C'est le grand jour par Salomé

Publié le par Professeur L

C'est le grand jour par Salomé

Sujet d'imagination : Racontez un moment de votre vie dans un lieu précis, où un élément météorologique (soleil, pluie, tempête, neige...) a joué pour vous un rôle important. Insérez dans votre récit une description du paysage et exprimez vos sensations et vos sentiments.

Copie de Salomé (3eE)

 

C'est le grand jour ! 10 mai 2016, 10h32, c'est l'heure du départ. Je monte dans la voiture les yeux pleins de bonheur et la tête remplie de stress. Je m'appelle Laury et je pars à Alberville pour mes premiers championnats de France de gymnasique. Depuis que je suis née et pendant toute mon enfance, je rêvais d'être une grande championne. Cela fait maintenant quinze ans que j'attends ce jour. Je n'arrive même pas à réaliser que c'est demain ! Je pars la veille des championnats pour profiter de la ville et pour me détendre car n'oublions pas que c'est quand même un grand championnat et même si je suis impatiente d'y être, dans ma tête, tout se bouscule. Le stress qui augmente de plus en plus, la peur et la tristesse de ne pas réussir, et la joie et le courage d'impressionner tout le monde.

 

16H45, arrivée à Alberville. En plus d'être excitée, le temps est magnifique et m'excite encore plus. Les magnifiques montagnes au loin, le ciel bleu et la chaleur du ciel luisant me mettent dans une ambiance chaleureuse. Je contemple les arbres fleuris par le printemps. Je sens la merveilleuse odeur des fleurs qui me monte à la tête. J'écoute tous les petits oiseaux qui chantent comme s'ils voulaient faire sourire le soleil. Avec mes parents, nous nous arrêtons devant une petite camionnette pour savourer une onctueuse et moelleuse crêpe. 19H35, le soleil commence à se coucher, mais la chaleur du vent reste présente. C'était une magnifique journée, et je dois me reposer pour demain.

 

Nous sommes maintenant le 11 mai 2016 et il est 9h00. Je me lève en vitesse, toute excitée, à la fenêtre. J'ouvre les volets et j'aperçois qu'aujourd'hui le ciel est gris : « Ce n'est pas très grave », me dis-je, car de toute façon je serai à l'intérieur. » Il est 10h00 et le début de la compétition est à 11h30.

 

Le stress commence à m'envahir et la joie que j'avais hier, elle, disparaît. De plus, le temps n'est pas là pour m'aider ! Le vent n'est plus chaud, et il souffle très fort. Puis progressivement des petites gouttes tombent, je rentre donc en vitesse dans le gymnase. Et là, surprise ! Je découvre une salle magnifique avec des projecteurs partout. Les spectateurs commencent à arriver par foule et la musique est là pour ambiancer. Il est maintenant 10h30, je commence à me coiffer mais je me rends compte que j'ai oublié quelque chose à l'hôtel qui est, heureusement, à deux pas du gymnase. Je sors en courant mais j'ai du mal car c'est la tempête. L'orage se fait entendre et des éclairs apparaissent. Moi, grande peureuse que je suis, je me précipite dans le hall de l'hôtel. Arrivée devant ma chambre, j'ouvre la porte, prends ce que j'ai oublié et pars immédiatement. Et c'est reparti pour, encore une fois, affronter la tempête. Je vois mes parents qui m'ouvrent. La porte est juste au moment d'entrer. J'aperçois un petit chien perdu au milieu de la tempête. Je regarde mes parents puis le chien. Je cours vers lui, mes parents hurlent derrière moi, me suppliant de ne pas y aller, mais c'était trop tard. J'étais déjà proche du chien. J'allais attraper le chien quand, tout à coup, la foudre me tombe dessus. Je tombe à terre et demeure inconsciente.

 

Je me réveille avec un mal de tête. Je vois mes parents se précipiter devant un médecin. Ils étaient à la fois heureux, mais les yeux remplis de peur. Je leur demande ce qu'il s'est passé, pourquoi j'étais dans un lit d'hôpital, quelle heure il était, et je leur supplie de se dépêcher sinon j'allais être en retard pour la compétition. Mes parents baissent la tête puis se regardent et ne répondent pas. Je vois une horloge et lis « 11h04 », et je me dis qu'il était encore temps d'aller au gymnase. Mes parents me stoppent et me demandent de me rasseoir. Quand ils finissent de parler, je reste assise, sans bouger, dans mes pensées. Dans ma tête, c'est le chaos. Toutes mes quinze dernières années remontent dans ma tête. Les souvenirs de mes nouvelles acrobaties et les moments fabuleux que je passais avec mes coéquipières. Les larmes et la colère m'envahissent et je me mets à pleurer toutes les larmes de mon corps : mes parents venaient de m'annoncer que je suis restée un mois et demi dans le coma, et que je ne pourrais plus jamais refaire de la gymnastique. Le rêve d'être championne un jour vient de s'envoler et de disparaître sous mes yeux.

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