruisant

Hommes, femmes, enfants et maisons

En laissant des ruines sans vie

Pleines de cadavres

Ces jeunes pilleurs de colère s'amusent

Avec les dépouilles des morts

Ils ne se soucient pas de leur sort

En prenant la tête des cadavres comme des ballons de foot

Ces anges de sang, inconscients s'amusent

Et tuent comme des fous

Leur chef représente le chaos

Quand est-ce que tout ça s'arrêtera ?

Par Professeur L - Publié dans : poèmes engagés par les élèves de troisième
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Mardi 19 octobre 2010 2 19 /10 /Oct /2010 21:43

Que font tous ces enfants armés jusqu'aux dents,

Drogués jusqu'au sang ?

Ils tuent tous ces innocents

Sans aucun ressentiment.

Tous ces meurtres sanglants

Et ces corps se balançant.

Tous ces pauvres petits enfants

A peine adolescents

Considérés comme des grands.

Ils ne sont utilisés que comme des machines à tuer

Toutes ces petites âmes terrifiées, violées et torturées

Exploitées par des chefs sanguinaires

Qui ont des ambitions planétaires.

 

La guerre est leur terrain de jeu,

Et toutes ces maisons en feu,

Tous ces gens qui crient au désespoir,

Tout ça n'est que dérisoire

Leurs fusils qui crachent des balles sans arrêt,

Ils ne s'arrêtent que lorsqu'une ville est passée

La guerre terrifiante telle un monstre dévorant

Ces pauvres petites créatures

Guerre meurtrière,

Guerre sanglante et terrifiante

Cette maudite guerre qui les hante,

Cette guerre qui les ronge jusqu'au coup

La guerre détruit l'enfance de chacun de ces petits êtres

Cette guerre est une idiotie qui ne devrait pas exister.

Par Professeur L - Publié dans : poèmes engagés par les élèves de troisième
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Mardi 19 octobre 2010 2 19 /10 /Oct /2010 21:37

Les enfants soldats qui vont à la guerre

Torturés pour être des militaires

Ces pauvres créatures se promenaient dans des ruelles

Un jour, des gens les ont rendues cruelles

La colère, la folie les envahit

Violées, droguées, exploitées,

Les chefs les ont terrifiées

Les enfants étaient des tueurs

Les violeurs ont décidé qu'ils étaient pilleurs.

Des choses comme le sang

Ne les rendent pas totalement innocents.

Ils sont tellement sanguinaires

Qu'ils iront en enfer !

Abandonnés, orphelins

De la cocaïne à la place des câlins.

Adultes en avance,

Mais quelle est cette inconscience 

Qui enlève l'enfance pour produire la guerre

Qui tue parfois avec tellement de colère ?

Quelle honte de leur retirer leur enfance !

Quelle honte toute cette souffrance !

Torturés mais très liés

Ils seront tués par leurs alliés

Ces sombres êtres violents ressemblant

Etrangement à des enfants

Ces enfants sont sales

Tels des esclaves

Les ruines sont rythmées par le chaos

Les enfants sont abattus comme des agneaux

Ils jouissent de l'incendie

C'est de la folie.

Leur meilleur ami est une arme

Mais pourquoi jouer avec des lance-flammes ?

Jamais ils ne s'arrêtent de tuer,

Jamais ils ne s'arrêtent de faire du mal.

Par Professeur L - Publié dans : poèmes engagés par les élèves de troisième
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Mardi 19 octobre 2010 2 19 /10 /Oct /2010 21:34

Connaissez-vous ces enfants ?

Qui partent en guerre et qui trouvent ça exaltant ?

Eux qui n'ont connu que la guerre

Qui n'ont plus de mère, ni de père

Ils ne sont pas faits que d'acier et de fer

Sous le feu et les flammes de l'enfer

 

Leurs chefs sanguinaires et tortionnaires

Qui exploitent leurs corps violés et drogués

Leurs ordres militaires

Font oublier leurs rêves autrefois aimés

Ton arme est devenue ta seule amie

Maintenant qu'ils ont ruiné ta vie

A combattre tes ennemis

Quel gâchis !

 

Ces bombes qui tombent

Ces bombes qui creusent la tombe

 

Toi,

Soldat innocent

Tes mains pleines de sang,

Pleines de haines

Qui causent la peine

Dans un chaos ordonné

Piller, voler, tuer,

Ce sont les seules règles que l'on t'a enseignées

Jamais tu ne ris

Jamais tu ne vis

Quel gâchis !

Par Professeur L - Publié dans : poèmes engagés par les élèves de troisième
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Mardi 19 octobre 2010 2 19 /10 /Oct /2010 21:29

Quel est le destin de ces pauvres enfants ?

Pourquoi doivent-ils devenir des combattants ?

Pendant que nos enfants sont à l'école

D'autres boivent de l'alcool

Ils sont considérés comme des grands

Alors que ce sont encore des enfants

Pendant que nos enfants partent avec des cahiers,

Eux partent avec l'intention de tuer

Tuer c'est leur quotidien

Tuer c'est leur destin

Ces doux êtres exploités, torturés

Ne comprennent pas ce qui leur est arrivé.

Ces armes de guerre

Vivent chaque jour un enfer

Les enfants tels une arme à feu

Ne sont jamais heureux

Autour d'eux la mort, autour d'eux l'horreur

Ils vivent chaque heure dans la peur

La guerre, la mère de ces enfants

Elle leur fait tuer de pauvres innocents

Innocents de tout crime, tueurs de leurs victimes

Ils n'ont plus de vie intime

Terrifiés, traumatisés, torturés

C'est comme cela qu'ils passent leurs journées

Joyeux, rêveuses, heureuses,

Ainsi aurait dû être leur enfance, mais elle est malheureuse

Maudit soit tout ce sang !

Maudit soit ce gâchis !

Qu'ils puissent enfin vivre une vie d'enfant !

 

Par Professeur L - Publié dans : poèmes engagés par les élèves de troisième
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Mardi 19 octobre 2010 2 19 /10 /Oct /2010 21:23

Pourquoi font-ils tout cela ?

Comment en sont-ils arrivés là ?

Si petits et déjà adultes,

On leur a volé leurs parents,

Ce sont des chefs à présent.

 

Ils vouent à cette monstruosité un terrible culte,

Cruels comme des lions affamés,

Ils en viennent à martyriser

Autrefois petits enfants,

Ils jouaient à faire semblant,

Aujourd'hui, ils le font réellement.

 

Ce ne sont encore que des enfants,

Mais déjà ils tiennent un fusil dans leurs mains.

Ils tuent, ils assassinent, ils pendent,

Jamais on ne les verra jouer,

Jamais on ne les verra pleurer,

 

Toute leur enfance gâchée

A passer leur temps à tuer,

A s'amuser à la guerre,

Au milieu des ruines de pierre,

Ils tuent inconsciemment,

Ils sont si jeunes, si cruels, si innocents.

 

Ils font la mort, créent l'horreur,

Ces créatures  meurtrières,

Ils voient couler le sang,

Produit par leurs armes,

Ils n'éprouvent aucun dégoût,

Mais éprouvent de la joie.

 

Terrifiés, drogués, manipulés, torturés,

Oui, ce sont des guerriers,

Pourtant ils ne sont que des enfants.

 

Non à la guerre,

Oui à la paix !

Par Professeur L - Publié dans : poèmes engagés par les élèves de troisième
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Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 15:21

Année scolaire 2010-2011 – Collège Jules Vallès de Saint-Leu-d’Esserent

Niveau troisième

Séquence 1 : de la poésie lyrique à la poésie engagée

Objectif : réaliser une anthologie personnelle, raisonnée et commentée de poèmes et de chansons engagées

 

            Chers élèves de 3eA et 3eB,

 

            Voici une liste de chansons et de poèmes engagés que vous pouvez utiliser pour réaliser votre dossier personnel en lecture-plaisir. Toutes ces chansons peuvent être lues et écoutées gratuitement sur Internet en toute légalité.

            Il ne s’agit que de propositions. Vous n’êtes pas obligés de choisir les textes parmi cette liste. En revanche, vous êtes bien sûr obligés de réaliser le dossier exigé.

 

I.                   Chansons engagées pour le respect de l’environnement, contre la pollution :

 

-          Earth Song de Michael Jackson

 

-          Respire de Mickey 3D

 

- L'écologie : "Sauvons la planète !" d'Assassin

 


 

-          Hey You de Madonna

 

 

  -   Co j’ai marre de Tryo

 

 

 

-          What I’ve done de Linkin Park

 

 

 

 

II.                Chansons engagées dénonçant les horreurs de la guerre

 

-          Heal the world de Michael Jackson

 

 

 

-          Sunday Bloody Sunday de U2

 

 

 

-          Zombie des Cranberries

 

 

 

-          No Bravery de James Blunt

 

 

 

 

 

III.             Chansons engagées qui critiquent les travers du pouvoir et des sociétés modernes

 

-          Hexagone de Renaud

 

 

 

-          Un jour en France de Noir Désir

 

 

 

 

-          Quitte le pouvoir deTiken Jah Fakoly

 

 

 

  

-          Jeune et con de Damien Saez

 

 

 

 

-          Street Fighting Man des Rolling Stones

 

 

 

 

- L'Etat assassine d'Assassin


- Esclave de votre société d'Assassin

 

 

 


IV.             Chansons engagées dénonçant le racisme

 

-          Black or White de Michael Jackson

 

 


-   L’émigrant de Charles Aznavour

 

 

 

 

 

-          Noir et Blanc de Bernard Lavilliers

 

 

-          Le Bruit et l’odeur de Zebda

 

 

Par Professeur L - Publié dans : poèmes engagés par les élèves de troisième
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Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /Mai /2010 20:49

Chers élèves de 6e F,

 

Certains d'entre vous m'ont informé de la perte de leur texte pour la préparation du spectacle. J'envoie donc dans un premier temps le texte du dernier acte (le procès des parents du Petit Poucet). Ceux qui l'ont perdu doivent impérativement le recopier sur une feuille et le ranger au bon endroit dans le classeur (partie séquence séquence 3).

Je rappelle que chacun doit connaître son texte pour lundi 10 mai 2010. Chacun de vous passera à l'oral et j'évaluerai sa connaissance du texte, ce qui donnera lieu à une note.

Voici le texte du dernier acte :

 

Dernier acte : la condamnation des parents au tribunal

 

Personnages : le juge, le père, la mère, les sept enfants, le procureur, l'avocat des enfants, le public, des journalistes.

 

Le juge : Bonjour Madame et Monsieur.

Les parents : Bonjour Monsieur le Juge.

Le juge : Combien avez-vous d'enfants ?

Le père : Nous avons sept enfants.

Le juge : Travaillez-vous ?

La mère : Nous n'avons pas de travail ; personne ne veut nous embaucher car nous n'avons pas d'adresse précise, avec un numéro et une rue comme les gens « comme il faut ».

Le juge : Avez-vous de la famille ?

Le père : Non malheureusement. Ils sont tous décédés brutalement à cause de maladies ou de malnutrition.

Le juge : Pourquoi avez-vous abandonné vos enfants ?

La mère : Nous les avons abandonnés car nous n'avions plus d'argent et nous espérions que quelqu'un puisse les récupérer et leur donner à manger.

Le juge : Où et quand les avez-vous abandonnés ?

Le père : On les a  vendus à un riche homme d'affaire qui voulait s'en occuper, il y a deux mois environ.

L'avocat des enfants : Que vouliez-vous qu'ils fassent ? Les regarder mourir de faim ou les céder à des trafiquants d'enfants pour les pays riches ? Ils préféraient faire confiance à une « bonne étoile » pour leur avenir chez eux au Brésil. Ils sont pauvres mais ils ont de l'honneur, eux, les Petites Gens ! C'est leur seule richesse...

Le procureur : D'après l'article 9 des droits internationaux de l'enfant, les enfants doivent être protégés contre toute forme de négligence, de cruauté et d'exploitation. D'après le principe 8 du même texte, l'enfant doit être en toutes circonstances le premier à recevoir protection et secours. Dans le cas présent, les parents n'ont pas suivi les droits de l'enfant, même si les circonstances étaient uniques, l'article 8 dit bien en toutes circonstances. J'en viens au fait que les parents n'ont pas respecté les droits de l'enfant.

L'avocat des enfants : Selon la même Déclaration des droits de l'enfant, l'Etat a le devoir de venir en aide aux enfants souffrant de la misère. Or que fait l'Etat pour ces enfants ? Rien !

Le juge : Savez-vous que vous êtes responsables de vos enfants jusqu'à leur majorité ?

Le père : Oui, mais nous n'avions plus d'argent. On les aime et on n'a voulu que leur bien.

Le procureur : Ce n'est pas une raison. Les Droits internationaux de l'Enfant de 1989, ajoutés au Code des Mineurs du Brésil de 1927 stipulent que tous les enfants doivent être protégés contre la cruauté et la négligence des adultes de la famille et de la société.

(Les parents se tiennent debout, confus, en se tordant les mains avec un mouchoir dans une main crasseuse de la mère et un chapeau trituré par les mains du père.)

Le juge (il se lève, rouge de colère, appuie ses deux mains sur son bureau et s'écrie) : Comment peut-on préférer l'argent à l'amour pour ses enfants ?

(Les parents baissent la tête)

Le juge : Vos enfants auraient certainement préféré rester auprès de vous, quêter dans les rues, fouiller les poubelles à la recherche de quelque nourriture que d'être abandonnés comme des « bons à rien » ; dans une famille, ce sont les premiers à recevoir des secours.

La mère : Oui, mais nous ne voulions pas les voir pleurer et souffrir devant nous.

Le juge (il se lève à nouveau, et proclame d'une voix forte) : Les enfants ont besoin d'un logement et d'une alimentation quotidienne.

Le procureur : L'enfant a besoin d'un logement et d'une alimentation saine, de loisirs et de soins médicaux adéquats d'après l'article 4. Quand vous les avez abandonnés, vous les avez privés d'un logement, même si celui-ci était précaire. C'est mieux que d'être à la rue. En les abandonnant, vous leur enlevez leurs droits à l'éducation et à l'amour. Ils ne peuvent plus se développer et devenir autonomes, bref, humains ! Si les parents abandonnent leurs enfants dans de telles circonstances, c'est qu'ils les considèrent comme des encombrants, et qu'ils espèrent les voir mourir afin de récupérer plus de biens pour eux-mêmes ! 

Le public murmure en approuvant les paroles du procureur. Une femme dans le public hoche la tête d'un air entendu.

Le père (les parents se lèvent, offensés que ces beaux messieurs ne comprennent pas leur grave problème) : Oui, nous le savons, mais nous n'avions plus les moyens de nous occuper d'eux convenablement, c'est-à-dire de pouvoir les nourrir et les loger convenablement.

Le procureur : Les enfants doivent bénéficier d'une éducation et ne doivent pas être séparés de leurs parents. C'est ainsi !

L'avocat des enfants : C'est vrai, mais en l'absence des parents, c'était à l'Etat de les prendre en charge. Si l'Etat faisait son travail, les parents n'auraient pas abandonné leurs enfants.

Le procureur : Ce n'est pas une raison suffisante pour abandonner ses enfants à un inconnu qui prétend pouvoir les protéger.

Le juge : La séance est levé. Le jury va à présent délibérer pour rendre la sentence.

Le juge et ses accesseurs se lèvent comme des maîtres du monde, pour aller délibérer. Pendant ce temps, les parents pleurent devant un public compréhensif et venu du même bidonville, tous aussi malheureux que les prévenus et futurs condamnés. La cour entre dans la salle. Un nuage de silence tombe sur l'assistance. Chacun pense que ce tribunal pourrait se réunir pour lui et craint la sentence.

Le juge : Accusés, levez-vous !

Le père et la mère se lèvent en tremblant et en fixant le sol, de peur de rencontrer le regard glacial du juge.

Le juge : Nous avons délibéré et nous vous condamnons à reprendre vos enfants qui ont été recueillis et hébergés par une association, à trouver rapidement du travail et à scolariser vos quatre enfants. Ils se portent bien, n'ont pas trop souffert car le Petit Poucet a apparemment rapidement trouvé les moyens de subvenir aux besoins de toute la fratrie. Les enfants ont compris votre action et ne vous jugent pas méchamment. Votre peine sera de participer, pendant votre temps libre, à des regroupements d'aide aux autres parents et enfants pour qu'une telle situation ne se reproduise plus ; et ceci pendant trois ans.

Le père : Monsieur le Juge, nous acceptons tout et nous vous promettons de ne plus abandonner nos enfants et de toujours leur donner le meilleur.

La cour se retire dignement et les parents, heureux et soulagés, partent pour aller rejoindre leurs enfants et faire de nouveau une famille unie pour lutter contre la pauvreté.

 

Par Professeur L - Publié dans : niveau sixième : écrire des contes
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 22:44
Dans le cadre de notre séquence consacrée à l'écriture de la guerre, je me permets de vous faire découvrir, en guise de prolongement et d'approfondissement, et dans un but d'ouverture à l'histoire des arts et à la culture, un clip du groupe Metallica qui s'intitule "One". Cette chanson est un hommage aux soldats morts pendant la Première Guerre mondiale. Plus précisément, elle s'inspire très fortement du roman et du film qui en a été tiré Johnny got his gun de Dalton Trumbo (Johnny s'en va-t-en guerre en français). Ce roman et ce film relatent l'histoire d'un soldat américain envoyé sur le front en France, pendant la Première Guerre mondiale. Le héros est la victime d'un obus. Privé de bras, de jambes, mais aussi de nez, de bouche, d'oreille et d'yeux, considéré comme un organisme survivant à l'état végétatif, il est maintenu en vie par une équipe médicale, dans le plus grand secret. Mais tout le monde ignore que ce pauvre soldat continue de penser, de se souvenir, et d'éprouver des sentiments. Je vous recommande la lecture du livre, ainsi que le film, qui avait obtenu les Palmes du Festival de Cannes en 1971.

Par Professeur L - Publié dans : Lettre d'un Poilu par les élèves de troisième
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Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /Mars /2010 17:37

Mathilde,


Pourquoi suis-je ici ? Que fais-je dans ces tranchées boueuses et insalubres ? Pourquoi ces morts ?
Chaque nuit, quand je crois pouvoir avoir un peu de répit, les visages de ceux à qui j'ai enlevé la vie, figés dans un effroyable rictus de douleur, reviennent me hanter sans relâche.
Ces soldats pères de familles ou tout jeunes étudiants ! Ces soldats qui se jettent dans les croix de l'ennemi, afin de pousser leur dernier soupir ! Certains sont juste des gamins, apeurés comme un gibier prisonnier de son piège.
Et ces cris. Comment oublier ces hurlements d'un infiini désespoir ? Ces cris rauques et lointains qui résonnent sous les jets de munitions, et qui ont le don de nous affoler, de nous tourmenter, de nous torturer et de nous tuer jusqu'au dernier.
Dès que le tirs reprennent, je vois de mes yeux brouillés mes compagnons se livrer à une mort inéluctable. Puis lorsque c'est à mon tour, je sens cette désopilante sensation venir étreindre mon âme, dans l'unique but de m'arracher mes derniers espoirs.
Que penser de ces cadavres qui pourrissent sous la pluie battante, que les balles perdues lacèrent avec hargne, et que les obus détruisent ? Chaque jour, j'ai la morbide impression de me rapprocher un peu plus de leur état. Je me sens impuissant. Impuissant et inutile.
L'odeur de la mort, mêlée à la senteur du sang et de la décomposition des cadavres, traîne dans les tranchées. Les corps inanimés des rats des champs sèchent entre les réserves de munitions et la boue, sinistre présage de la fin qui m'attend. Rares sont les rayons qui traversent les fils de fer pour nous réchauffer.
Rares sont les soldats qui ne se mutilent pas pour rentrer chez eux, au calme.
Rares sont ceux qui reviennent en vie de chaque offensive tentée.
Je me sens seul, comme perdu dans un enfer qui me calcine avec haine. Mon fusil ressemble à un serpent machiavélique, prêt à arracher la vie d'un pauvre innocent. L'atmosphère apocalyptique est insoutenable.
Je ne peux plus supporter les odeurs, les visages, les dépouilles défigurées. Chacun de ces méticuleux détails qui me tordent les boyaux jusqu'au plus effroyable des dégoûts. La seule présence glaciale qui ne me quitte pas, c'est celle des obus que je côtoie avec lassitude.
Je crois même m'y être habitué, et j'attends parfois leur tombée pour me dire qu'ensuite il me restera quelques heures de calme avant que cela ne recommence.
N'est-ce pas ironique ?
Hier, j'ai perdu l'unique photographie, durant la pluie d'obus, que j'avais de toi. Je n'ai plus qu'un souhait, Mathilde, celui de te revoir.
Prends soin de toi.

Manech
Par Professeur L - Publié dans : Lettre d'un Poilu par les élèves de troisième
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