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Vous y trouverez les textes étudiés en classe, regroupés par séquence et par niveau, ainsi que les synthèses collectives envoyées par les volontaires.

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Pour un usage à la fois intelligent et prudent d'Internet en général et du blog en particulier, je vous invite à consulter le site suivant, soutenu par l'Union européenne :

http://internetsanscrainte.fr/

Ce blog pédagogique se fixe donc les objectifs suivants :
- favoriser l'autonomie et l'esprit d'initiative des élèves
- favoriser la maîtrise de la langue française grâce aux nouvelles technologies de l'information et de la communication
- favoriser la communication entre le professeur et les élèves
- valoriser les meilleurs travaux disciplinaires et interdisciplinaires des élèves

Bonne navigation sur www.cosmopolis-educ.com !

 

 

Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /Fév /2008 12:15

4ème 1 – Année scolaire 2007-2008

Séquence 4 : explication et argumentation : pourquoi les hommes font-ils la guerre ?

Séance 3 :

 

VICTOR HUGO

DISCOURS D’OUVERTURE DU CONGRES DE LA PAIX

21 AOUT 1849

 

" Messieurs, si quelqu’un, il y a quatre siècles, à l’époque où la guerre existait de commune à commune, de ville à ville, de province à province, si quelqu’un eût dit à la Lorraine, à la Picardie, à la Normandie, à la Bretagne, à l’Auvergne, à la Provence, au Dauphiné, à la Bourgogne : Un jour viendra où vous ne vous ferez plus la guerre, un jour viendra où vous ne lèverez plus d’hommes d’armes les uns contre les autres, un jour viendra où l’on ne dira plus : Les Normands ont attaqué les Picards, les Lorrains ont repoussé les Bourguignons. Vous aurez bien encore des différends à régler, des intérêts à débattre, des contestations à résoudre, mais savez-vous ce que vous mettrez à la place des hommes d’armes ? Savez-vous ce que vous mettrez à la place des gens de pied et de cheval, des canons, […] des lances, des piques, des épées ? Vous mettrez une petite boîte de sapin que vous appellerez l’urne du scrutin, et de cette boîte il sortira, quoi ? une assemblée en laquelle vous vous sentirez tous vivre, une assemblée qui sera comme votre âme à tous, un concile souverain et populaire qui décidera, qui jugera, qui résoudra tout en loi, qui fera tomber le glaive de toutes les mains et surgir la justice dans tous les cœurs, qui dira à chacun : Là finit ton droit, ici commence ton devoir. Bas les armes ! Vivez en paix ! [Applaudissements] Et ce jour-là, vous ne serez plus des peuplades ennemies, vous serez un peuple ; vous ne serez plus la Bourgogne, la Normandie, la Bretagne, la Provence, vous serez la France. Vous ne vous appellerez plus la guerre, vous vous appellerez la civilisation !

Si quelqu’un eût dit cela à cette époque, messieurs, […] tous les gens sérieux, tous les grands politiques d’alors se fussent écriés : « Oh ! le songeur ! Oh ! le rêve-creux ! Comme cet homme connaît peu l’humanité ! Que voilà une étrange folie et une absurde chimère ! » - Messieurs, le temps a marché, et cette chimère, c’est la réalité. [Mouvement.]

Eh bien ! vous dîtes aujourd’hui, et je suis de ceux qui disent avec vous, tous, nous qui sommes ici, nous disons à la France, à l’Angleterre, à la Prusse, à l’Autriche, à l’Espagne, à l’Italie, à la Russie, nous leur disons :

Un jour viendra où les armes vous tomberont des mains, à vous aussi ! Un jour viendra où la guerre paraîtra aussi absurde et sera aussi impossible entre Paris et Londres, entre Pétersbourg et Berlin, entre Vienne et Turin, qu’elle serait impossible et qu’elle paraîtrait absurde aujourd’hui entre Rouen et Amiens, entre Boston et Philadelphie. Un jour viendra où la France, vous Russie, vous Italie, vous Angleterre, vous Allemagne, vous toutes, nations du continent, sans perdre vos qualités distinctes et votre glorieuse individualité, vous vous fondrez étroitement dans une unité supérieure, et vous constituerez la fraternité européenne, absolument comme la Normandie, la Bretagne, la Bourgogne, la Lorraine, l’Alsace, toutes nos provinces, se sont fondues dans la France. Un jour viendra où il n’y aura plus d’autres champs de bataille que les marchés s’ouvrant au commerce et les esprits s’ouvrant aux idées. – Un jour viendra où les boulets et les bombes seront remplacés par les votes, par le suffrage universel des peuples, par le vénérable arbitrage d’un grand sénat souverain qui sera à l’Europe ce que le parlement est à l’Angleterre, ce que la diète est à l’Allemagne, ce que l’Assemblée législative est à la France ! […] Un jour viendra où l’on verra ces deux groupes immenses, les Etats-Unis d’Amérique, les Etats-Unis d’Europe (Applaudissements), placés en face l’un de l’autre, se tendant la main par-dessus les mers, échangeant leurs produits, leur commerce, leur industrie, leurs arts, leurs génies…"

 

Comment empêcher la guerre ?

 

On peut empêcher la guerre :

 

- par le droit et la loi

- en faisant du yoga

- en cessant de fabriquer des armes

- en signant des papiers de paix (des traités)

- par l'éducation

- par l'intervention de l'ONU

- en empêchant les trafics d'armes

- en appartenant à l'Union Européenne.

 

Restitution synthétique de l'analyse du texte de Victor Hugo :

 

Victor Hugo nous dit qu'il n'y aura plus de guerre entre les nations européennes car en 1849, il n'y a plus de guerre dans la société française. En effet, la démocratie en France a été installée (c'est l'époque de la Deuxième République). Les anciennes régions rivales se sont unies.

De même que les anciennes seigneuries féodales ont arrêté de faire la guerre elles aussi, de même les nations européennes arrêteront de combattre. Victor Hugo utilise un discours argumentatif qui s'appuie sur une comparaison entre les anciennes seigneuries et les nations européennes. Victor Hugo utilise ce que l'on appelle un raisonnement par analogie. A la fin du premier paragraphe, il oppose la civilisation à la guerre.

Victor Hugo se serait opposé aux gens sérieux et aux hommes politiques au Moyen-Age s'il avait annoncé l'unité des régions en France. Victor Hugo compare l'Assemblée législative de la France, le Parlement anglais, la diète allemande à ce qui deviendra l'Assemblée des Etats-Unis d'Europe.

Victor Hugo répète "un jour viendra où..." comme un prophète (un devin, un voyant) qui sait ce qui se passera dans l'avenir. Cette anaphore permet de donner un effet d'insistance et une dimension prophétique. Victor Hugo veut nous persuader que nous serons comme les Etats-Unis d'Amérique.

Nous ne ferons plus la guerre en Europe dans l'avenir selon Victor Hugo. Or il y a un Parlement européen aujourd'hui en Europe, à Strasbourg, qui représente tous les citoyens européens, exactement comme l'avait prédit Victor Hugo dans ce texte. Il n'y a plus la guerre entre les nations européennes grâce à l'Union Européenne. Mais il n'y a pas encore de Président de l'Europe.

 


 


Par Professeur L - Publié dans : Expliquer et argumenter en quatrième - Communauté : La commune des philosophes
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Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /Fév /2008 12:13

4ème 1 – Année scolaire 2007-2008

Séquence n°4 : expliquer et argumenter : pourquoi les hommes font-ils la guerre ?

Séance 2 

Myriam Revault D’Allonnes, Pourquoi les hommes font-ils la guerre ?

 

Est-il possible que les hommes cessent de faire la guerre ? Pourquoi n’arrêteraient-ils pas de se battre pour vivre toujours en paix ? Peut-on imaginer un monde sans guerre ?

[…]

            Réfléchissons sur le comportement des animaux. Nous savons que les êtres vivants se mangent entre eux : les animaux mangent les plantes, les gros poissons mangent les petits, les loups mangent les agneaux ou les chèvres […], les lions mangent les antilopes, etc. Les plus forts mangent les plus faibles. A l’intérieur d’une même espèce, les animaux se battent aussi : pour un territoire, pour se défendre quand ils sont attaqués, pour protéger leur nid et leurs petits, ou encore parce qu’ils sont des prédateurs qui se nourrissent des proies dont ils s’emparent. Cette lutte est liée à la fois à la vie et au prestige, au désir de montrer qu’on est le plus fort…

            Mais nous ne pouvons pas tirer de la lutte ou du combat entre les animaux des conclusions sur la guerre que se font les hommes.

            Pourquoi ? Tout d’abord, nous ne pouvons pas réfléchir sur les êtres humains comme s’ils étaient des êtres vivants avec quelque chose « en plus » : par exemple, le fait de marcher sur deux pieds et d’utiliser ses mains, de détenir la parole ou d’utiliser des outils. Car ce qui différencie notamment les hommes des animaux, c’est qu’ils vivent en société, dans des sociétés organisées, régies par des lois, des règles qui indiquent ce qui est interdit et ce qui est permis, et qu’ils sont dotés d’un langage qui ne leur permet pas seulement de communiquer mais aussi de s’exprimer, se livrant à cette activité fondamentale qu’est le travail. Ils s’adaptent ainsi à la nature et la transforment, et, de plus, ce travail est différencié ou spécialisé : tous ne font pas le même travail. Cet ensemble de traits, c’est ce qu’on appelle la culture. Ce sont donc ces mêmes hommes qui font la guerre : des hommes qui parlent, qui travaillent, qui vivent avec d’autres hommes selon des règles communes auxquelles ils se conforment, notamment au sein d’une organisation politique, de cités et d’Etats.

[…]

La guerre ne vient pas de la nature, elle n’est pas « naturelle » : elle est sociale et culturelle. Les hommes ne se font pas la guerre en tant qu’individus, en tant que particuliers. Ils ne combattent pas en leur nom propre – même s’ils combattent corps à corps ou se battent en combat singulier, ou encore tirent sur d’autres individus – mais en tant qu’ils appartiennent à une société, à un pays, en tant qu’ils sont membres d’une communauté organisée. C’est dans cette situation – et dans cette situation seulement – qu’ils exercent cette violence sans limites qui consiste à tuer leur ennemi alors qu’ils n’y sont pas autorisés en temps de paix. La guerre est une conduite organisée, une action violente collectivement organisée entre des sociétés.

[…]

La guerre est liée à la civilisation : la civilisation ne signifie pas que la barbarie disparaît. Il faut penser les deux choses à la fois : les sociétés humaines deviennent à certains égards de plus en plus « pacifiées », de plus en plus « civilisées », mais aussi de plus en plus violentes ; ces deux aspects sont inséparables, on ne peut pas les dissocier.

[…]

La violence est probablement un élément que l’on ne pourra jamais faire entièrement disparaître : le problème, c’est donc de la contrôler, de la régler, de la canaliser. Comment faire en sorte que le conflit prenne des formes qui ne soient pas meurtrières ? C’est une vraie et difficile question, et c’est peut-être – tout au moins en ce qui concerne la guerre – la seule question vraiment intéressante, même si nous ne disposons pas de réponses toutes faites.

Par Professeur L - Publié dans : Expliquer et argumenter en quatrième - Communauté : La commune des philosophes
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Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /Fév /2008 12:05

4ème 1 – Année scolaire 2007-2008

Séquence n°4 : expliquer et argumenter : pourquoi les hommes font-ils la guerre ?

Les Voyages de Gulliver, de Jonathan Swift 

 

Gulliver, chirurgien d’origine anglaise, passionné de navigation, part en voyage, fait naufrage et se retrouve dans un monde peuplé uniquement d’êtres humains minuscules, qui vivent dans deux empires : celui de Lilliput et celui de Blefescu. Un Ministre de Lilliput raconte à Gulliver l’origine de la guerre entre l’Empire de Lilliput et l’Empire de Blefuscu :

 

            Ces deux formidables puissances se trouvent engagés depuis trente-six lunes dans une guerre à mort, et voici quelle en fut l’occasion. Chacun sait qu’à l’origine, pour manger un œuf à la coque, on le cassait par le gros bout. Or, il advint que l’aïeul de notre Empereur actuel, étant enfant, voulut manger un œuf en le cassant de la façon traditionnelle, et se fit une entaille au doigt. Sur quoi l’Empereur son père publia un édit ordonnant à tous ses sujets, sous peine des sanctions les plus graves, de casser leurs œufs par le petit bout. Cette loi fut si impopulaire, disent nos historiens, qu’elle provoqua six révoltes, dans lesquelles un de nos Empereurs perdit la vie, un autre sa Couronne. Ces soulèvements avaient chaque fois l’appui des souverains de Blefuscu et, lorsqu’ils étaient écrasés, les exilés trouvaient toujours un refuge dans ce Royaume. On estime à onze mille au total le nombre de ceux qui ont préféré mourir plutôt que de céder et de casser leurs œufs par le petit bout. On a publié sur cette question controversée plusieurs centaines de gros volumes ; mais les livres des Gros-Boutiens sont depuis longtemps interdits et les membres de la secte écartés par une loi de tous les emplois publics. Au cours de ces troubles, les Empereurs de Blefuscu nous ont, à maintes reprises, fait des remontrances par leurs ambassadeurs, nous accusant d’avoir provoqué un schisme religieux et d’être en désaccord avec les enseignements que notre grand prophète Lustrog donne au chapitre cinquante-quatre du Blundecral (c’est le nom de leur Coran). Cela s’appelle, bien sûr, solliciter les textes. Voici la citation : « Tous les vrais fidèles casseront leurs œufs par le bout le plus commode. » Quel est le plus commode ?     On doit, à mon humble  avis, laisser à chacun le soin d’en décider selon sa conscience ou s’en remettre alors à l’autorité du premier magistrat. Or les Gros-Boutiens exilés ont trouvé tant de crédit à la Cour de l’Empereur de Blefescu et chez nous tant d’aide et d’encouragements secrets que depuis trente-six lunes, une guerre sanglante met aux prises les deux Empires, avec des fortunes très diverses ; elle nous a coûté, jusqu’à présent, la perte de quarante vaisseaux de ligne, d’une quantité d’autres navires, ainsi que de trente mille de nos meilleurs matelots ou soldats, et l’on estime que les pertes de l’ennemi sont encore plus considérables. Il vient cependant d’armer une flotte redoutable et s’apprête à débarquer sur nos côtes.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          avis,

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Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /Fév /2008 12:01

Anthony                                                 

Bouboule et le diable

 

Samedi 31 Décembre 1999, un policier, surnommé Bouboule pour ses problèmes d'obésité, fut un jour appelé en renfort pour une affaire qui tourna au drame. Frustré de ne pouvoir finir sa pizza toute droite venue du micro-ondes, il simula une panne de batteries de sa radio de service. Le lendemain, après une nuit d'un sommeil agité, il fut réveillé par la sonnerie de son téléphone cellulaire qui ne cessait de sonner. Il décrocha et apprit que six de ses collègues étaient décédés la veille, que le tueur en série était toujours en cavale, et qu'il n'aurait fallu que d'un homme de plus pour éviter cette tragédie sanglante. Il se sentit abominable d'avoir délaissé ses collègues pour cette satanée part de pizza. Honteux de lui, il n'osa pas pointer son nez dehors.

Le soir même il fit un rêve assez singulier: il vit une créature semblable à un homme , un très grand homme d'une couleur rougeoyante et doté de longues oreilles pointues, d'une bouche terrible munie de crocs menaçants. Cet être possédait  une deuxième bouche ronde saturée de dents acérés en plein milieu du ventre, ainsi qu'une queue fourchue et des griffes aiguisées d'une dizaine de centimètres à chaque main. Ce monstre  lui disait  qu'il ne suffisait plus que deux forfaits pour qu'il soit admis en tant que démon au royaume des enfers. Et la créature éclata d'un rire démoniaque. Bouboule se réveilla en transe et se rendormit.

Le lendemain soir, alors qu'il venait de s'installer devant la télé avec un kébab à la main, son portable sonna : c'était le même appel que la veille et pour le même assassin (qui était toujours en cavale). Il mentit et dit que sa voiture de fonction venait d'être percutée par un bus, qu'une dépanneuse venait le chercher, et que sa voiture personnelle était au garage. Il passa encore une horrible nuit et eut du mal à dormir, même avec une bonne dose de somnifères. Il plongea alors dans un rêve diabolique et étrange: le même être que la veille lui montra la balle que Bouboule gardait précieusement dans son coffre-fort. En fait c'était la balle à laquelle il avait survécu grâce à un collègue qui avait tué l'assaillant et avait appelé les secours à temps. L'hostile être, tout en lui montrant l'objet, dit : « -Souviens-toi ! » et Bouboule se réveilla.

            Il commençait vraiment à se demander s'il ne devenait pas fou. Le lendemain soir, devant le match Lens-Marseille, il reçut un appel qui était, étrangement, toujours le même que les deux précédents jours. Il se dit qu'il ne pouvait pas encore abandonner ses collègues qui lui avaient sauvé la vie tant de fois. Arrivé au milieu de la poursuite, un vieil hôpital psychiatrique en ruines, il chercha ses collègues et les aperçut au bout d'un couloir avec un homme masqué juste derrière eux qui s'apprêtait à tirer. Bouboule sortit son arme et tua le criminel d'une balle en plein cœur et ses collègues, effarés, se retournèrent et remercièrent Bouboule très chaleureusement.

Le soir même, il s'endormit profondément et rêva encore de l'horrible divinité païenne que pouvait être le diable. Car cette chose ne pouvait être que le diable! La créature, accompagnée d'une sorte de bourreau moyenâgeux, lui dit: « Dommage, tu as échoué à la première épreuve. Il te reste encore deux épreuves et si tu les rates, voici ce qu'il t'arrivera. » Et le bourreau partit chercher une des victimes du diable (il s'agissait sans doute de Marian ) et commença alors à râper les doigts de ce dernier qui hurla à la mort. Le démoniaque être lui arracha le cuir chevelu, vida du sel sur le crâne ensanglanté de la victime et frotta, lui coupa ensuite la langue pour qu'il cesse de crier et lui tira les deux yeux à l'aide d'un tire-bouchon. Il lui emplit le nez et la bouche de glu pour l'empêcher de respirer puis le scalpa. Il récupéra la cervelle et le cœur du pauvre homme et le déposa dans un bocal transparent remplit d'un ignoble liquide verdâtre. La tête de l'homme mort fut plantée sur un pic auprès des autres malheureuses victimes et le corps fut mangé par d'énormes sortes de chiens à trois têtes. Son âme rejoignit les autres pour l'éternelle torture : le fait d'être dévoré par le diable et d'être vomi par le deuxième orifice de celui-ci pour être remangé et ainsi de suite pour l'éternité.     

 

Bouboule reçut, au petit-matin, le journal en retard, puisqu’il portait enfin la première date du deuxième millénaire : le dimanche 01 janvier 2000. Il se souvint alors de son fameux rêve et se dit qu'il lui restai deux choix :

-   être acclamé en héros par ses collègues et être torturé pendant l'éternité.

           -   laisser tomber ses collègues et devenir un véritable fléau de guerre du diable. Il était plongé dans une profonde réflexion quand on sonna à sa porte, il sortit et trouva  une arme à feu ainsi qu'une paire de  gants avec son pire ennemi en face de lui qui montrait des photos de Bouboule à la plage qui n'arrivait pas à mettre son maillot de bain à cause de ses bourrelets. Bouboule, extrêmement offensé, mit les gants pour cacher ses empreintes, prit l'arme, tira et enterra ensuite l'homme avant de brûler les gants.

Bouboule repassa une nuit agitée. Il s'était peut-être assez vite endormi mais il vit encore le diable en rêve qui le félicitait pour la réussite de la deuxième épreuve. Et il ricana d'un rire diabolique. Au réveil, Bouboule avait vraiment mauvaise conscience. Il était extrêmement angoissé et il se demandait quelle serait la prochaine épreuve et il n’espérait qu'une chose : que tout s'arrête. Il avait son  arme de service dans la poche et il se demanda ce qu'il se passerait, ou plutôt s'il serait envoyé aux enfers pour le destin qui lui était réservé s'il se suicidait maintenant. Il avait la phobie des enfers et la tentation était forte.

Il se dit alors qu'il ne restait qu'une solution à ses problèmes : la mort! « De toute façon, se dit-il, pas beaucoup de gens ne me pleureront ; je n'aurais eu, dans cette impitoyable vie, ni femme, ni enfant, ni véritable parent car, orphelin de naissance (son père fut assassiné trois jours avant sa naissance et sa mère morte pendant l'accouchement...)  j'avais été adopté jusqu'à l'âge de seize ans où, avide de rendre la justice, je fis des études pour devenir policier. Je n'avais pas d'ami, mais tout le monde se moquait de moi car j'étais boulimique. »

Il n'en pouvait plus de cette vie chaotique et que tout le monde se moquait de lui tout bas. Il remarqua qu'il venait de se mettre le canon de son arme dans la bouche. Il voulait tirer, oui il en ressentait vraiment l'envie. Le gros doigt de Bouboule commençait déjà à presser la gâchette. Bouboule se disait : «  à trois je  tire, un..........,deux............., et trois..... » PAN !!!

Trop tard, Bouboule avait tiré.

Bouboule ressentit une sensation étrange, il se sentait très léger. Il se voyait allongé sur le sol de son salon, mort.

Il assistait à cette scène assez sanglante sans joie ni tristesse : il était neutre. Il vit alors, au-dessus de lui, une sorte de tunnel très lumineux vers lequel il se sentait attiré.  

Il se faisait comme aspiré par ce tunnel sans opposer de résistance.

Arrivé au bout du tunnel, il commença à voir un large monde tout blanc, où des gens discutaient tout joyeux.                                                    

            Dans ce monde, la haine ne semblait ne pas exister, puis, tout ce monde s'écroula et disparut, laissant place à un autre monde, où les nuages gris grondaient, et il vit derrière lui le diable qu'il avait vu en rêve.

Cet être dévorait les âmes par sa bouche puis les recrachait par un deuxième orifice dans le milieu du ventre puis le remangeait sempiternellement.

L'horrible créature païenne lui disait :

« Félicitation, tu  n'as pas échoué face à cette dernière épreuve qui était la plus difficile. Maintenant que tu es avec nous au royaume des enfers, nous allons pouvoir procéder au rituel de ton admission.

-         Non ! Je…Je…Je préfère mou-mou-mourir ! criait Bouboule en bégayant de peur.

-         Mais tu es déjà mort ! » ricana le diable.

Bouboule suivait le diable escorté par le clan des démons jusqu’à une sorte de volcan. Le sol était ardent, et il faillit mettre son pied dans une flaque de lave qui était abondante dans la grotte où il venait d’arriver. Il aperçut alors un trône orné de magnifiques rubis sur lequel le diable alla s’asseoir. Il appela son bourreau pour l’envoyer chercher à manger et l’esclave lui rapporta un bocal transparent dans lequel baignait un cœur dans un liquide verdâtre. Le diable goba le tout d’une gorgée. Le bourreau repartit chercher treize bocaux qui contenaient des cerveaux. Le monstrueux homme donna un bocal à chaque démon dont Bouboule. Les autres démons gobaient l’affreux mélange et le diable força Bouboule à en avaler le contenu.

« C’est notre seul moyen de garder nos corps et nos âmes, expliquait le diable. Sans cette mixture, nous finirions par pourrir et notre âme errerait en enfer pour l’éternité. »

Bouboule se sentit pris d’un grand espoir, car il eut une idée : il devait manger le plus de cœurs comme le diable et se débarrasser des cerveaux. Il pourrait ainsi revenir sur terre, une fois le diable et les douze autres démons anéantis. Il avait vu où avait été le bourreau. Il accepta donc la mission du diable qui consistait à lui ramener des âmes perdues dans tout le royaume des enfers. Pendant que le diable partit avec le bourreau pour quelque obscure raison, Bouboule s’empressa d’aller chercher ce dont il avait besoin. Il goba avec répugnance tous les cœurs et se débarrassa des cerveaux. Il s’enfuit car il entendit le bourreau arriver pour venir chercher le repas du diable.

« Arrrrgh ! hurla le diable, comment ça il n’y a plus de cœur ! ?  je perds de l’énergie à chaque seconde ! »

Tandis que les démons s’effondraient un par un, Bouboule approcha timidement mais avec courage et s’écria :

« La haine ne fait pas mieux que la haine ! »

Et le diable s’effondra. Notre héros décida donc de revenir sur Terre qui avait drôlement changé : les armes, abandonnées, étaient recouvertes de poussière : la haine n’existait plus. Les gens étaient heureux, l’armée et les postes de police ne servaient plus à rien. Bouboule, voyant tout ça, s’emplit d’une grande fierté…

           

 

 

 

 

 

                                                                                                                                             

Par Professeur L - Publié dans : nouvelles fantastiques par les élèves de quatrième - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /Fév /2008 12:00


LA NUIT DU LOUP GAROU

 

L'histoire que je vais vous raconter paraîtra peut-être à certains d'entre vous complètement extravagante. Cette histoire est en effet incroyable, et c'est pourquoi  j'éprouve le besoin de l'écrire.

 

Un homme d'une vingtaine d'années, brun aux yeux marron,  qui venait  d' emménager dans l'immeuble d'en face, paraissait d'une étrangeté comme un homme qui allait se faire exécuter. Je ne me doutais de rien, jusqu'au jour où je décidai d'aller voir sa boîte aux lettres, mais son renseignement était vierge.

Le lendemain matin, en passant ma tête par la fenêtre,  je vis l'homme qui mangeait de la viande au petit déjeuner. Le soir, en revenant d'école, je l'observais comme un chasseur épiant sa proie. Mais la nuit de la pleine lune, un hurlement très impressionnant m’avait réveillé. Je regardai par la fenêtre et je vis se transformer des griffes sur sa main. Ses vêtements se déchirèrent et des poils poussèrent le long de son corps et il grandit d’un mètre de hauteur. Je n'en croyais pas mes yeux : mon voisin, un loup garou ! Il s'en alla en sautant de sa fenêtre (au moins cinq étages) et il s'en alla en courant.

 Le lendemain, je racontais ça à mon copain mais il ne me croyait pas. Pris dans une angoisse profonde, je décidai d'aller tuer le loup garou. Je décidai d’aller à la bibliothèque et je pris des renseignements : le loup garou peut mourir avec une balle en argent. Je rentrai chez moi et pris des fourchettes. Mon père avec une collection de balles d'argent et il avait un fusil chez mon grand père. Je le pris et j'allai chez moi pour me préparer à l'affrontement lors de la pleine lune demain. 

 Le jour arriva. Le soir était là et la pleine lune aussi. Je regardais les alentours du parc et je le vis, avec des cadavres d'animaux : des lapins, des chouettes… Il s'en alla dans une grotte abandonnée : je le suivis. Tous ces cadavres me donnaient la nausée, mais je pris le fusil et lui tirai dessus, il se remit debout et il m'attaqua. Il me griffa au dos avec puissance et sauta sur moi, je pris le fusil et je tirai sur son cœur avec une balle en argent. Il mourut.

Quelques jours plus tard, le maire de la ville m'invita pour un entretien et il me remercia parce que la ville était enfin débarrassée de ce monstre. Mais la blessure que cette créature diabolique m'avait infligée est aujourd'hui cicatrisé. Tout est redevenu normal, ou presque : depuis quelques temps, je ressens une attirance étrange pour la viande crue. Demain soir au restaurant, je commanderai de la viande bien saignante.

 

 

fin

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Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /Fév /2008 11:54

 

 

                                                          L'évasion de Michael Scofield

 

 

 

Mon nom est Michael Scofield. Je suis fermier. J'habite dans une petite ville au Canada, au nord-est  de Vancouver. L'histoire  que je vais vous raconter est vraie. Ce récit va certainement vous paraître incroyable. Moi-même je me demande parfois si cela n'a pas été un rêve, ou plutôt un cauchemar. Il y a trois ans, je fus incarcéré dans une prison de haute sécurité, avec les criminels les plus dangereux des Etats-Unis. J'essayai de m'évader mais un policier  me suivait partout. C'était le policier qui avait retrouvé Muhe alors que des criminels essayaient de le tuer.

C'est alors que je rencontrai Muhe. Ses cheveux étaient noirs. Il avait des yeux marrons et un regard éclatant de joie qui avait retrouvé la lumière du jour. Comme les criminels de la prison voulaient tuer Muhe et comme il y avait plus d'eau dans la prison, je déclenchais l'alarme à incendie et j'avais fait un pacte avec le patron de la prison : le pacte consistait à donner de l'eau aux criminels. En échange l'administration pénitentiaire laissait Muhe tranquille. Avant d'arriver en prison, Muhe était dans une grotte et les criminels le poursuivaient. Il était étrangement à la fois chétif, musclé et trapu. Son visage était rond, bronzé et rouge. Ses yeux étaient bleus, un regard fixe et droit. La couleur de ses cheveux fins étaient noire, sa chevelure, épaisse. Ses lèvres étaient fines. Ses vêtements étaient démodés et négligés. La forme avachie, il avait une ceinture.

Une nuit, je me réveilla après un cauchemar et je regardais si Muhe était encore là mais il avait disparu. Le lendemain, j'allais à la cantine et tout à coup j'aperçus Muhe : j'étais étonné !

 Et alors je discutais avec lui et il me dit qu'il avait le pouvoir d'être invisible. Alors je dis à Muhe qu'on pouvait s'évader avec l'apparence d'être invisible. Ce que je vécus alors, jamais je ne l'oublierais. Muhe me révéla qu'il appartenait à une tribu d'indiens qui avaient pendant des siècles développé le pouvoir de devenir invisibles, afin d'échapper à l'extermination.

Toutes les semaines il y avait des gardes qui ouvraient la barrière pour voir si il y avaient des morts. Nous en profitâmes alors pour nous évader en montant, invisibles, dans un camion qui nous amena vers le chemin de la liberté.

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Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /Fév /2008 11:50

                                              LE TABLEAU MALEFIQUE  


Un jour, je partis me promener au marché au puces de mon village. Quand tout à coup, je vis un portrait d'un personnage avec un regard mystérieux. Ce qui était drôle, c'est qu'il me ressemblait  comme deux gouttes d'eau. Je retournai chez moi, pour accrocher mon sublime tableau dans mon salon, au-dessus de ma cheminée. Le lendemain,  j'invitai mes amis pour montrer mon tableau.

Tout  le monde  me disait que l'homme me ressemblait.  

Après, nous partîmes manger. Quelques minutes après, une terreur se diffusa dans toute la maison.  Je me précipitais vers le salon, là je vis tous mes amis autour du tableau. Tout doucement, je me rapprochai, et je vis que l'homme du tableau avait disparu. Je cherchais des explications et puis un cri qui provenait de l'étage retentit. Arrivant dans la chambre, ma voisine me montra un papier écrit :

« Tu vas mourir ».

Ce message était écrit avec du sang, le sang était encore liquide. Mais que voulait dire cette mauvaise blague?

 

J'appelai la police. Quand les policiers arrivèrent, j'allai leur ouvrir, je les  amenai sur le lieu du crime : tout était revenu normal. Le tableau était là, mais le papier avait disparu, les policiers étaient très énervés. La police me prit pour aller au commissariat. Je leur dis  que mes amis avaient tout vu. Je leur téléphonai mais personne ne répondit. La police alla chez mes amis. La police les retrouva morts avec la gorge tranchée et un couteau de boucher enfoncé dans le cœur.

 

Quant la police vint me chercher dans ma cellule je croyais que j'allais être libéré, mais en réalité c'était pour m'interroger. La police me mit sous surveillance judiciaire.

L'inspecteur me demanda : «  Ou  étiez-vous hier à 23h55 ?

- J'étais comme tout le monde en train de dormir, répondis-je.

-Savez-vous que nous prouverons que vous êtes le meurtrier et que pourrez avoir vingt ans de prison ferme?

-Oui, je le sais. »

Il me remirent dans ma cellule, je commençai à tourner en rond, des jours passèrent. L'inspecteur Doyle vint me chercher après quinze jours. Il m'amena dans son bureau  et il me demanda:

 « Nous avons trouvé des traces ADN  dans les lieux des crimes et ce sont les vôtres!

- C' est impossible! »

Et tout à coup un policier entra dans  le bureau  comme une bête sauvage qui surgit de nulle part.

Le policier dit: «  Inspecteur! Il y a eu un autre meurtre commis exactement de la même façon et le meurtrier  a  été filmé. »

Il mit l'enregistrement et nous visionnâmes. Quand on vit le meurtrier, l'inspecteur et moi regardâmes son visage. On fut étonné : le meurtrier, c'était moi! L'inspecteur me dit :

«  C' est impossible !  vous étiez avec moi quand cela s'est passé, c'est étrange. »

 

L'inspecteur me ramena chez moi, le personnage du tableau avait de nouveau disparu, je dis à l'inspecteur: « J'ai remarqué que le personnage sur le tableau me ressemblait »

On se retourna et on vit le personnage avec un poignard dans la main. Il nous attaqua mais on l'esquiva. Son poignard était rouge comme s’il avait tué des gens. Ses yeux reflétaient le noir obscur d'une nuit de pleine lune. Pour nous protéger, je pris un morceau de bois dans ma cheminée et le lançai sur l'être maléfique. Le bâton toucha son bras et son bras disparut. Quand son bras disparut, il réapparut dans le tableau. Je pris un autre bâton dans ma cheminée et je le lançai contre le monstre. Il disparut en quelques secondes et tout le personnage revint dans le tableau. Pour se débarrasser de cet être maléfique, je pris le tableau et le lançai dans le feu. Le tableau fut brûlé et une petite boîte apparut, il y avait un mot dans la boîte, c'était écrit : « Tu ne m'échapperas pas, je reviendrai ». Est-ce que ce sale cauchemar était fini ? Seul l'avenir le dira.

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Mardi 5 février 2008 2 05 /02 /Fév /2008 22:48

L'AMANT ONIRIQUE 

            C' était une jeune fille, qui s'appelait Mathilde, elle était âgée de dix-huit ans donc elle était majeure. Elle était étudiante en physique quantique. Elle aimait profiter de sa vie, comme les jeunes de son âge, comme sortir entre amis, aller en boîte! Mais aucun garçon n'aimait sortir avec elle, parce qu'elle était assez ronde avec des lunettes aussi ronde qu'elle, yeux verts et de très courts cheveux.        

Elle aurait voulu avoir un autre style mais ses parents n'avaient pas assez d'argent. Quand Mathilde sortait avec ses camarades de classe, elle s'ennuyait à mourir, parce que ses amis, n'avaient pas les mêmes loisirs qu'elle. Alors elle préférait rester seule et consacrait sa vie à la science, pour ses études, et avoir un bon métier.

Un soir, elle était tellement fatiguée de travailler à la bibliothèque qu'elle partit se reposer et s'endormit. Mathilde fit un rêve très étrange : elle se retrouva au dix-neuvième siècle, elle était près de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Affolée, elle courut dans tous les sens et heurta un jeune homme grand, brun, aux yeux bleus élégamment vêtu et séduisant. Le jeune homme l'invita à déjeuner puis ils allèrent au bal. Elle se réveilla en sursaut, et se demanda si c' était un  rêve ou la réalité.

Elle se regarda dans le miroir et se dit que ce n'était qu'un rêve. Elle se prépara pour aller à l'école, et partit pour une journée de cours. Toute la journée elle songea au rêve, et au mystérieux jeune homme qui la fascinait. Elle rentra chez elle, très épuisée. Elle s'allongea dans le canapé et s'endormit. Cette fois-ci elle se retrouva à Séoul en Corée, au dix-septième siècle. C'était un beau paysage, avec beaucoup d'espaces verts, plein de belles fleurs exotiques, parfumées et bigarrées, au bord de la mer. Tout à coup, elle retrouva le mystérieux jeune homme qu'elle avait rencontré dans son rêve précédent à Paris, au dix-neuvième siècle. Ils se baladèrent sur la plage et le jeune homme l'invita à boire un verre de thé, et lui offrit un collier de perle.

 

            Mathilde était au paroxysme de l'émerveillement en compagnie du mystérieux jeune homme dont elle ignorait encore le nom. Ils parlèrent d'amour et ils s'embrassèrent. Ils éprouvèrent l'un pour l'autre de l'affection. Elle n'aurait jamais voulu se réveiller. Le lendemain matin, en se regardant dans la glace de la salle de bain, elle remarqua qu'elle avait le collier autour du cou. Elle se disait que peut-être sa vie monotone d'étudiante n'était que le cauchemar d'une comtesse parisienne du dix-neuvième siècle ou d'une princesse coréenne du dix-septième siècle. Elle s'interrogea sur ce qui lui arrivait. La première fois, quand elle s'était réveillée, elle avait une rose dans ses mains, elle se disait qu'elle l’avait peut-être cueillie, mais cette fois-ci elle avait un collier de perle à son cou.

Elle était certaine qui ne s'agissait que d'un rêve mais le collier autour de son cou la troublait.

 

            La troisième nuit, ce qu'elle redoutait et désirait en même temps se produisait : elle se retrouva dans un lieu qui ressemblait à un palais andalous. Au quatorzième siècle, elle fut accueille par le même jeune homme énigmatique. Mais cette fois-ci il était habillé en chevalier. Le mystérieux chevalier, lui expliqua calmement que la vraie vie était ailleurs. Mathilde se demanda si tout cela avait un sens, et se jura de ne rien dévoiler à personne de cette histoire, car elle serait sûrement prise pour une folle et internée à l'hôpital psychiatrique...

Mathilde s'inquiétait pour sa santé car chaque rencontre dans ses rêves l'épuisait jusqu'à en devenir malade. Le chevalier proposa que Mathilde renonça définitivement à sa vie, à son époque.

Mathilde ne savait toujours pas qui était réellement le jeune homme. Alors Mathilde se demanda si elle devait continuer de vivre son amour ou s'occuper de sa santé.

 

            Au quatrième rêve, elle se retrouva dans une pièce d'un château où elle retrouva le jeune homme et lui dit : « Vous apparaissez tout le temps dans les rêves, mais pourquoi jamais dans la réalité ?» Le jeune homme répondit : « Au Moyen-Age, une vieille sorcière dont j'avait refusé les services, m'a jeté un sortilège : c' est pour ça que j' apparais seulement dans les rêves mais pas dans la réalité ».  Il lui demanda d'aller jusqu'à sa tombe qui se trouvait au cimetière Père- Lachaise à Paris.

Alors, Mathilde alla au cimetière et retrouva la tombe du jeune homme qui était dans un petit coin. Elle prononça une formule magique que lui avait donné son amant, et le jeune homme sortit de la tombe, puis remercia Mathilde. Il l'embrassa et Mathilde se rendit compte que c' était la réalité. 

Quelques mois plus tard, ils partirent en voyage autour du monde, Mathilde montra à son nouvel amant, toutes les beautés de ce monde. Parfois, il lui arrive encore de douter de la réalité de cette aventure. Mais même s'il ne s'agissait que d'un rêve, celui-ci est plus vivant et plus réel que la réalité elle-même.

 

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Mardi 5 février 2008 2 05 /02 /Fév /2008 22:47

LE MONDE INCONNU

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Mardi 5 février 2008 2 05 /02 /Fév /2008 22:43

LE MONDE INCONNU

Par une froide nuit d'hiver, au cœur de la cité endormie. Lizzie faisait le ménage comme tous les soirs au collège. Mais ce soir-là, était particulier, car c'était la fin de la semaine. Cette femme avait plus de travail que les autres jours. Elle alla chercher un ballai pour finir de nettoyer les couloirs. Elle commença à balayer le couloir qui joignait la cave. Après, elle passa au couloir de la salle une à dix pour continuer son travail. En même temps, elle croisa la directrice qui quittait le collège. Le dernier couloir qu'elle fit, était celui qui menait à la cave. Lizzie y descendit pour aller ranger le balais.

Lizzie avait peur toute seul dans ce quand collège, en particulier quand il fallait descendre dans la cave. Quand tout d'un coup, un bruit surgie à côté d'elle. Lizzie eut tellement peur, qu'elle lâcha le balais et couru vers la porte qui s'était refermée. Elle était pâle, très pâle, aussi livide qu'un mort ! Elle était affolée. Que devait-elle faire ?

Elle continua d'avancer dans l'obscurité, fascinée par le bruit qui pourtant l'angoissait. Soudain, surgit un rat. Elle pensa que ce bruit n'était du qu'à lui. Mais tout-à-coup, elle vit une porte apparaître. La porte s'ouvrait et se refermé toute seule. Lizzie tendit la main, toucha la poignée. Mais cette poignet n'était pas comme les autres. Celle-si était énorme avec une tête de vampire et des antennes sur la tête. Elle l'ouvrit mais elle vit un monde lugubre, tout noir. En fait, il n'y avait rien...si...que du noir. Elle entra dans ce monde ténébreux, mais ne vit toujours rien à par un chemin caillouteux. Au bout d'un moment, elle vit le chemin se diviser en deux. Elle prit le chemin de droite. Mais après, ce chemin se coupa en quatre. Lizzie prit celui qui se trouvait à sa gauche. La jeune fille était curieuse de savoir ce qu'il y avait au bout de ce long chemin. Elle voulait le savoir mais elle avait peur. Lizzie était très angoissée. Elle essayait de se convaincre, qu'il n'y avait rien d'effrayant, à part le fait d'être seule dans un monde inconnu, où il n'y avait presque pas de lumière pas de bruit. Ce monde était trop silencieux. Lizzie arriva au bout du chemin où elle aperçut une maison étrange. Cette maison était étrange car, elle était ronde, les murs étaient tapissés de ronces. Il y avait des têtes de vampire avec des antennes comme sur la poignée de la porte par laquelle Lizzie était entrée. Il n'y avait pas de fenêtre mais des squelettes à la place.

La porte s'ouvrit :

            « Qui est là ? cria Lizzie en restant à la porte. » personne ne répondit. Lizzie entra. La porte se referma d'un coup sec ! Le cœur de Lizzie battit à une vitesse incroyable. Une vieille dame arriva avec des biscuits et un sourire...

            « Bonjour, mon enfant ! assieds toi et prend de ces délicieux petits gâteaux !dit la vieille femme.

            -Bonjour...dit Lizzie avec une voix tremblante.

            -Quel est ton prénom ? demanda- t-elle 

            -Je... je m'appelle Lizzie... et vous ?

            -Gertrude, et mon mari Jean-Eude

            -Où est-il en se moment ? Si ce n'est pas trop indiscret, rétorqua Lizzie

            -A l'heure qu'il est... il doit être entrain de terroriser l'autre monde !

            -L'autre monde ? questionna Lizzie »

L'autre monde n'est autre que la Terre où Lizzie vit. Gertrude avait un sourire doucereux. Elle était laide : elle avait un nez crochu, ses vêtements étaient troués, vieux, pleins de poussières, ses cheveux étaient mal coiffés et secs. Gertrude avait tout d'une sorcière ! Lizzie demanda si elle pouvait rester pour une nuit. La vieille femme accepta de suite.

            « Excusez-moi de vous-poser cette question, mais avez-vous déjà vu ou accueilli des gens de  l'autre monde ? demanda Lizzie avec une grande peur.

            -Bien sûr ! Pourquoi cette question mon enfant ?!

            -Pour savoir...

            -Et bien, si tu veux savoir, je vais te raconter quelque chose, s'exprima Gertrude

            -Allez-y je vous écoute, dit Lizzie malgré une grande anxiété.

            -Un jour, un jeune homme de vingt-six ans frappa à la porte. Je lui ouvrit. Il entra. Ce jeune  homme à bien dû rester une semaine environ...

            -Et qu'est-ce qui s'est passé ? Allez-en au fait, coupa Lizzie

            -D'accord, Jean-Eude et moi lui avons donné bien à manger pour l'engraisser et après Jean- Eude la étranglé pour que l'on puisse le manger ! Il était succulent !!!

                        Mais n'aie pas peur, nous n'allons pas te manger !

            -Et...pourquoi l'avez-vous mangé ? demanda Lizzie

            -Il venait de l'autre monde que nous détestons tous ici !

            -Il nous l'a dit lui même et ça se voit de toute façon !

            -Je viens de pensez à quelque chose...pourquoi es-tu là ? Si tu viens de la terre des montres   et de l'épouvante.

            -C'est pour aller dans le monde des humains, pour voir comment ils sont et surtout pour leur   faire peur ! dit Lizzie ironiquement. »

 

Lizzie alla dans sa chambre tout en étant angoissée. Elle tourna en rond, pendant un moment. Lizzie inspecta les lieux. Dans sa chambre, il y avait une fenêtre alors qu'a l'extérieur non .Elle ouvrit : un mur ! Il n'y avait qu'un mur de ronces ! Que devait-elle faire ?

            «  Ce n'est pas possible... je doit être en train de rêver ! »

Gertrude l'appelas pour lui dire que le repas était prêt. Lizzie descendit.

            « Jean-Eude ! vient voir ! Cria Gertrude dans la maison, nous avons de la visite !

            -Qui donc ? demanda t-il avec une voix grave »

Jean-Eude entra dans la pièce où Lizzie et sa femme préparaient le repas.

            « Bon...Bonjour ! bégaya t-elle »

Lizzie avait de plus en plus peur?. Dès qu'elle eut fini de manger, elle repartit danse sa chambre. Lizzie était fatiguée... elle s'allongea et s'endormit. Le lendemain matin elle se réveilla en pleine forme, Lizzie avait dormi comme un loir. Gertrude frappa à la porte de sa chambre. Lizzie lui ouvrit la porte. La vielle femme venait pour lui apporter son petit déjeuner. Gertrude lui dit :

            « Dépêche-toi !

            -Pourquoi sa ?

            -Parce que si tu veux allé dans l'autre monde, car mon marri va y retourner cet après-midi.

            -Bien, je vais me dépêcher. Merci du renseignement. »

L'heure du déjeuner arriva. La jeune fille aida Gertrude à préparer le repas.

            « Tu vas te régaler !

            -Qu'avez-vous fait ?

            -Ma spécialité ! L'intestin grêle avec des yeux !

            -...... »

Lizzie était tellement horrifiée qu'elle préféra se taire. Gertrude mit le repas dans les assiettes. Lizzie regardait la sorcière manger avec dégoût.

            « Tu ne manges pas ?

            -Je n'ai pas faim ! »

 

Le ventre de Lizzie n'était pas de son avis ! Car il n'arrêter pas de gargouiller. Gertrude entra dans une colère folle :

            « Ce n'est pas vrai, ne me mens pas ! Si tu ne manges pas cela veut dire que tu viens de la Terre ! »

Le secret de Lizzie était percé de grand-jour ! Que pouvait-elle faire à-présent ? Gertrude s'empara d'un grand et pointu couteau aussi tranchant que des lames de rasoir ! Lizzie prit un vase et le lança sur Gertrude par chance, elle le reçut dans la tête. Gertrude tomba dans les pommes.

Lizzie courut aussi vite que possible, quand elle aperçut la silhouette de Jean-Eude elle lui cria :

            « Jean-Eude ! Votre femme est malade ! Elle est souffrante et elle veut vous voir ! »

Jean-Eude ne répondît pas et fit demi-tour.

Lizzie atteignit la porte et retourna dans son monde. Quand elle rentra dans le collège, la porte avait disparu. Elle se réveilla le lendemain matin. On lui annonça  qu'elle avait eu un accident et qu'elle était dans le coma depuis un mois. Lizzie avait tout oublié...enfin depuis que la porte avait disparu derrière elle. Pourtant ce rêve avait l'air si réel ! Plus tard, quand elle sortit de l'hôpital et qu'elle était en train de faire le ménage dans le collège, elle descendit à la cave et une porte apparut.

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