Overlord : critique de Thomas

Publié le par Professeur L

Un spectacle assez surprenant retraçant la Seconde Guerre mondiale, écrit par Nicolas Sorel, et mis en scène par Valery Dekowski. 

La pièce s'intitule Overlord de la compagnie Amavada. Le spectacle d'une durée de cinquante minutes s'est déroulé à la Manekine, à Pont Saint Maxence, le 11 février 2014. L'acteur principal, qui jouait son rôle à merveille, s'appelle Yohann Axell. Ce comédien de 36 ans, qui pratique son métier depuis plus de dix ans, a répondu à nos questions après la scène finale. Cette création contemporaine datant de 2012 a été écrite par Nicolas Sorel, qui n'était pas présent le jour du spectacle. C'est un bon auteur puisqu'il a composé le texte entièrement en alexandrins. Le protagoniste de la pièce s'appelle Marsarès. Ce nom provient de la combinaison des noms latins et grecs du dieu de la guerre Mars et Arès. 

Le spectacle raconte assez bien ce qui s'est passé durant la Seconde Guerre mondiale. Le protagoniste est Marsarès, le dieu de la guerre. C'est un rôle que Yohann Axell interprète très bien. Marsarès, dans cette pièce, dirige les différentes guerres, ainsi que les dirigeants politiques et militaires. La pièce nous parle de la Seconde Guerre mondiale, mais d'autres sont évoquées, sans autre explication d'ailleurs. Dans cette oeuvre, Marsarès veut un homme qui n'agit pas comme un esclave. Il ne veut pas un simple "chien", mais un "molosse", une machine de destruction massive. Il l'a trouvée en la présence d'Adolf Hitler. Au début, Hitler se conduit de la manière dont Marsarès l'avait espérrée, c'est-à-dire en menant ses armées convenablement, à la conquête de nouveaux territoires, contre d'autres armées. Mais ensuite, Marsarès finit par perdre très vite le contrôle d'Hitler. D'ailleurs, pour nous le montrer, le metteur en scène a mis en place un "bug" qui fait que Hitler répète un mot faisant apparaître le chien enragé qui est en Hitler. La répétition de ce mot nous fait penser à des aboiements et à une machine qui déraille et que l'on ne contrôle plus. En s'apercevant qu'Hitler ne peut plus être dirigé, Marsarès s'énerve et devient fou. Pour lui, Hitler est devenu presque surhumain, mais d'une façon monstrueuse. C'est incroyable qu'un homme ne puisse plus être contrôlé par un dieu, tellement qu'il est violent. Surtout par le dieu de la guerre Marsarès.

L'histoire est assez bien racontée et mise en scène. Le décor est très réfléchi, puisqu'il y a des objets assez vieux, de l'époque de la Seconde Guerre mondiale, comme le fauteuil abîmé par des impacts de balles, et un frigidaire. D'autre part, il y a sur la scène une guitare, un téléphone portable tactile, et une tablette numérique. Ce sont des objets assez modernes. J'ai aussi trouvé intéressante l'idée de faire une grosse explosion pour reproduire ce qui s'est passé à Hiroshima le 6 août 1945. 

J'ai trouvé intéressante l'idée de mélanger les décors anciens et modernes, les vêtements anciens et surtout modernes, car la touche de modernité apporte un côté plus jeune et du coup moins ennuyeux. Les poteaux pour représenter les belligérants alliés étaient intéressants. 

Finalement, j'ai trouvé cette pièce de théâtre intéressante, car elle nous montre l'horreur et l'agressivité d'Hitler. C'est une pièce vraiment intéressante. 

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