Overlord : critique de Clément F.-C.

Publié le par Professeur L

Cette pièce de théâtre représente d'une façon humoristique, émouvante, cynique et intéressante la Seconde Guerre mondiale. Ce spectacle suscite la curiosité des spectateurs. 

Cette pièce raconte l'histoire de la Seconde Guerre mondiale par l'intermédiaire du dieu de la guerre : Marsarès. Celui-ci est donc le protagonsite et la majorité des scènes se passe dans sa chambre. Pour le dieu, la guerre n'est qu'un jeu. On le remarque lorsqu'il joue au Risk ou à la Playstation 3, sur le jeu Call of Duty. Un peu plus tard, lors d'un de ses rêves, il se rend compte des horreurs que se font les humains entre eux, surtout dans les camps de concentration. C'est alors qu'il réunit les hauts dirigeants, sous la forme de poteaux métalliques : Charles de Gaulle, Staline, Roosevelt, Churchill et Tchang Kaï Chek, afin de lancer une offensive en Normandie, qui sera le Débarquement du 6 juin 1944. Il leur explique la stratégie à tenir et fait ensuite une sieste de deux ans. Marsarès se réveille donc le 6 juin 1944, le jour du Débarquement et se rend sur le front. Il se rend alors compte des atrocités de la guerre, et s'étale du faux sang sur le corps pour rendre hommage aux nombreux soldats morts à cette date. 

Dans la pièce, on remarque différents effets spéciaux, comme par exemple l'explosion finale qui surprend le public, faisant une référence à la bombe atomique à Hiroshima du 6 août 1945 ; le feu, qui montre le côté destructeur de la guerre ; les images de guerre sur l'écran, qui prouvent que la guerre est partout, qu'elle ne s'arrête pas aux limites spatio-temporelles de la Seconde Guerre mondiale ; l'écran déchiré par Marsarès, qui montre que la guerre est tellement horrible que même le dieu de la guerre ne veut plus la voir, et qui montre aussi le passage pour le dieu du virtuel au réel. 

Il y a de nombreux moments intéressants, comme par exemple les jeux de mots autour de Pétain, l'improvisation du comédien qui prouve qu'il a du talent, la comparaison d'Hitler à un chien féroce qui ne se nourrit que de souffrance. Sur l'écran on remarque d'ailleurs l'apparition de ce dernier avec de nombreux "bug", ce qui prouve que Marsarès perd le contrôle de sa création ; la scène où Marsarès utilise des poteaux pour incarner les hauts dirigeants des peuples en guerre, c'est en quelque sorte une déshumanisation ; les quelques moments où l'acteur chante son texte en rap ou en rock, qui interpellent le spectateur et lui donnent l'envie de continuer à suivre. Il y a un moment qui pour moi est inutile à l'histoire : c'est évidemment lorsque Zeus parle à son fils et lui dit : "Je suis fier de toi mon fils". Il aurait selon moi fallu qu'un autre comédien arrive. Cela aurait certainement rendu la scène plus intéressante sans amplifier le côté "monologue" du spectacle. 

Pour conclure, j'ai bien aimé cette pièce de théâtre car elle est originale. Ce n'est pas fréquent de mélanger mythologie grecque et romaine avec la Seconde Guerre mondiale. 

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