De la poésie lyrique à la poésie engagée

Publié le par Professeur L

De la poésie lyrique à la poésie engagée 2009-2010

Séquence 1 : de la poésie lyrique à la poésie engagée
Séance 1
Objectif : comprendre un poème engagé implicite, la métaphore et la tonalité pathétique
Support : Fruit étrange d'Abel Meeropol




Synthèse collective envoyée par Damien (3eD) :

Ce texte est un poème engagé car il défend les Noirs et lutte contre le racisme et le lynchage. Pour ne pas évoquer directement les Noirs, l'auteur utilise une métaphore : "fruit étrange". L' écrivain emploie des métaphores pour faire réfléchir le lecteur. Le champ lexical de la mort violente nous a permis de comprendre que la métaphore désigne des Noirs pendus : "sang", "odeur de la chair brulée", "yeux révulsée"," bouche déformée". Les sentiments produits par ce champ lexical de l'horreur produit à la fois de la pitié et du chagrin. En utilisant ces sentiments, l'auteur donne une tonalité pathétique. L'ironie est présente dans le vers : "scène pastorale du vaillant Sud". L'ironie dénonce la lâcheté des Blancs envers les Noirs. Le poète structure son dernier quatrain à l'aide du présentatif : "voici que" pour mettre en relief le "fruit" et dénoncer l'horreur du lynchage.



Séance 2
Objectif : comprendre une forme originale de lyrisme (la ballade)
Suppor
t : Frères humains de François Villon

Synthèse collective envoyée par Mickael (3
eD) :

Ce texte est une poésie lyrique que l’on appelle ballade. La ballade est la forme privilégiée du lyrisme au Moyen- Age. Cette ballade est composée de trois dizains (strophes de dix vers). La dernière strophe est composée de 5 vers : c’est un quintil. Le vers employé est le décasyllabe (vers composé de dix syllabes). Chaque dizain se termine par un refrain : « Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre ! »

Le poète parle pour tous les morts comme le prouve l’utilisation du pronom personnel « nous » : « Et nous les os ».

Plus précisément, les morts dont Villon est le porte- parole s’adresse aux vivants : « Frères humains », « vous ». Il prie et invoque Dieu, la vierge Marie et Jésus, « qui surtout a maistrie, garde qu’enfers n’ait de nous seigneurie », « Mais priez Dieu »et « Envers le fils de la vierge Marie ». L’auteur demande le pardon à Dieu. Donc le poète emploie le champ lexical du pardon « absoudre », « pitié », « pardonnez », « mercis », « excusez-nous ». Il demande la protection divine. On peut considérer que c’est un poème religieux, parce que Villon explique que nous mourrons tous un jour. C’est ce qu’explique l’expression « MEMENTO MORI ».

Car c’est l’âme qui est plus importante que le corps. En effet, l’âme est éternelle, alors que le corps est périssable. D’où le champ lexical de la décomposition dans ce poème : « yeux cavés », « plus béquetés d’oiseaux que dés à coudre », « cendre et poudre ».

Ce poème lyrique est original car d’un cas particulier, celui des pendus, Villon élargit sa méditation sur la mort qui menace chacun de nous.





Synthèse collective envoyée par Baptiste (3eC) :

Ce poème est composé de trois dizains (strophe de dix vers) décasyllabiques (vers de dix syllabes) et d'un envoi de cinq décasyllabes. Les rimes sont croisées et suivies. Chaque strophe, possède à la fin un refrain.

C'est un poème lyrique parce que l'auteur veut nous faire passer ses émotions. L'auteur est le messager des morts : « et nous les os ». Il s'adresse aux vivants : « Frères humains », « vous ».

Il se confesse et invoque Dieu, la Vierge Marie, Jésus. Il demande le pardon, comme le prouve le champ lexical de la compassion : « merci », « absoudre », « excusez-nous », « pitié ». Il demande aux vivants comme à Dieu le pardon mais aussi de l'épargner : « Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie », « que sa grâce ne soit pour nous tarie ».L'auteur demande aussi aux vivants de ne pas se moquer des morts. C'est le lexique de la moquerie qui nous le montre : « harie », « dédain », « rit ».

L'écrivain développe le champ lexical de la décomposition : « yeux cavés », « arraché la barbe et les

sourcils », « transis », « débués », « dévorée et pourrie ». Il démontre qu'il est préférable de nourrir son âme plutôt que le corps éphémère, car l'âme est immortelle. Il construit une argumentation à l'aide des connecteurs logiques : « car », »si », « mais ». La morale de cette ballade est en quelque sorte « memento mori » : souviens toi que tu vas mourir. D'un cas particulier, celui des pendus, Villon aboutit à une réflexion pathétique sur la mort face à laquelle chaque être vivant est confronté.

Ce poème lyrique est original car il possède une dimension morale et philosophique.

Ce poème est particulièrement original à plus d'un titre. Tout d'abord, le poète ne s'exprime pas personnellement. Sa voix se confond avec celle des condamnés à mort. Le poète se fait ici le porte-parole ou le messager des morts ayant été condamnés à la pendaison. En effet, il ne dit pas « je » pour exprimer ses sentiments, mais « nous » : « qui après nous vivez », « contre nous », « de nous pauvres avez », « et nous, les os », « excusez-nous », «nous sommes morts ». On comprend que les morts qui s'expriment ont été pendus grâce au vers suivant : « Jamais nul temps nous ne sommes assis/Puis ça, puis là, comme le vent varie/A son plaisir sans cesser nous charrie ». La voix poétique qui s'exprime ici provient d'outre-tombe. Elle s'adresse aux vivants : « frères humains », « hommes ». Les morts demandent aux vivants le pardon, comme le prouve l'utilisation abondante du champ lexical de l'absolution : « n'ayez les cœurs contre nous endurcis », « pitié », « merci » « mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre », « excusez-nous ». Le poète recommande aux vivants de ne pas commettre les mêmes erreurs que lui : « ne soyez donc de notre confrérie ». Mais François Villon s'adresse aussi à Dieu dans le quintil ou envoi : « Prince Jésus, qui sur tous a maistrie ». D'où l'évocation permanente du lexique religieux : « envers le fils de la Vierge Marie », « Dieu », « Jésus ». Car le poète demande la protection divine et le pardon aux vivants au nom de la charité chrétienne : « frères humains », « si frères vous clamons ».

D'autre part, les morts demandent aux vivants de ne pas les mépriser ou se moquer d'eux, car nous sommes tous des humains condamnés à mort. Les vivants vont mourir un jour. C'est le propre de la condition humaine. Tous les êtres humains doivent mourir un jour. D'où l'exploitation du champ lexical de la moquerie : « De notre mal personne ne s'en rie », « âme ne nous harie », « hommes, ici n'a point de moquerie ». Nous devons être attentifs à la parole d'outre-tombe et respectueux envers les morts car ils représentent en quelque sorte notre avenir. Ainsi, à travers cette ballade, le poète rappelle une grande leçon philosophique que les Latins résumaient par la formule : memento mori, qui signifie : n'oublie pas que tu vas mourir. La mort est l'horizon indépassable de l'existence humaine. Voilà pourquoi il ne faut pas perdre de temps à faire des bêtises ou à paresser. Il faut profiter de chaque instant qui nous est offert pour faire quelque chose de bien dans la vie, donner du sens et de la valeur à notre existence par l'art, le sport, la culture, les études, l'amour. Le versant positif de cette leçon nous est donné par les philosophes épicuriens qui résumaient ainsi l'attitude à tenir dans la vie : carpe diem, ce qui signifie : cueille le jour présent. Cette philosophie s'enracine dans une longue et puissante tradition de pensée, puisqu'on la retrouve chez de nombreux penseurs, et notamment chez Plotin qui enseignait à ses élèves : « ne cesse jamais de sculpter ta propre statue. » L'existence n'a de sens et de valeur que si on consacre le temps qui nous est donné à la sculpture de soi. Il faut faire de sa vie une œuvre d'art, éviter le mal, la laideur morale, la souffrance, combattre la haine et la bêtise. Et il faut d'autant plus en profiter que la vie est courte, comme le rappelle l'évocation morbide de la décomposition des corps dans le texte, à travers le champ lexical de la putréfaction : « la chair […] pieça dévorée et pourrie », « et nous, les os, devenons cendre et poudre », « désséchés et noircis », « les yeux cavés », « arraché la barbe et les sourcils », « plus becquettés d'oiseaux que dés à coudre ». Le corps n'est que de la matière. Donc l'âme est plus importante, et c'est d'elle dont il faut prendre soin, en évitant de commettre le mal. L'abondance de ce champ lexical suscite également chez le lecteur de la compassion, car il insiste sur la souffrance des pendus. Ainsi, ce poème est vraiment original, car il épouse la forme lyrique de la ballade pour en réalité transmettre un message philosophique sur le sens de la vie et le caractère éphémère de l'existence, qui dépasse la simple expression des sentiments personnels.



Séance 3
Objectif : comprendre un poème engagé explicite et la tonalité polémique
Suppor
t : They don't care about us de Michael Jackson

Synthèse collective envoyée par Anaïs (3e
C) :

Michael Jackson critique dans son clip le racisme, la guerre, le système pénitentiaire, l'injustice et la violence. Le chanteur est dans une prison. Il est le porte-parole des victimes du monde entier. C'est donc une chanson engagée explicite. Michael Jackson veut faire passer dans son clip la non-violence de Martin Luther King. Il évoque également Roosevelt, grand homme démocrate qui a combattu le nazisme au nom de la paix et de la justice. Il dénonce l'injustice et défend la justice et la non-violence grâce à sa chanson dans laquelle il utilise des impératifs présents : " battez-moi ", " détestez-moi ", " manipulez-moi ". Ses paroles sont plus fortes que les coups qu'on lui donne. On peut tuer des êtres humains, mais pas des mots, ni des idées. Il utilise aussi des images pour choquer. Ce sont des archives, des documentaires, des images de guerre et de famine. On voit notamment des images de la guerre du Vietnam et de la révolte des étudiants chinois à Tien an Men en 1989. Michael Jackson se sert de la tonalité polémique pour démontrer la monstruosité de la guerre entre les hommes. Il veut nous faire réfléchir. C'est pourquoi il est filmé dans une prison, pour montrer qu'il compatit. Mickael Jackson veut nous montrer que la société entière est emprisonnée par la violence et le racisme. Tant qu'il y aura de la violence, nous serons en prison.

Synthèse collective envoyée par Armande (3eD) :

Michael Jackson essaie de faire passer dans sa musique son refus de la violence. Il dénonce le racisme, la dictature, le communisme, l'injustice, l'abus de pouvoir et la guerre. Il défend les prisonniers, les innocents qui ont été enfermés car ils sont Noirs, les rebelles et les prisonniers politiques. C'est pourquoi le chanteur est enfermé dans une prison. Michael Jackson est le porte-parole des victimes innoncentes emprisonnés pour des raisons politiques. Il dénonce la violence au nom de la liberté d'expression. Il est violent dans ses paroles, comme le prouvent les impératifs présents : " battez-moi ", " détestez-moi ", " frappez-moi ", " cassez-moi ". Pour Michael Jackson, la raison, l'intelligence, les idées et les mots sont plus importants que la force physique. En effet, on peut tuer des êtres humains, mais on ne pourra jamais tuer sa conscience au nom des idées pour lesquelles il se bat ; la liberté, l'égalité, la justice et la paix. Il invoque Roosevelt et Martin Luther King qui ont combattu pour la paix et l'égalité dans le monde. Le cinéastre, Spike Lee, associe des images tirées de l'actualité politique ( guerre du Vietnam, manifestation d'étudiant chinois à Tien an Men en 1989, famine et émeutes ) et des plans en contre-plongée qui montrent le chanteur révolté. Il nous montre tout cela grâce à la tonalité polémique. Cette tonalité produit un choc chez l'auditeur, le lecteur ou le spectateur, pour faire réagir et faire réfléchir. Il s'agit de dénoncer de manière explicite la violence et l'injustice. La prison dans ce clip est une métaphore visant à nous faire comprendre que tant qu'il y aura de la violence, notre société sera comme une prison. On est emprisonné par notre violence.



Séance 4
Objectif : comprendre que le lyrisme peut être au service de la poésie engagée
Support : " Que m'accompagnent koras et balafong
s", Chants d'ombre, Senghor.


Synthèse collective envoyée par Marion V. (3e D) :

Le texte parle d'un choix : il faut choisir entre deux continents et deux cultures : " Choisir! ", " Ces 2 mondes antagonistes " , " Mais il faut choisir à l'heure de l'épreuve ". L'auteur désigne l'Afrique en l'appelant Soukeïna et l'Europe Isabelle. Ce sont des personnifications. L'écrivain ressent de l'amour à la fois pour Isabelle et pour Soukeïna: " Un baiser de toi Soukeïna! ", " Un baiser de toi Isabelle! ". Sa mère l'Afrique lui impose de faire un choix. Face à ce choix Senghor éprouve un sentiment de culpabilité, de tristesse , de la joie et du plaisir. Le poète choisit les deux cultures. Il se revendique citoyen du monde (cosmopolite). La musique qui symbolise le mélange de ces deux cultures est le swing : " Le swing, le swing ou le swing ". Il refuse de choisir entre les deux. L'écrivain utilise l'oxymore " délicieusement écartelé " pour exprimer le tiraillement de ses sentiments . Son métissage produit de la douleur, mais aussi et surtout de la joie. Dans la première strophe se trouve de la nostalgie pour son enfance en Afrique : " Paradis mon enfance africaine ". Toutefois il ne s'enferme pas dans le passé de son identité africaine. En effet Senghor se fait porte-parole des métis et des paysans du monde entier. Il se sert du lyrisme pour confirmer son engagement politique en faveur du métissage et du cosmopolitisme.

Synthèse collective envoyée par Julien (3eC) :

C'est un poème engagé : il défend le mélange des cultures. Il revendique son statut de citoyen du monde. Il est pour le métissage, le mélange des races, des coeurs et des cultures. Il se sert de noms de fille pour désigner les cultures qu'il aime et qui le constituent : "Soukeïna"pour la culture africaine et "Isabelle" pour la culture européenne. L'auteur se sent tiraillé entre les deux cultures : "ces deux mondes antogonistes", "Choisir ! Et délicieusement écartelé entre ces deux mains amies". Il utilise l'oxymore (association de deux mots de sens opposé) pour montrer la contradiction de ses émotions. Dans la première strophe, le poète exprime de la nostalgie "un paradis", "mon enfance Africaine". Dans la première strophe, l'auteur évoque les fêtes religieuses de son village natal, les fleuves et la nature africaine : "qui rythmaient la théorie en fête des morts".
Dans la deuxième strophe, il utilise la musique et plus particulièrement le swing pour se raprocher à la foie d'Isabelle et de Soukeïna, de la culture européenne et de la culture africaine. Car le swing, et le jazz, sont nés du métissage des deux cultures. Le swing ici symbolise le choix spirituel, culturel et politique du poète. On reconnait que ce texte est un poème car chaque ligne commence par une majuscule. On a peu de ponctuation. L'auteur utilise des figures de style (comparaison, oxymore, personnification).
Enfin, l'écrivain mobilise des notions de poétique (verset, assonance).C'est le vers libre.




Séance 5
Objectif : comment dénoncer une injustice ?
Supports : dessin de presse sur le travail des enfants par Plantu et "Melancholia" de Victor Hugo

Synthèse collective envoyée par Loï
c (3eD) :

C’est un poème engagé car il dénonce le travail (forcé) des enfants de manière explicite. Le vers utilisé est l’alexandrin et les rimes sont suivies. Victor Hugo pose des questions rhétoriques pour intriguer les lecteurs. Dans le premier vers, il fait une opposition entre « tous » et « pas un seuls » pour dramatiser la situation. L’auteur utilise une périphrase pour désigner les enfants : « ces doux être pensifs ». Il emploie un vocabulaire mélioratif : « anges » , « innocent » . Il utilise un vocabulaire péjoratif pour désigner l’usine « prison », « bagne » et « enfer ».Le poète met en place une gradation pour diaboliser l’usine. On a donc une série d’oppositions entre les enfants et l’usine pour montrer l’horreur et l’injustice. L’écrivain se sert de compléments circonstanciels de temps pour dénoncer la durée du travail : « quinze heures », « éternellement » et « de l’aube au soir ». Victor Hugo joue sur les sons grâce à une allitération en « m » pour suggérer la répétition monotone du travail : « Dans la même prison le même mouvement ». Dans ce texte la machine est personnifiée grâce à la métaphore du monstre qui dévore les enfants. Victor Hugo réinvestit les motifs archétypaux de l’ogre et du Minotaure pour dénoncer l’horreur des conditions de travail. L’auteur emploie un grand nombre de phrases exclamatives pour montrer sa colère. Ce poème possède donc une tonalité polémique. L’écrivain utilise le parallélisme pour critiquer avec insistance le caractère odieux et la dureté de ce travail. C’est au nom de Dieu que l’auteur dénonce le travail des enfants. En effet, Dieu nous recommande d’éduquer et de protéger les enfants. L’amour est un devoir. Or, dans l’usine l’enfant n’est ni protégé, ni éduqué. Pour expliquer que ce travail détruit la santé et l’intelligence le poète fait une opposition : « d’Apollon un bossu et de Voltaire un crétin ». Le travail des enfants est également mauvais d’un point de vue économique car ils restent dans la misère alors que les patrons s’enrichissent. Hugo reproche au prétendu « progrès » de mettre les êtres humains au service des machines et non l’inverse. Le poète utilise une anaphore « Maudit » (vers 31,32 et 33) parce qu’il se fait le porte-parole de Dieu et des mères. D'où un ton prophétique et apocalyptique. A la fin il oppose le travail des enfants au vrai travail. Le vrai travail doit être une passion qui nous apporte la liberté et le bonheur. C’est pourquoi l’auteur emploie pour caractériser ce travail un vocabulaire mélioratif dans une énumération : « saint, fécond, généreux ».


Synthèse collective envoyée par Dylan S. (3eC) :

  • Support : «Melancholia» de Victor Hugo

    Ce texte est une poésie engagée qui dénonce de manière explicite le travail des enfants. Le vers utilisé est l’alexandrin et les rimes sont suivies.

    Victor Hugo utilise des oppositions : « où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ? », elles aident à dramatiser le texte. Le poète commence en posant des questions rhétoriques pour interpeler et faire réfléchir le lecteur. L’écrivain met l'accent sur la durée insupportable du travail grâce aux compléments circonstanciels de temps : « quinze heures » « de l’aube au soir », « éternellement ». Il utilise l'allitération en « m » pour montrer la répétition de leurs actions : « dans la même prison le même mouvement ».Il fait une métaphore pour comparer la machine à un ogre ou le minotaure. Donc cette métaphore est en même temps une personnification : « Accroupis sous les dents (…) monstre hideux … »

    Pour désigner les enfants victimes des machines, il utilise aussi un vocabulaire mélioratif : « anges », « innocents ».Le poète utilise aussi un vocabulaire péjoratif pour désigner l’usine : « enfer », « bagne », « prison ».On a donc une opposition entre les enfants et l’usine pour montrer la souffrance des enfants. Victor Hugo fait un parallélisme pour montrer que le travail des enfants est dur : « tout est d’airain, tout est de fer. », « Jamais on ne s’arrête et jamais on ne joue.»

    Les phrases exclamatives servent à exprimer la compassion et la colère.

    L’interjection : « hélas ! » permet de donner une tonalité pathétique. Le poète prend comme allitérations le « f » pour imiter le souffle (vers 19-20), il oppose l’homme à Dieu.

    En effet, Dieu nous recommande d’aimer nos enfants, de les laisser grandir librement, or les hommes détestent et détruisent les enfants. Victor Hugo dénonce la valeur au nom de laquelle on contraint les enfants à travailler : « progrès ».Car pour lui, le vrai progrès consiste à créer des écoles pour éduquer les enfants, Victor Hugo utilise une anaphore à la fin du poème : « maudit comme ». L’auteur adopte à la fin le ton apocalyptique d’un prophète pour rejeter de manière radicale le travail des enfants ; il fait une opposition entre le travail des enfants et le vrai travail dans les deux derniers vers, grâce à une énumération : « saint, fécond, généreux ». En effet, le vrai travail produit la liberté, la joie et la fierté. Le poète oppose deux conceptions du travail : le travail forcé (l’exploitation) et le travail (l’émancipation).

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