Overlord : critique de Benjamin

Publié le par Professeur L

Cette pièce suscite mon admiration pour la complexité de sa mise en scène, malgré quelques détails qui ont nui à la compréhension. 

La pièce se passe pendant la Seconde Guerre mondiale, et raconte comment le personnage principal, Marsarès, organise les guerres et le Débarquement en Normandie. 

Marsarès, dieu de la guerre, est un personnage machiavélique. Il considère les guerres comme un jeu, et le comédien qui l'incarne est d'ailleurs habillé comme un jeune "No Life" ou un "geek", enfermé chez lui, et jouant avec les humains comme un enfant avec ses jouets, confondant la réalité et le virtuel. Il prend les hommes pour des marionnettes et il arrive à les manipuler par la peur. Mais un de ses pantins, Hitler, a échappé à son contrôle, et est donc devenu son ennemi. 

On voit que comme Marsarès restait en retrait lors des combats, il ne pouvait pas en juger la violence, et lorsqu'il arrive sur la plage normande lors du Débarquement (parce qu'il n'a pas pu suivre les combats de sa chambre à cause d'une coupure de réseau), il découvre le carnage qui se produit sur cette plage, ce qui change énormément sa vision de la guerre. Le fait d'avoir découvert la violence de sa création l'a rendu en quelque sorte plus mature. 

De nombreux effets spéciaux sont présents dans la pièce. Une explosion à la fin fait allusion au largage de la bombe atomique par les Américains sur Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août 1945 et qui met un terme définitif à la Seconde Guerre mondiale. Le faux sang sert à montrer le sacrifice des Américains pour libérer la France de l'Occupation allemande. 

L'histoire parle bien de la Seconde Guerre mondiale, mais le comédien est habillé comme un jeune de notre époque, possède un téléphone portable. Mais, dans sa chambre, il a un vieux frigidaire, un fauteuil troué par des impacts de balles représentant ainsi son environnement qui est la guerre. Tous ces accessoires qui datent de différentes époques permettent de montrer que comme Marsarès est un dieu, il possède des objets futurs et passés. Cela montre que la guerre traverse les époques, qu'elle est immortelle. Il y a aussi un moment où Marsarès sort un jeu de Risk, qui montre vraiment que pour lui, la guerre n'est qu'un simple jeu. 

Le texte employé par le comédien écrit en vers est marrant au début, mais à la fin je m'en lassais un peu. Je n'ai pas compris l'utilité du feu et de la fumée. Ils étaient pour moi impressionnants mais inutiles au développement de la pièce. 

J'ai en revanche bien aimé le jeu du comédien. Il est capable d'improviser en toute circonstance, notamment au moment où les barres de fer symbolisant les belligérants ne tenaient plus. 

Le décor était plutôt simple, car il représentait une chambre d'enfant pas très impressionnante, mais qui reste cohérent dans le contexte, puisque Marsarès est un adolescent. 

Cette pièce était très accrocheuse, et nous montre que la guerre est synonyme de désolation, qu'il faut donc y faire très attention. J'ai bien aimé cette pièce, malgré quelques détails que je n'ai pas compris. 

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