Interview de Robert Louis Stevenson par Ludivine

Publié le par Professeur L

Robert Louis Stevenson avec le roi Kalakaua en 1889.

Robert Louis Stevenson avec le roi Kalakaua en 1889.

Qui êtes-vous ?

Je suis Robert Louis Stevenson, né le 13 novembre 1850, à Édimbourg.

 

Parlez-moi de votre enfance.

Autrefois je m'appelais Robert Lewis Balfour Stevenson. Mon père Thomas Stevenson est un fervent calviniste, appartenant à la célèbre lignée d'ingénieurs qu'est la famille Stevenson. Ma mère Margaret Balfour est incapable de s'occuper complètement de moi à cause de mon problème pulmonaire hérité de mon père.

Dès l'âge de 2 ans, pour pallier l'absence de mes parents, j'ai une nourrice du nom d'Alison Cunningham, que nous surnommions Cummy, et que j'ai toujours considérée comme ma seconde mère.

Durant ma jeunesse, j'ai eu beaucoup de problèmes de santé. Je sortais peu de chez moi, et malheureusement je n'ai pas pu aller à l'école durant ces jours. J'ai fait des voyages avec mon père et ma mère mais j'étais toujours en mauvaise santé. Je suis parti en France deux mois durant lesquels j'ai étudié avec un précepteur français. Je suis parti en Italie mais également en Autrice et en Allemagne.

Ma mère étant encore gravement malade repartit pour un voyage dans le Midi de la France. Pour ne pas perturber à nouveau ma scolarité, mes parents décident de m'envoyer en pension à Burlington Lodge Academy. C'est à ce moment-là que j'écris mes premiers récits d'aventure pour le magazine de l'école préfigurant mon œuvre à venir.

Mais je vis mal cet éloignement et je réclame à mon père de pouvoir revenir. Mon père vient alors me chercher en 1863. Nous rentrons retrouver ma mère et ma nourrice Cummy à Menton. Puis nous quittons Menton en 1864 pour passer des vacances sur les rives de la Tweed près de Peebles.

En octobre 1864 mon père m'inscrit dans une école qui accueille les enfants à problèmes. Mon intégration se passa mieux. La rencontre avec l'une de mes idoles, l'auteur du célèbre The Coral Island, Robert Michael Ballantyne, renforce ma passion pour la littérature. Ma mère est encore malade. Nous partons alors à Torquay où j'entreprends une nouvelle scolarité.

Mon père fit une lecture attentive de mes premiers brouillons en tant qu'apprenti écrivain et qualifia mon travail de raté. Il m'encouragea à abandonner la voie de la fiction au profit d'un simple récit historique.

Pour faire plaisir à mon père, je passe tout l'automne à la réécriture de Pentland Rising. En récompense, mon père fait imprimer mes œuvres en cent exemplaires chez un libraire d’Édimbourg et rachète la totalité du tirage.

A l'âge de 17 ans, en octobre 1867, je vais à l'Université d’Édimbourg pour y préparer un diplôme d'ingénieur. Je change alors de nom pour Robert Louis Stevenson. J'utilise le signe "R.L.S." pour me désigner.

En 1871, j'abandonne mes études d'ingénieur. Étant en mauvaise santé, j'arrête le métier de constructeur de phare. Je me réoriente vers le droit.

Mais ma vocation secrète reste encore et toujours l'écriture. En 1872, je fréquente le Club Liberté, Justice, Reverence, une société d'étudiants, ce à quoi s'oppose mon père.

 

Quelles relations entreteniez-vous avec vos parents ?

Le début de ma vie adulte est marqué par des relations très difficiles avec mes parents. Notamment ma famille refuse mon projet de mariage avec Fanny Osbourne, artiste peintre américaine que j'ai rencontrée à Barbizon. Lorsque je l'ai rencontrée, celle-ci était déjà mariée. Malgré l'opposition de ma famille, je rejoins Fanny, qui venait de divorcer, et je l'épouse alors en 1879. Ma famille est alors obligée d'accepter mon mariage avec Fanny.

 

Quelles sont vos sources d'inspiration ?

Ma passion pour les livres s'accompagne de celle de la mer, qui est une source d'inspiration pour moi, mais aussi les randonnées que j'ai parcourues dans ma vie, comme la randonnée que j'ai effectuée de 230 km dans les Cévennes avec une ânesse. J'en ai d'ailleurs tiré l'écriture d'un livre qui s'intitule Voyage avec un âne dans les Cévennes.

 

La capture du pirate Barbe-Noire par le lieutenant Robert Maynard de Jean Leon Gerome Ferris (1863-1930)

La capture du pirate Barbe-Noire par le lieutenant Robert Maynard de Jean Leon Gerome Ferris (1863-1930)

Quels sont vos principaux livres et de quoi parlent-ils ?

En 1883, j'ai écrit un roman d'aventure, intitulé L'Île au trésor. Mon œuvre est d'abord parue dans le magazine écossais pour enfant puis sous forme de livre. C'est une histoire qui raconte l'aventure d'un jeune garçon, Jim, qui est à la recherche d'un trésor caché dans une île perdue après avoir trouvé une carte.

En 1886, j'ai écrit le livre L'Etrange Cas du Docteur Jekyll et Mister Hyde. C'est un court roman qui met en scène le docteur Jekyll, un philanthrope obsédé par sa double personnalité. Il parvient à mettre au point une drogue pour séparer son bon côté de son mauvais. C'est ce dernier, sous le visage de Mister Hyde, qui, nuit après nuit, prend finalement le dessus.

Portrait de Robert Louis Stevenson par Count Girolamo Nerli (1860-1926) en 1892.

Portrait de Robert Louis Stevenson par Count Girolamo Nerli (1860-1926) en 1892.

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