Overlord : critique d'Anaïs et Léna

Publié le par Professeur L

Cette pièce, bien que trop courte, est un mélange de plusieurs genres : théâtral et musical. Il y a de la comédie satirique mais aussi de la tragédie. 

Le personnage principal est Marsarès, le dieu de la guerre. Mars est le dieu romain de la guerre et Arès en est le dieu grec. Il dirige toutes les guerres, dont la Seconde Guerre mondiale, et se sert des dirigeants comme de pantins. Il est capricieux, infantile, machiavélique, cynique, car il prend du plaisir à voir les gens s'entretuer. Marsarès est motivé par la mort, par le fait que tout le monde lui obéisse. Marsarès s'est amusé à créer des dirigeants comme Staline, Charles de Gaulle, Hitler, Pétain, pour qu'ils soient des pantins à ses ordres. Pour lui, tout ça est un monde virtuel qu'il dirige à l'aide d'une manette. De ce fait, il peut partciiper au massacre sans être sur le terrain. A la fin, tous ses écrans de contrôle tombent en panne de réseau, ce qui l'oblige à aller voir de lui-même la bataille. Il arrive au moment du Débarquement de Normandie, le 6 juin 1944.

Pour lui, c'est un vrai choc, car il a vu la réalité en face. Il découvre l'horreur du champ de bataille. Il se rend compte qu'il a menacé l'avenir de la Terre entière. 

Le spectacle nous apprend que personne n'a conscience de ce qu'il fait, des conséquences de ses actes, pas même les dirigeants. Ce sont les premiers à être utilisés comme des pantins. 

Marsarès raconte l'histoire par différentes mises en scène : parfois son texte est chanté et accompagné d'une guitare. 

D'autres fois, nous avons l'impression que ses paroles nous étaient destinées, car il s'avançait et nous posait des questions rhétoriques. Le décor était conçu de telle façon que lorsqu'il y avait une projection, le plateau tournait pour qu'on puisse voir l'écran. 

Le décor était comme un appartement de jeune d'aujourd'hui : un fauteuil (troué), un mini-frigo, une console et des jeux vidéos, une guitare et un grand écran. Cela montrait que dans sa tête il était immature et infantile. 

Au début du spectacle, il y avait peu de lumière, renforçant l'effet de mystère. Au fur et à mesure, les lumières s'intensifiaient. Pendant la projection du Débarquement en Normandie, il y avait une tranchée de feu, qui symbolise l'enfer. A la fin de la projection, Marsarès déchire l'écran de contrôle et de jeux vidéos, le traverse et se met du sang dessus, symbolisant ainsi l'horreur qu'il a vue, devenant totalement fou. De plus, au moment où il parle aux poteaux, il met une veste d'amiral, et remonte sa capuche, ce qui fait penser au jeu vidéo "Assassins creed", et qui signifie que c'est un assassin. 

Parfois, le comédien parlait trop vite, ce qui est dommage, car on ne comprenait pas tout. Le fait que ce soit un monologue est bien car on ne se concentre que sur une seule personne, et on ne ne remarquait pas tellement qu'il parlait en alexandrin. Le moment le plus percutant est celui de la détonation, qui représentait les bombes lâchées sur Hiroshima et Nagasaki. Quand Marsarès parle aux poteaux, symbolisant les dirigeants, il fait penser à un schizophrène. 

Pour conclure, il était intéressant de voir la guerre du point de vue de Marsarès, car il la voit comme un jeu où il dirige ses créatures. 

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