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Chers élèves,

Ce blog vous est avant tout destiné. C'est votre outil. Servez-vous en !

Vous y trouverez les textes étudiés en classe, regroupés par séquence et par niveau, ainsi que les synthèses collectives envoyées par les volontaires.

Dans les commentaires, vous pouvez m'adresser vos remarques et me poser des questions concernant les cours ou les devoirs.
Tout message doit être soigneusement écrit, en respectant le plus possible l'orthographe et la grammaire.

Chaque message doit être signé.

Pour un usage à la fois intelligent et prudent d'Internet en général et du blog en particulier, je vous invite à consulter le site suivant, soutenu par l'Union européenne :

http://internetsanscrainte.fr/

Ce blog pédagogique se fixe donc les objectifs suivants :
- favoriser l'autonomie et l'esprit d'initiative des élèves
- favoriser la maîtrise de la langue française grâce aux nouvelles technologies de l'information et de la communication
- favoriser la communication entre le professeur et les élèves
- valoriser les meilleurs travaux disciplinaires et interdisciplinaires des élèves

Bonne navigation sur www.cosmopolis-educ.com !

 

 

Dimanche 11 mai 2008 7 11 /05 /Mai /2008 19:35
Le pamphlet : c'est un texte polémique et satirique, d'un ton violent, qui utilise l'humour et l'ironie, pour accuser, dénoncer et critiquer quelque chose ou quelqu'un. Exemple: l'article "Fanatisme" de Voltaire, dans son Dictionnaire philosophique, est un pamphlet contre le fanatisme, qui est défini comme une maladie mentale devant être soignée grâce à la philosophie.

La satire : c'est un texte qui utilise l'humour, l'ironie, la dérision pour critiquer quelqu'un ou quelque chose.

La polémique : c'est une discussion, un débat, qui utilise des idées, des arguments, sur le ton de la violence. Ce terme vient du grec polemos qui signifie "guerre".
Par Professeur L - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /Avr /2008 12:08
Voici un blog pédagogique que vous pouvez consulter pour compléter votre culture littéraire. Je vous invite à le visiter, car il témoigne d'un véritable amour pour les mots, la littérature et l'enseignement du français :



http://rienquepourvous.over-blog.com/

Par Professeur L - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mardi 29 avril 2008 2 29 /04 /Avr /2008 21:05

VOCABULAIRE DU FILM RIDICULE

 

Saillie : nom féminin : trait d’esprit, mot d’esprit, remarque ironique et fine.

 

Prompt(e) : adjectif : vif, rapide. Un esprit prompt est un esprit qui comprend et qui saisit aisément, rapidement.

 

 

Assesseur : nom masculin : personne qui siège à côté d’une autre personne pour l’aider et pour la remplacer si besoin.

 

 

Sérail : nom masculin : partie du palais où sont les femmes dans les pays arabes. Harem, gynécée.

 

Eunuque : nom masculin : homme châtré employé comme serviteur et chargé de la garde des femmes dans les harems.

 

S’enquérir : chercher à savoir quelque chose, à obtenir un renseignement sur quelque chose qui intéresse, en examinant, en interrogeant. S’enquérir de la femme d’autrui : s’intéresser à la femme d’autrui, obtenir des renseignements sur la femme d’autrui.

 

Compassion : nom féminin : c’est un sentiment qui nous pousse à partager la souffrance d’autrui.

 

Par Professeur L - Communauté : Au fil des mots
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Mercredi 2 avril 2008 3 02 /04 /Avr /2008 18:58

Un négociant : un gros commerçant

 

Un fétiche : un objet de culte dans certaines religions polythéistes

 

La généalogie : l’étude des ancêtres d’un individu. Le généalogiste s’occupe de chercher les ancêtres d’un individu.

 

Un prêcheur : c’est une personne qui enseigne et répand la religion chrétienne.

 

Le mets : aliment élaboré qui entre dans la composition d’un repas et qui est souvent préparé selon une recette particulière. On parle de mets délicat, exquis, raffiné.

 

Le condiment : substance aromatique utilisée pour relever la saveur des aliments au cours de la préparation d’un plat ou lors de la consommation des mets. Exemple : le sel, le poivre, la moutarde, le sucre sont des condiments.

 

L’intempérance : (nom féminin) goût excessif pour les plaisirs de la vie, abus des plaisirs de la table, goût immodéré pour la nourriture et le vin.

 

La sensualité : caractère d’une personne qui cherche tout ce qui peut satisfaire les sens et procurer du plaisir.

 

Par Professeur L - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 24 mars 2008 1 24 /03 /Mars /2008 15:13

Pour clôturer la séquence 4 : expliquer et argumenter : pourquoi les hommes font-ils la guerre, voici un petit film d'animation, à la fois intelligent et poétique, sur l'absurdité et la cruauté de la guerre :


Par Professeur L - Publié dans : Expliquer et argumenter en quatrième - Communauté : Refaire le Monde
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Jeudi 20 mars 2008 4 20 /03 /Mars /2008 21:39

Voici les photographies des intervenants Jeunes Européens, des ERASMUS et de moi-même à l'occasion de la séance explicative consacrée à l'Europe, la veille des vacances d'hiver. Les reconnaissez-vous ?

 

 http://jelille.canalblog.com/

Par Professeur L - Publié dans : Expliquer et argumenter en quatrième - Communauté : Histoire Géographie
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Jeudi 20 mars 2008 4 20 /03 /Mars /2008 19:53

Bonsoir tout le monde,

Demain je vous rends vos recherches sur la personnalité européenne de votre choix. A partir de ces recherches, et en tenant compte de mes remarques, je veux que vous fassiez une fiche explicative selon le modèle d'un entretien journalistique. Voici un exemple de fiche explicative sur une personnalité européenne, Erasme, que vous devez prendre pour modèle, afin de mener à bien ce travail :

Exemple de fiche explicative sur une personnalité européenne

 

Arthur est un spécialiste d’Erasme. Nous l’avons rencontré, afin qu’il nous communique sa passion pour ce grand personnage européen.

 

Julien – Arthur, vous êtes un des plus grands spécialistes de la vie et de la pensée d’Erasme. D’où vous vient cette passion ?

Arthur – Lorsque j’étais étudiant, j’ai passé une année à l’étranger grâce au projet ERASMUS. J’ai voulu savoir d’où venait le nom de ce programme européen, et c’est ainsi que j’ai découvert la vie et l’œuvre de ce grand penseur hollandais. Et puis j’adore la philosophie. Or Erasme est un des plus grands penseurs européens. Par sa pensée, ses voyages et ses engagements, il incarne la liberté de pensée, de conscience et de bouger. Erasme a activement participé au développement de l’humanisme, qui est une racine fondamentale de l’Europe avec les Lumières. Les valeurs de l’Union européenne datent de cette période.

 

Julien – Erasme était un penseur hollandais ?

Arthur – Oui, il est né à Rotterdam, en 1467. Il est mort en 1536.

 

Julien – Vous dîtes qu’Erasme était un penseur, un philosophe. Mais quelles étaient ses idées ?

Arthur – Erasme s’inspire à la fois de la philosophie grecque et de la foi chrétienne. Il veut retourner aux sources du christianisme. Il est contre le clergé qui veut que la Bible soit uniquement écrite en latin. C’est pourquoi il entreprend une traduction de la Bible. Car il veut que chacun, que l’on soit riche ou pauvre, cultivé ou pas, ait accès au message de la Bible.

 

Julien – Quel est ce message ?

Arthur – C’est un message de paix et d’amour. La Bible dit qu’il ne faut ni tuer, ni mentir, ni voler. Il faut aimer et respecter son prochain. Si tout le monde à l’époque avait eu connaissance de ce message, peut-être qu’il n’y aurait pas eu les guerres de religion. Pendant ces guerres, les hommes ont commis des actes atroces : tortures, massacres, meurtres, destructions…et tout ça au nom de la religion !

 

Julien – Je suppose qu’avec de telles ambitions, Erasme ne s’est pas fait beaucoup d’amis…

Arthur – En effet. Erasme était catholique, mais les catholiques lui ont reproché d’avoir favorisé le développement du protestantisme. Cependant, il avait également des amis. Je pense notamment à un Anglais, Thomas More, l’auteur d’un ouvrage qui s’intitule Utopia. C’est d’ailleurs en Angleterre qu’Erasme a écrit son ouvrage le plus célèbre : Eloge de la folie.

 

Julien – Il y a quelque chose que je ne comprends pas : quel est le rapport entre le programme ERASMUS et Erasme. On aurait très bien pu appeler le programme européen Thomas More, non ?

Arthur – Je pense que le programme européen qui permet aux jeunes étudiants de partir un an à l’étranger s’appelle ERASMUS car Erasme a énormément voyagé en Europe : il est allé en Angleterre, en France, en Italie et, bien sûr, en Hollande, son pays natal. De même, sa pensée a traversé les frontières, et il est très vite devenu célèbre.

 

Julien – Merci beaucoup Arthur pour cette explication de la vie d’Erasme, un des plus grands penseurs européens.

 

Par Professeur L - Publié dans : Expliquer et argumenter en quatrième - Communauté : Refaire le Monde
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Lundi 17 mars 2008 1 17 /03 /Mars /2008 13:54
Année scolaire 2007-2008 – BTS
Lycée André Malraux (Béthune)
Séquence consacrée à l’amour : la jalousie est-elle un obstacle ou un moteur du sentiment amoureux ?
Support : René Girard, Mensonge romantique et vérité romanesque, chapitre 1 : « Le désir triangulaire ».
Fiche synthétique
 
 
A. Le désir mimétique : sujet désirant, médiateur et objet désiré
 
Dans Mensonge romantique et vérité romanesque, le penseur et anthropologue René Girard se propose de décrypter le véritable mécanisme du désir, à partir d’une analyse de grands romans tels que Don Quichotte de Cervantès, Le Rouge et le Noir de Stendhal, Madame Bovary de Flaubert, Du Côté de chez Swann de Proust et Les Frères Karamazov de Dostoïevski.
René Girard s’emploie surtout à détruire un préjugé tenace sur le désir, et notamment sur le désir amoureux et la jalousie : il y aurait un désir propre, personnel, authentique et immédiat et la jalousie serait le moteur du désir amoureux. En réalité, il n’y a que du désir impropre, impersonnel et inauthentique. La relation qui va du sujet désirant à l’objet désiré n’est pas immédiate et directe. La relation qui va du sujet désirant à l’objet désiré est toujours médiatisée par une tierce personne, qui est prise pour modèle plus ou moins avoué du désir. Il n’y a jamais de désir selon soi. Le désir est toujours selon l’autre. Autrement dit, un objet n’est pas désiré parce qu’il est désirable. C’est l’inverse qui est vrai : un objet est désirable parce qu’il est désiré par autrui que je prends pour modèle et pour rival. Tout désir est une copie ou une imitation de désir.
C’est pourquoi René Girard qualifie le désir de mimétique. La figure géométrique qui permet de comprendre le mécanisme du désir mimétique est le triangle : le sujet désirant, le modèle-rival, et l’objet désiré sont les trois angles de cette figure (cf. schéma page 2)
 
 
B. La jalousie est le produit du désir mimétique
 
C’est cette conception du désir mimétique qui permet de comprendre le phénomène de la jalousie. Lorsque je suis jaloux, je ne suis pas jaloux d’autrui parce que celui-ci possède un objet que j’ai toujours désiré auparavant. Car en réalité je ne désire l’objet possédé par autrui que parce qu’autrui le possède. Je ne peux pas m’empêcher de désirer ce que l’autre désire.
En désirant le désir d’autrui, je fais d’autrui un modèle, voire une idole. Je le vénère bien plus que l’objet qu’il possède. Et parce que je vénère autrui, mon modèle, mon idole, je suis voué à désirer ce qu’il désire, mais en même temps je n’ose pas entrer en rivalité avec lui. Autrui dont je copie le désir est donc à la fois mon modèle et mon rival. Tout se passe comme si aux yeux du jaloux le modèle disait : imite-moi, ne m’imite pas, désire-moi, ne me désire pas.
D’où la souffrance du jaloux, condamné à vénérer et à haïr à la fois le modèle de son désir. Le jaloux vénère son modèle parce qu’il imite son désir. Il hait son modèle parce que son statut d’idole l’empêche d’accomplir son désir et de prendre possession de l’objet désiré. Et, enfin, le jaloux se hait lui-même, car il a honte d’oser haïr son idole.
Par Professeur L - Publié dans : BTS - Lettres modernes- Philosophie - Communauté : La commune des philosophes
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Lundi 17 mars 2008 1 17 /03 /Mars /2008 13:49
Année scolaire 2007-2008 – BTS
Lycée André Malraux (Béthune)
Séquence consacrée à l’amour : la jalousie est-elle un obstacle ou un moteur du sentiment amoureux ?
Support : René Girard, Mensonge romantique et vérité romanesque, chapitre 1 : « Le désir triangulaire ».
 
« La jalousie et l’envie supposent une triple présence : présence de l’objet, présence du sujet, présence de celui que l’on jalouse ou de celui que l’on envie. Ces deux « défauts » sont donc triangulaires : jamais, toutefois, nous ne percevons un modèle dans celui que l’on jalouse parce que nous prenons toujours sur la jalousie le point de vue du jaloux lui-même. [ …] Celui-ci se persuade aisément que son désir est spontané, c’est-à-dire qu’il s’enracine dans l’objet et dans cet objet seulement. Le jaloux soutient toujours, par conséquent, que son désir a précédé l’intervention du médiateur. Il nous présente celui-ci comme un intrus, un fâcheux […] qui vient interrompre un délicieux tête-à-tête. La jalousie se ramènerait donc à l’irritation que nous éprouvons tous lorsqu’un de nos désirs est accidentellement contrarié. La véritable jalousie est infiniment plus riche et plus complexe que cela. Elle comporte toujours un élément de fascination à l’égard du rival insolent. […] Nous parlons de « tempérament jaloux » ou de « nature envieuse ». Que peut donc impliquer, concrètement, un tel « tempérament » ou une telle « nature » sinon une irrésistible propension à désirer ce que désirent les Autres, c’est-à-dire à imiter leurs désirs ?
Max Scheler fait figurer « l’envie, la jalousie et la rivalité » parmi les sources du ressentiment. Il définit l’envie comme « le sentiment d’impuissance qui vient s’opposer à l’effort que nous faisons pour acquérir telle chose, du fait qu’elle appartient à autrui ». Il observe, d’autre part, qu’il n’y aurait pas envie, au sens fort du terme, si l’imagination de l’envieux ne transformait en une opposition concertée l’obstacle passif que le possesseur de l’objet lui oppose, du fait même de sa possession. « Le seul regret de ne pas posséder ce qu’un autre possède et ce que je désire, ne suffit pas, en soi, à…faire naître (l’envie) puisqu’aussi bien ce regret peut me déterminer à l’acquisition de la chose désirée ou d’une chose analogue…L’envie ne naît que si l’effort requis pour mettre en œuvre ces moyens d’acquisition échoue en laissant un sentiment d’impuissance. »
L’analyse est exacte et complète ; elle n’omet ni l’illusion que se fait l’envieux sur la cause de son échec, ni la paralysie qui accompagne l’envie. Mais ces éléments restent isolés ; le rapport qui les unit n’est pas vraiment perçu. Tout s’éclaire, au contraire, tout s’organise en une structure cohérente si l’on renonce, pour expliquer l’envie, à partir de l’objet de la rivalité et si l’on fait du rival lui-même, c’est-à-dire du médiateur, le point de départ de l’analyse, aussi bien que son point d’aboutissement. L’obstacle passif que constitue la possession n’apparaîtrait pas comme un geste de mépris calculé, cet obstacle ne provoquerait pas le désarroi si le rival n’était pas secrètement vénéré. Le demi-dieu paraît répondre aux hommages par une malédiction.[…] Le sujet voudrait se croire victime d’une atroce injustice mais il se demande avec angoisse si la condamnation qui semble peser sur lui n’est pas justifiée. La rivalité ne peut donc qu’exaspérer la médiation ; elle accroît le prestige du médiateur et elle renforce le lien qui unit l’objet à ce médiateur, en contraignant ce dernier à affirmer hautement son droit, ou son désir, de possession. Le sujet est donc moins capable que jamais de se détourner de l’objet inaccessible : c’est à cet objet et à lui seul que le médiateur communique son prestige, en le possédant ou en désirant le posséder. Les autres objets n’ont aucune valeur aux yeux de l’envieux, seraient-ils analogues ou même identiques à l’objet « médiatisé ».
Toutes les ombres se dissipent si l’on reconnaît un médiateur dans le rival abhorré.[…] Seuls les romanciers rendent au médiateur la place usurpée par l’objet ; seuls les romanciers renversent la hiérarchie du désir communément admise. »
Par Professeur L - Publié dans : BTS - Lettres modernes- Philosophie - Communauté : La commune des philosophes
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Samedi 15 mars 2008 6 15 /03 /Mars /2008 17:50

Voici l'extrait de Montaigne sur les cannibales. Maupassant s'est inspiré de cet argument dans son texte extrait de Sur l'eau, comme nous l'avons vu en cours, lors de la correction de l'activité sur le texte de Maupassant : 

Je pense qu'il y a plus de barbarie à manger un homme vivant qu'à le manger mort ; à déchirer par des tortures et des supplices un corps encore capable de sentir, à le faire rôtir par petits morceaux, le faire mordre et dévorer par les chiens et les porcs (comme je ne l'ai pas seulement lu, mais vu faire il y a peu, et non entre de vieux ennemis, mais entre des voisins et des concitoyens, et qui pis est, sous prétexte de piété et de religion)... Il y a plus de barbarie en cela, dis-je, que de rôtir et de manger un corps après sa mort.
Montaigne, Essais, I, 30, Des cannibales.

L'auteur dit que manger un être vivant est bien plus cruel et barbare que manger un être humain mort, car l'individu qui se fait manger souffre. Ce texte est argumentatif. Montaigne exprime ses idées, comme le prouvent ces mots : "je pense", "dis-je". Montaigne pense que les cannibales (les Indiens d'Amérique) ne sont pas aussi cruels que les guerriers européens (les conquistadors en Amérique et les catholiques en France pendant les guerres de religion). En effet, les Européens tuent et torturent uniquement pour le plaisir. Montaigne dénonce le massacre de la saint Barthélémy, la colonisation du Nouveau Monde, l'extermination des Indiens et la déportation des esclaves africains. Maupassant reprend cet argument dans Sur l'eau, pour dénoncer les guerres européennes au XIXe siècle.
Par Professeur L - Publié dans : Expliquer et argumenter en quatrième - Communauté : Histoire Géographie
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