Overlord : critique de Clément F.

Publié le par Professeur L

Le spectacle : Overlord

La compagnie : Amavada

Auteur : Nicolas Sorel

Comédien : Yohann Axell

Metteur en scène : Valery Dekowski

Durée de la pièce : 50 minutes 

Lieu du spectacle : La Manekine de Pont Saint Maxence

Ce spectacle parle de la Seconde Guerre mondiale. Le personnage principal est Marsarès. Il est le dieu de la guerre. Mais il est surtout infantile et déteste perdre. Il pernd la guerre pour un jeu, mais il va apprendre à ses dépends qu'elle est horrible et qu'elle ne provoque que la misère et la folie. 

La pièce se déroule chez Marsarès, un lieu à fois vieux et moderne par rapport aux différents objets qui sont présents : un vieux fauteuil troué et sale, un vieux frigidaire des années 50 (époque de la Guerre Froide). On voit également que Marsarès possède un Iphone et une tablette numérique. On peut observer une opposition entre les époques qui se chevauchent ici. 

La pièce jouée est sur le thème de la guerre. Le thème est donc sensible et malheureux. Pourtant, l'auteur a réussi à nous sensibiliser et à nous sentir concernés par ce funeste sujet en rendant le personnage vivant et amusant. 

Marsarès met en place la Seconde Guerre mondiale en 1939. La pièce se déroule tout le long de la période de guerre, c'est-à-dire jusqu'en 1945. Marsarès, qui s'amuse à créer des conflits et à faire s'entretuer des peuples entiers ne se soucie pas du sort des pays concernés par ce conflit. 

L'histoire parle donc du dieu de la guerre qui prend plaisir à engendrer des conflits. Il prend toute cette histoire pour un jeu. Par ailleurs, on voit pendant une courte période Marsarès jouer à un jeu vidéo en rapport avec la guerre. Marsarès est dans sa tête un enfant capriceux qui déteste perdre, et qui considère les hommes comme des pantins. Cette dimension est symbolisée quand Marsarès explique qu'Hitler n'est qu'un molosse qu'il a créé et qui ne veut que l'anéantissement. Marsarès perd le contrôle de sa bête et Htiler va être encore plus horrible et encore plus craint que le dieu de la guerre lui-même. Marsarès déshumanise en outre les belligérants principaux comme De Gaulle, Staline, Roosevelt et Tchang Kaï Chek, en les identifiant à des barres de métal qu'il manipule à sa guise en les plaçant où ça lui chante. Finalement, Marsarès, en se rendant en Normandie au moment du Débarquement, va se rendre compte que la guerre est horrible et que la vivre est une expérience traumatisante et malheureuse. Puis, à un moment, Marsarès se fait tirer dessus et le comédien illustre le sang en se recouvrant d'un liquide rouge sur son torse et il utilise un appareil qui fera apparaître de fausses flammes pour montrer que la guerre ravage tout sur son passage. 

Certains passages sont illustrés par des effets spéciaux, comme le moment où Marsarès parle d'Hiroshima. Cette scène a été illustrée par une explosion générée par un petit mortier utilisé par les techniciens. Le spectacle m'a plu dans les effets spéciaux. Ils étaient utilisés au bon moment et avaient un rapport avec le moment et le texte. 

Les musiques étaient bien également. Elles étaient entraînantes et permettaient de mieux montrer le côté sadique du personnage. 

Le fait que le spectacle ne contient qu'un seul personnage était déplaisant, mais également intéressant car il ne dialoguait avec personne, sauf au téléphone mais cela montrait la folie du personnage, tellement obsdé par la guerre qu'il s'enferme chez lui et se recroqueville sur lui-même. 

Le moment le moins compréhensible du spectacle est celui où Jupiter s'adresse à Marsarès et dit : "Nom de Zeus, je suis fier de toi mon fils." Ce moment avec Zeus-Jupiter n'avait aucun rapport avec le thème, mais montre que la folie de Marsarès lui vient aussi de son père qui le félicite pour faire la guerre. 

Pour conclure, ce spectacle veut nous faire passer un message, qui est de faire attention à nos dirigeants, mais surtout que la guerre est une infamie et qu'elle ne provoque que misère et désolation. 

Commenter cet article