L'appel de l'aventure

Publié le par Professeur L

 L'APPEL DE L'AVENTURE

 

 

Introduction :

Pourquoi voyage-t-on ?

- pour faire des découvertes

- pour le plaisir

- pour se divertir

- pour voir de belles choses, de beaux pays

- pour aller voir des proches

- pour découvrir de nouvelles cultures

- pour approfondir nos connaissances sur différentes cultures

- pour apprendre de nouvelles langues

- pour le dépaysement

- pour ramener des produits exotiques

- pour le travail

- pour changer d'air

- pour visiter des monuments

- pour conquérir de nouveaux pays

 

Dans quelle(s) condition(s) un déplacement peut-il être considéré comme un voyage ?

 

On a envisagé différents critères : l'éloignement, la durée, la fréquence, le plaisir. Un voyage peut être proche, court. Il peut être motivé par le plaisir, mais parfois c'est une contrainte.

Un voyage peut impliquer des aventures, ce qui le rend plus captivant.

 

Qu'est-ce qu'une aventure ?

- elle implique la survie

- c'est quelque chose que l'on ne vit pas tous les jours

- on surmonte des obstacles, on survit dans un milieu hostile

- dans l'aventure, il y a la découverte

- dans l'aventure, on ne sait pas toujours où on est et où on va

- on est confronté à des péripéties

- une aventure procure des sensations et des émotions : la peur, l'inquiétude, la joie, la solitude

- dans une aventure on doit atteindre un objectif

- on explore, on cherche (la carte au trésor)

- on vit une ou plusieurs expériences

 

On peut voyager et vivre des aventures sans se déplacer : en découvrant de nouvelles saveurs, dans la solitude, ou en lisant un livre et en rêvant ou en regardant un film.

Côte adriatique, Croatie.

Côte adriatique, Croatie.

Séance 1 :

Support : Les Aventures de Huckleberry Finn de Mark Twain (1884)

Objectifs :

- découvrir un récit picaresque

- caractériser le héros

 

L'histoire se passe dans le Mississippi, dans le Sud des États-Unis, au moment de la guerre de Sécession (1861-1865), quand le Nord décide d'abolir l'esclavage.

Jim est un esclave qui a décidé de s'enfuir et quand il s'enfuit, il rencontre Huck. Ils s'embarquent ensemble sur le fleuve du Mississippi, le soir, pour ne pas se faire repérer. Jim fugue pour être libre et retrouver par la suite sa femme et ses enfants. Il s'évade. Les désirs de Jim sont exprimés à l'aide du conditionnel présent : « rachèterait », « économiserait », « irait ».  Jim est rêveur, ambitieux, optimiste, mais surtout courageux car il risque sa vie pour être libre.

Huck est un garçon blanc qui est parti de chez lui car il se faisait maltraiter par son père ivrogne. Il est gentil et accueillant puisqu'il accepte sur son radeau un esclave évadé. Il n'est donc pas raciste. Il est courageux car il risque d'être puni en protégeant un esclave hors la loi. Mais lui se considère lâche car il aurait été pour lui plus courageux de dénoncer Jim : « j'étais pas plus brave qu'un lapin écorché. »

L'action de Huck est juste parce qu'il n'a pas dénoncé Jim. D'un côté, cette action est juste, mais d'un autre côté il ment. Cependant on peut considérer que c'est un mal pour un bien car il ment pour sauver une vie. Tout dépend de quel côté il est. S'il est favorable à l'esclavage, son action est mauvaise. S'il est abolitionniste, c'est bien. Son action est donc mauvaise du point de vue de la loi esclavagiste et raciste, mais elle est bonne du point de vue humaniste, au nom de la fraternité, de la liberté et de l'égalité.

        On peut dire que ce texte est un récit d'aventure car les héros voyagent, ils se découvrent, ils ne savent pas où ils vont arriver, et Huck découvre le monde mais également lui-même.

Lokrum, Croatie.

Lokrum, Croatie.

Séance 2 :

Support : L'Homme et le loup et autres merveilles de Jack London

Objectifs :

- comprendre que tout est possible

- reconnaître le parallélisme, la personnification, la métaphore, la comparaison

- comprendre qu'être aux limites de la mort et de l'animalité est une aventure atypique

 

On pourrait intituler ce texte : « L'inversion entre le loup et l'homme », ou bien « L'homme au cœur de loup », « Face à face », « Le loup face à l'homme », « L'homme est le loup », « L'homme devient loup », « Le combat contre la mort », « L'intériorité sauvage de l'homme », « le duel pour la vie ». L'histoire se passe dans le Grand Nord américain. Le loup et l'homme ont pour points communs de vouloir survivre et d'aller jusqu'au bout pour tuer l'autre et se nourrir : « deux créatures qui traînaient leurs carcasses mourantes à travers la désolation et qui chassaient la vie de l'autre. » Tous les deux sont affaiblis et malades : « un homme malade qui rampait, un loup malade qui boitait ». Il met les mêmes types de mots dans le même ordre pour montrer qu'ils sont égaux : c'est un parallélisme (les deux propositions ont la même structure).

L'homme et le loup affrontent la mort : « c'était peut-être pure folie mais, dans les griffes mêmes de la Mort, il défiait la Mort, refusait de mourir. » La mort est représentée cruellement grâce à la personnification. L'homme tue le loup en l'égorgeant. C'est un combat mental et physique. Le loup s'est  fait piéger dans son propre jeu. Le loup et l'homme ont inversé les rôles en quelque sorte. L'homme est loup et le loup est l'homme. Il y a comme une (trans)fusion entre les deux.

Cette histoire est intéressante car elle met en valeur le côté sauvage de l'homme que l'on a tendance à oublier. Ce récit est aussi horrible car il y a du sang qui coule, une mort atroce. C'est enfin une histoire inouïe, presque impossible, parce qu'elle raconte une expérience-limite : on est aux frontières de la vie et de la mort, de l'humanité et de la bestialité.

 

 

Séance 3 :

Support : Terre des hommes d'Antoine de Saint-Exupéry

Objectif :

- comprendre que l'être humain n'est rien sans l'eau

- comprendre qu'il y a toujours un espoir, même aux portes de la mort

- découvrir la fraternité

 

La scène se passe dans le désert du Sahara, au milieu des dunes : « Le désert est lisse comme un marbre. » (ligne 3) Cette comparaison nous apprend qu'il n'y a ni civilisation ni végétation : « pas un arbre, pas une haie, pas une pierre qui m'eût abrité. » Cette phrase est à la fois une énumération et un parallélisme qui permet d'insister sur le vide et l'absence de vie.  Le narrateur a soif. Il se cache sous le sable pour se protéger du vent.

Crépuscule à Cavtat, Croatie.

Crépuscule à Cavtat, Croatie.

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