Samedi 13 mars 2010
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19:24
Mathilde chérie,
S'il te plaît ne pleure pas. Je vais bientôt mourir. Je vais t'expliquer pourquoi.
La guerre est terrorisante, la guerre est un fléau, la guerre c'est l'enfer.
Comment te la décrire ? Comment pourrais-tu comprendre ? Les horreurs que j'ai vues sont indescriptibles, j'ai vu mon ami se faire pulvériser, j'ai eu ses entrailles répandues sur moi, et je n'ai rien pu faire. J'ai appris qu'une blessure de guerre pourrait me faire rentrer auprès de toi, alors j'ai fait exprès de me faire tirer dans les doigts. J'ai eu mal mais ma douleur n'est rien comparée à celle des soldats morts au front. D'innombrables cadavres sont éparpillés sur le champ de bataille comme sur un étal de boucherie. L'odeur qui s'en échappe est immonde, tous ces corps pourrissent, les mouches sont partout et volent au-dessus de ces hommes devenus noirâtres, verts, méconnaissables. Alors c'est pour cela que je vais mourir. Les sergents nous considèrent comme des traîtres, ils en ont décidé ainsi alors je vais être exécuté. Je repense à toi, ma chérie, nos premières fois ensemble, la douceur de ta peau, ton odeur délicieuse comme un jardin de fleurs. Ici la mort est présente partout. Le ciel est noir et voilà qu'un officier vient me chercher. Je n'ai plus le temps, Mathilde, pardonne-moi.
Je t'aime.
Manec
S'il te plaît ne pleure pas. Je vais bientôt mourir. Je vais t'expliquer pourquoi.
La guerre est terrorisante, la guerre est un fléau, la guerre c'est l'enfer.
Comment te la décrire ? Comment pourrais-tu comprendre ? Les horreurs que j'ai vues sont indescriptibles, j'ai vu mon ami se faire pulvériser, j'ai eu ses entrailles répandues sur moi, et je n'ai rien pu faire. J'ai appris qu'une blessure de guerre pourrait me faire rentrer auprès de toi, alors j'ai fait exprès de me faire tirer dans les doigts. J'ai eu mal mais ma douleur n'est rien comparée à celle des soldats morts au front. D'innombrables cadavres sont éparpillés sur le champ de bataille comme sur un étal de boucherie. L'odeur qui s'en échappe est immonde, tous ces corps pourrissent, les mouches sont partout et volent au-dessus de ces hommes devenus noirâtres, verts, méconnaissables. Alors c'est pour cela que je vais mourir. Les sergents nous considèrent comme des traîtres, ils en ont décidé ainsi alors je vais être exécuté. Je repense à toi, ma chérie, nos premières fois ensemble, la douceur de ta peau, ton odeur délicieuse comme un jardin de fleurs. Ici la mort est présente partout. Le ciel est noir et voilà qu'un officier vient me chercher. Je n'ai plus le temps, Mathilde, pardonne-moi.
Je t'aime.
Manec
Par Professeur L
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Publié dans : Lettre d'un Poilu par les élèves de troisième
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