La partie de cartes de Fernand Léger analysée par la seconde 13

Publié le par Professeur L

Musée national Fernand Léger à Biot, PACA, France.

Musée national Fernand Léger à Biot, PACA, France.

Séquence 1 : des personnages pris dans la tourmente de l’Histoire et les spirales du souvenir

Séance 4 : mercredi 02 octobre 2019

Support : Fernand Léger, La Partie de cartes (1917)

(huile sur toile, 129x193, Musée Kröller-Müller, Otterlo, Pays-Bas)

 

Le peintre représente des soldats en train de faire une partie de cartes. Il les a représentés avec des formes géométriques (le cylindre) pour faire comprendre qu’ils vivent comme des machines et des robots. Cela accentue le fait que les soldats sont défigurés mentalement et moralement. L’artiste dénonce la déshumanisation des soldats. Le peintre présente la froideur des soldats avec des couleurs fades : le bleu, le marron et le gris dominent. Fernand Léger met en lumière la violence grâce à la couleur rouge qui fait référence au sang. Le peintre n’a pas représenté les visages car les soldats ne se sentent plus humains.

Mais il leur reste une part d’humanité quand ils jouent aux cartes tous ensemble et qu’ils fument. C’est une activité humaine. Le peintre montre qu’il reste un lien social entre les soldats. Il a représenté des médailles sur les soldats pour montrer qu’il leur reste du mérite et du courage. Le sol a une couleur chaude (le jaune) pour montrer la chaleur humaine. Il reste des émotions grâce aux couleurs vives.

La partie de cartes est ici une métonymie de la guerre. Comme dans un jeu de cartes, les soldats utilisent la stratégie, et ne survivent que grâce à la chance. On retrouve cette métonymie dans L’Initiation d’un homme de John Dos Passos.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article