Germinal de Zola, septième partie, chapitre 3, commentaire d'Alexian et Martin

Publié le par Professeur L

Apocalypse, 1903. Albert Goodwin  était un peintre paysagiste anglais remarquable, spécialisé dans l'aquarelle. Son travail montre les influences de Turner et de la Fraternité préraphaélite. Goodwin est né à Maidstone, dans le Kent, fils d'un constructeur et de l'un des neuf enfants.

Apocalypse, 1903. Albert Goodwin était un peintre paysagiste anglais remarquable, spécialisé dans l'aquarelle. Son travail montre les influences de Turner et de la Fraternité préraphaélite. Goodwin est né à Maidstone, dans le Kent, fils d'un constructeur et de l'un des neuf enfants.

Texte 8

 

Année scolaire 2018-2019 – Lycée Cassini (Clermont-de-l'Oise)

Le roman et la nouvelle au XIXe siècle : réalisme et naturalisme

Etude d'une œuvre intégrale : Germinal de Zola (1885)

Séance 3 : Germinal - Zola -  Septième partie - chapitre 3

Commentaire de Martin et Alexian

 

Les remarques en italique sont rajoutées par le professeur.

 

            Tout d’abord, Emile Zola nous montre un paysage autant fantastique que chaotique. Les métaphores sont au cœur de ce récit : « pluie de briques ». Cette expression met en lumière le fait que la mine en pleine destruction « recrache » les briques qui la consolident. Une deuxième métaphore : « bouillie de berline » signifie que les berlines sont entassées, voire écrasées, sous leur propre poids. L’auteur nous fait penser que la mine n’est qu’un géant avec les métaphores suivantes : « muscles indestructibles », et « les membres d’acier ». Emile Zola renforce cette impression avec l’expression suivante : « l’énorme bielle…au puissant genou d’un géant ». Les mineurs et ingénieurs sont en plein combat avec la bête surnommée « le Voreux », nous rappelant un animal assoiffé de sang. Les dernières constructions de la mine encaissent les explosions provoquées par les humaines : « des détonations…consument le gouffre ». Le Voreux impuissant s’écrase sous son propre poids : « a la surface, les dernières constructions se culbutaient, s’écrasaient ». Cependant la mine ne veut pas s’avouer vaincue et résiste : « on vit la machine…les membres écartelés, lutter contre la mort. » L’auteur nous évoque une dernière fois ce géant au bord du gouffre : « elle étendit sa bielle, son genou de géante, comme pour se lever ». L’auteur décrit un paysage chaotique. Les cris, les pleurs et la panique sont présents chez les humains lorsque la mine se détruit.

 

            Ensuite, Emile Zola montre le côté mythique de ce récit. Après l’effondrement de la mine, l’auteur nous décrit le Jugement dernier. Une fente se creuse jusqu’à Rasseneur, les gens ont peur que le coron ne s’écroule : c’est la fin du monde. L’auteur met en lumière le fait que la mine serait peut-être l’une des portes menant droit à l’enfer. La mine fait penser au Kraken, la créature apocalyptique et mythique des profondeurs de l’océan. La mine est aussi le réinvestissement du royaume d’Hadès, le dieu de la mort, car celle-ci, détruite, provoque des dégâts colossaux. C’est aussi la fin d’un monde : celui de l’exploitation ouvrière.

 

           

            Pour conclure, l’auteur parvient à déployer une peinture à la fois épique, fantastique et mythique de la destruction de la mine, grâce à un travail sur les registres, aux énumérations, aux métaphores et à la personnification du monstre. L’auteur met en scène la fin d’un géant, qui symbolise la fin d’un monde : celui de la soumission et de l’aliénation des ouvriers.

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