"Frères humains" : synthèse de Maxyme

Publié le par Professeur L

Commentaire de Maxyme (3e B) :


Ce texte est un poème car il comporte des strophes. Les trois premières strophes de ce poème se composent de dix vers, aussi appelés dizains et la dernière strophe se compose, elle, de cinq vers que l'on appelle quintil. Chaque vers est fait de dix syllabes : c'est un décasyllabe. On trouve à la fin de chaque strophe la même phrase. C'est ce qui fait du texte une ballade car il contient un refrain : « Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre ! »

Les rimes suivies et alternées donnent un côté musical au texte. On a envie de le chanter lorsqu'on le lit. Ce texte se lit avec un certain rythme, pour reproduire le balancement des pendus :

« Jamais nul temps nous ne sommes assis/Puis çà, puis là, comme le vent varie / A son plaisir sans cesser nous charrie. » Lors de la lecture de ce texte, on imagine les pendus faisant une sorte de danse macabre tout en nous chantant ce poème.

On trouve dans ce texte un rapprochement entre le monde des morts et le monde des vivants. En effet, les morts expriment aux vivants leur ressenti et les choses qu'on leur a fait subir. L'auteur de ce poème se fait passer pour l'avocat de ces pendus. Il défend leur cause et demande aux vivants et à Dieu de les pardonner pour les crimes qu'ils ont commis - « excusez-nous », « Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre » - afin de les préserver de l'Enfer car ils ont déjà trop souffert. L'auteur décrit l'état de décomposition des cadavres en utilisant le champ lexical de la putréfaction : « dévorée et pourrie », « et nous, les os, devenons cendre et poudre ». Ce poème exprime les sentiments personnels de l'auteur mais aussi le sentiment universel face à la mort. Il écrit de manière à ce que l'on y trouve une tonalité pathétique lors de sa lecture en mettant des points d'exclamation dans le refrain.

Les pendus demandent aux êtres humains de ne pas se moquer de leur sort, car eux aussi, un jour, mourront, parce que c'est la condition humaine. La morale philosophique de ce poème est la célèbre phrase latine : memento mori, qui signifie « souviens-toi qu'un jour tu mourras ».

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