La Pieta de Michel-Ange par Léa, Lilou, Maëva et Tatiana

Publié le par Professeur L

La Pieta de Michel-Ange par Léa, Lilou, Maëva et Tatiana

Michel-Ange, de son vrai nom Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni est principalement un peintre et un sculpteur des XVème-XVIème siècles. Il est né le 6 mars 1475 à Caprèse, en République florentine, et il est mort le 18 février 1564 à Rome à l'âge de 88 ans. On le connaît principalement pour la Piéta ou encore le Plafond de la Chapelle Sixtine à Rome. L’œuvre intitulée Piéta de Michel-Ange représente le corps de Jésus-Christ après la descente de Croix, dans les bras de sa mère, la Vierge Marie. Cette œuvre est une des plus célèbres de tous les temps. Mais comment l'artiste parvient-il à faire transparaître les registres lyrique, pathétique, élégiaque et tragique ?  Ce commentaire débutera par l'analyse du corps de Jésus. Par la suite, on analysera en détail la représentation de la Vierge Marie. Enfin, on détaillera la sculpture dans sa globalité.

Michel-Ange, "la Création de l'Homme", fresque, peinture religieuse, réalisée entre 1508 et 1512, Hauteur : 280 cm ; Largeur : 570 cm, chapelle Sixtine, Vatican, Rome, Italie, Europe.

Michel-Ange, "la Création de l'Homme", fresque, peinture religieuse, réalisée entre 1508 et 1512, Hauteur : 280 cm ; Largeur : 570 cm, chapelle Sixtine, Vatican, Rome, Italie, Europe.

Tout d'abord, on remarque que le Christ est représenté de manière réaliste. En effet, on peut apercevoir ses muscles, ses veines, ses os, tous les détails de son corps. Le Christ est presque nu, comme à sa naissance. On pourrait y voir une forme de renaissance. On peut également constater que Jésus n'a plus de contrôle sur lui-même, comme le prouvent sa tête et ses membres tombants. Il est couché, à la fois souple et rigide, et son corps est réduit pour accentuer sa fragilité. Cependant, la main de Jésus paraît comme attachée au drap déposé sur Marie. Cela montre que même la mort ne peut pas arracher un enfant à sa mère. Le bras de Jésus, dans le vide, est un signe d'abandon. Les marques de crucifixion sont atténuées, ce qui donne un côté apaisé, serein ou libéré au Christ.

Ensuite, la Vierge Marie, elle, paraît plus jeune que son fils. Cet effet est désiré par l'artiste qui lui donne ainsi un visage angélique, symbole de pureté et d'éternelle virginité. Ses mains sont imposantes, pour montrer sa puissance et sa protection envers son fils. Celle-ci accepte la mort de son fils et s'y soumet. En effet, la Vierge Marie ne crie pas et apparaît comme une femme pudique. Marie se lamente face au destin tragique de son fils, mais elle fait preuve également d'humilité et de dignité, comme le suggère son regard tourné vers son fils et vers la terre. Tous ces éléments font partie des registres pathétique et élégiaque. Ceux-ci font également partie du registre lyrique, car le visage de la Vierge nous transmet ses sentiments personnels, intimes et profonds.

Enfin, la position des deux personnages forme trois symboles importants. Marie, positionnée verticalement, et Jésus, placé horizontalement, forment à eux deux la croix, symbole même du christianisme. Ensuite, l'ensemble de la sculpture forme la sainte trinité, car la figure géométrique du triangle domine. Enfin, la globalité de la statue forme un cercle, symbole de perfection divine. La Vierge Marie est habillée, et l'artiste a eu le souci de mettre en relief son vêtement. Les plus des vêtements représentent son existence sur Terre, en contraste avec son fils, dont le corps est lisse, et dont la nudité représente le passage de la vie terrestre à la vie spirituelle.

La Pieta de Michel-Ange par Léa, Lilou, Maëva et Tatiana

Cet ensemble a un caractère religieux. L'artiste a voulu refléter l'aspect familial, la pureté et l'innocence de l'enfant, ainsi qu'une mère qui paraît toujours aussi jeune aux yeux de son fils. On ressent un amour certain entre la mère et son fils, d'où l'utilisation du registre lyrique. C'est aussi une œuvre pathétique et élégiaque, car la mère se lamente de la mort de son fils.

Michel-Ange donne à Jésus, à travers sa position, l'expression d'une souffrance et d'un abandon produit par cette très grande souffrance. Cette œuvre nous fait ainsi penser à la mort de Miette dans La Fortune des Rougon d’Émile Zola. Dans le roman, Silvère, qui est plus âgé, se lamente de la mort de son amante. Silvère a la position de Marie, et Miette a la position de Jésus-Christ.

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