Germinal de Zola, septième partie, chapitre 3 commentaire de Léo et Yanis

Publié le par Professeur L

La tenture de l'Apocalypse (ou les tapisseries de l'Apocalypse, ou encore l'Apocalypse d'Angers) est une représentation de l'Apocalypse de Jean réalisée à la fin du XIVe siècle sur commande du duc Louis Ier d'Anjou. Cette œuvre est le plus important ensemble de tapisseries médiévales subsistant au monde. L'ensemble, composé de six pièces successives découpées chacune en quatorze tableaux, est exécuté d'après des cartons de Hennequin de Bruges et témoigne du prestige de son commanditaire. La tenture est léguée à la cathédrale d'Angers au XVe siècle par le roi René.

La tenture de l'Apocalypse (ou les tapisseries de l'Apocalypse, ou encore l'Apocalypse d'Angers) est une représentation de l'Apocalypse de Jean réalisée à la fin du XIVe siècle sur commande du duc Louis Ier d'Anjou. Cette œuvre est le plus important ensemble de tapisseries médiévales subsistant au monde. L'ensemble, composé de six pièces successives découpées chacune en quatorze tableaux, est exécuté d'après des cartons de Hennequin de Bruges et témoigne du prestige de son commanditaire. La tenture est léguée à la cathédrale d'Angers au XVe siècle par le roi René.

Texte 8

 

Année scolaire 2018-2019 – Lycée Cassini (Clermont-de-l'Oise)

Le roman et la nouvelle au XIXe siècle : réalisme et naturalisme

Etude d'une œuvre intégrale : Germinal de Zola (1885)

Séance 3 : Germinal - Zola -  Septième partie - chapitre 3

Commentaire de Yanis et Léo

 

Les remarques en italique sont rajoutées par le professeur.

 

            Tout d’abord, l’auteur évoque dans cette septième partie des scènes épiques et fantastiques. L’écrivain s’appuie sur des adjectifs qualificatifs personnifiant et hyperboliques, qui donnent un effet de grossissement et d’agrandissement, qui souligne la dimension extraordinaire de cette partie : « artillerie monstrueuse », « les gros membres d’acier avaient un air de muscles indestructibles », « on vit la machine, disloquée…les membres écartelés. » Les personnifications développées par Emile Zola donnent une impression d’apocalypse. Une destruction causée par des machines, comparées à des monstres immenses : « les gros membres d’acier avaient un air de muscles indestructibles », « artillerie monstrueuse », « son genou de géant ». L’énumération des verbes « expirait, broyée, engloutie » insiste sur la destruction lente et irrévocable de la mine monstrueuse. La mine est personnifiée. Cela nous donne l’impression que les mineurs sont dans la bouche d’un énorme monstre (d’où la proximité entre « Voreux » et « vorace » ou « dévorer »). Ce monstre semble se nourrir du désespoir des ouvriers pour exercer sa fonction. La mine fait aussi penser à un dragon qui crache du feu et qui est anthropophage : « c’était fini, la bête mauvaise, accroupie dans ce creux, gorgée de chair humaine » ; « son haleine grosse et longue ». Le nom de cette mine nous fait ainsi penser à un ogre qui dévore avec goinfrerie les êtres humains : « le Voreux », « gorgée de chair humaine ». En outre, le narrateur insiste sur les compléments du nom métaphoriques qui rajoutent un trait péjoratif à cette mine : « la pluie des briques, « une bouillie de berlines ». Cela fait penser à la boue mélangée à la nourriture. Les assonances en « i » et les allitérations en « b » permettent de mettre l’accent sur la destruction violente de la mine. Le champ lexical de la destruction est abondant, et les références à la guerre sont nombreuses : « une artillerie ». De plus, en procédant à ces métaphores et personnifications, l’auteur nous fait glisser vers le mythe.

 

            De plus, ce texte renferme une dimension mythique. D’abord, le troisième paragraphe marque le passage de notations réalistes à un univers fantastique où les choses et les objets sont animés. Ce passage s’effectue grâce à tout un jeu de métaphores et de comparaisons. L’auteur met en lumière la comparaison de la mine à une créature vivante, grâce notamment à des expressions comme « convulsions ». Ce mot renforce la vitalité de la mine, ou plutôt, ici, la vitalité du sol comparé à un être vivant : « une suprême convulsion du sol les mit en fuite ». Ces comparaisons renforcent également le fait que cette mine livre une guerre contre l’humanité : « râlait », « canonnant », « boulet ». Dans le premier paragraphe, Emile Zola souligne le caractère étonnant, l’aspect extraordinaire des machines. Celles-ci sont décrites avec un vocabulaire anthropomorphe. Il y a également les verbes au passé qui donnent un effet de ralenti. L’imparfait de l’indicatif signifie que l’agonie est lente, de même que les participes présents : « expirant ». Puis un effet d’accélération est ressenti et un passage de la destruction à la disparition est amené par l’auteur : « broyée, engloutie ». C’est clairement une vengeance de la terre personnifiée. Elle se venge d’avoir été violée par l’exploitation minière créée par l’homme. La fin de la mine est donc le symbole de la fin d’un monde, celui de l’exploitation de l’humanité et de la terre, annonçant le symbole d’une renaissance de la nature et de l’humanité.

 

            Pour conclure, l’artiste utilise différents registres littéraires, comme le fantastique et l’épique, à l’aide de métaphores, de comparaisons, d’énumérations et de personnifications, qui font en sorte que la peinture de la destruction de la mine possède une dimension mythique. On peut rapprocher cet extrait du tableau de Menzel qui s’intitule La forge. Cyclopes modernes, dans lequel les employés subissent un processus de déshumanisation à cause de machines-ogres qui ont pris le pouvoir.

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