Hubert Félix Thiefaine, "Confessions d'un never been" Texte complémentaire

Publié le par Professeur L

Hubert Félix Thiefaine, au festival Aux Zarbs 2008 (Auxerre, France).

Hubert Félix Thiefaine, au festival Aux Zarbs 2008 (Auxerre, France).

Texte complémentaire

 

Hubert Félix Thiefaine : né en 1948 à Dôle dans le Jura, auteur interprète compositeur

Il aime être drôle et faire rire les gens : « j'ai volé mon âme à un clown » (refrain)

Il revendique un statut burlesque

Le chanteur est malheureux : évocation des problèmes de pollution dans le monde

Il évolue dans un monde pollué

Le refrain donne l'impression qu'il n'est pas pris au sérieux par les autres puisqu'il est pris pour un clown

Cela veut peut-être dire qu'il n'a plus d'âme

Il dérobe une âme, il prend un masque à l'image de Satan ou de la mort

Il a une image de soi dévalorisée : il se dévalorise en revêtant le masque du bouffon

Il a une image négative de lui-même

La chanson s'intitule « Confessions d'un never been »

Le titre nous confirme que le chanteur ne s'est jamais senti vivant, il a l'impression de n'être rien : « never been »

Toute sa vie il porte des masques : sa vie est comme un masque

C'est une chanson autobiographique

Il revêt d'autres identités : le rasta, un soldat allemand, « un évêque étrusque », « un lycanthrope » (loup-garou)

Il revêt des identités paradoxales, contradictoires, qui échappent à la logique : oxymore (« évêque étrusque »)

Ces identités s'opposent entre elles : antithèse entre le rasta et le soldat allemand

Il est perdu dans sa vie, il ne sait pas trop où se mettre

Il est en quête de son identité

Il est toujours dans un entre-deux

Il n'a pas trouvé sa place dans le monde, il ne sait pas où aller

D'où l'emprunt d'identités à la fois bouffonnes, grotesques, burlesques, ridicules et terrifiantes

L'image du loup-garou permet d'insister sur sa monstruosité

D'où sa souffrance : il a des pulsions de mort, des tentations suicidaires

Il rêve d'une mort spectaculaire mais il n'en a pas la force et sombre dans la drogue

Il éprouve le spleen qu’explore Baudelaire dans Les Fleurs du Mal (dégoût de soi-même et de la vie)

« chagrin », « délabré », « mélancolie », « métastase »

Il désigne la société à l’aide d’une métaphore péjorative (ou périphrase) : « vieux cirque barbare »

 

Hubert Felix Thiefaine, Autorisation de délirer, 1979.

Hubert Felix Thiefaine, Autorisation de délirer, 1979.

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