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Chers élèves,

Ce blog vous est avant tout destiné. C'est votre outil. Servez-vous en !

Vous y trouverez les textes étudiés en classe, regroupés par séquence et par niveau, ainsi que les synthèses collectives envoyées par les volontaires.

Dans les commentaires, vous pouvez m'adresser vos remarques et me poser des questions concernant les cours ou les devoirs.
Tout message doit être soigneusement écrit, en respectant le plus possible l'orthographe et la grammaire.

Chaque message doit être signé.

Pour un usage à la fois intelligent et prudent d'Internet en général et du blog en particulier, je vous invite à consulter le site suivant, soutenu par l'Union européenne :

http://internetsanscrainte.fr/

Ce blog pédagogique se fixe donc les objectifs suivants :
- favoriser l'autonomie et l'esprit d'initiative des élèves
- favoriser la maîtrise de la langue française grâce aux nouvelles technologies de l'information et de la communication
- favoriser la communication entre le professeur et les élèves
- valoriser les meilleurs travaux disciplinaires et interdisciplinaires des élèves

Bonne navigation sur www.cosmopolis-educ.com !

 

 

Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 00:26

Michael Jackson dans sa chanson fait allusion à la collère et à la violence qu'il y a en chacun de nous, en passant par l'image de la prison. L'artiste, par ce texte, veut défendre les minorités maltraitées dans le monde. Le chanteur est énervé par le racisme et la maltraitance. La tonalité est polémique. Il veut créer un mouvement de colère pour montrer au monde le visage de l'homme, horrible. C'est sûrement pour ça que le clip a été censuré aux Etats-Unis. Le chanteur représente les idées de Franklin Roosevelt et de Martin Luther King qui étaient contre la ségrégation. L'artiste est la voix de toutes les minorités injustement battues et qui subissent des allégations. Son texte est explicite et engagé. Il parle de violence et de mort. D'où le champ lexical de la violence et du combat. Nous le voyons à travers ces quelques lignes : "tout le monde est devenu mauvais", "bang bang balle dans la tête", "frappez moi, haïssez-moi, vous ne pourrez jamais me briser", "Manipulez-moi, faites vous plaisir, vous ne pourrez jamais me tuer...Ne me dites pas que je suis blanc ou noir."

 

A travers ces phrases, on peut lire la colère, le combat contre la ségrégation et le racisme. Tout cela doit créer une polémique chez les lecteurs et les auditeurs. Les images et les paroles sont explicites. Le message est clair, la violence est là, partout dans le monde, et l'artiste le dit bien à travers ce texte.

Par Professeur L - Publié dans : They don't care about us
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Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 00:20

"They don't care about us" est une chanson de Michael Jackson. Les paroles sont explicites car on comprend bien le message passé grâce aux images du clip. Ce dernier a été réalisé par Spike Lee, puis il a été censuré à cause des images violentes, d'où la tonalité polémique du texte qui fait éprouver de la colère ("frappez-moi", "haïssez-moi"). Le texte est engagé car il dénonce le racisme, le lynchage ("Ne me dites pas...Oh pour l'amour de Dieu", vers 33-34). 

 

Michael Jackson nous fait passer un message contre la violence dans le monde. Il reprend les idées de Franklin Roosevelt et de Martin Luther King contre le racisme et contre la ségrégation (la séparation des Noirs et des Blancs). Le chanteur se met à la place des prisonniers en étant leur porte-parole et pour tous ceux qui subissent des discriminations. Dans le clip, l'artiste est dans une prison. C'est une métaphore de la violence en chacun de nous. Dans les paroles, il y a le champ lexical de la violence et du combat : "des skinhead", "des têtes de mort", "tout le monde est devenu mauvais", "bang bang", "balle dans la tête", "frappez-moi", "haïssez moi".

 

Ce clip produit en nous de la tristesse grâce aux images violentes et choquantes. Il utilise ces images dans son clip pour insister sur la violence que les Noirs ont subie pendant très longtemps.

Par Professeur L - Publié dans : They don't care about us
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Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 00:12

Cette chanson de Michael Jackson a été censurée aux Etats-Unis à cause de son clip à la tonalité polémique. Il provoquait chez certaines personnes l'envie de se révolter. Ce clip très réaliste a été réalisé par Spike Lee.

Cette chanson est engagée. Elle dénonce le racisme et l'inégalité dans le monde : "des skinhead..." , "ne me dites pas que je suis blanc ou noir..."

Le chanteur reprend les idées de Franklin Roosevelt et Martin Luther King contre le racisme et contre la ségrégation (c'est la séparation des Noirs et des Blancs) : "Mais si Roosevelt était en vie, il ne le laisserait pas tout ça se faire, non non."

 

Dans ce clip, Michael Jackson se met à la place des prisonniers et devient leur porte-parole. La prison évoque en fait la violence qui est en chacun de nous : c'est une métaphore.

Le texte est explicite, car juste en regardant le clip, nous comprenons le message que le chanteur veut faire passer contre la violence et les discriminations, d'où l'exploitation du champ lexical du combat et de la violence : "frappe moi", "cogne moi", "attaquez moi", "balle dans la tête".

 

C'est grâce à des chanteurs, à des personnes comme Michael Jackson - qui a écrit d'autres chansons qui sont elles aussi à tonalité polémique et contre le racisme, comme "Black or White" - qu'aujourd'hui le racisme et les discriminations sont interdits.

Par Professeur L - Publié dans : They don't care about us
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Vendredi 23 septembre 2011 5 23 /09 /Sep /2011 20:04

Séance 2 : vendredi 23 septembre 2011

Support : Une enfance créole de Patrick Chamoiseau

Objectifs : comprendre l'autobiographie, la description et la comparaison

 

Ce texte est une autobiographie de Patrick Chamoiseau. Le narrateur est l'auteur qui raconte son enfance. L'histoire se passe dans une boulangerie, à Fort-de-France, aux Antilles : « Fort-de-France pour eux n'était qu'une ombre grouillante. » ; « le boulanger accordait à Man Ninotte cette chance... ». On retrouve trois personnages principaux : Man Ninotte, la mère de l'auteur, le « négrillon » (c'est-à-dire le narrateur enfant) et le boulanger. Enfin, la scène se déroule pendant le lever du soleil : « vers l'aube naissante. »

Le fournil est l'endroit du merveilleux dans le regard de l'enfant. C'est un endroit qui regorge d'objets hétéroclites : « Les feuilles de cocotier...sous une pâte crémeuse », « tout y était encombré, empressé. » Le narrateur fait avant tout une description à l'aide de la vue et de l'odorat : « l'effluve », « une vision », « les lumières », « odeur de farine prisonnière, de paille-coco, de poussières roussies, de lait ancien, de jaune d'œufs... » L'auteur fait une énumération de groupes prépositionnels compléments du nom « odeur ». Le four est comparé à un volcan et à un dragon. Le fournil est comparé à une « caverne assiégée ». Enfin, le boulanger est comparé à un sorcier ou un magicien.

Ce texte est intéressant car il s'agit d'une description qui utilise beaucoup d'adjectifs qualificatifs, des comparaisons, l'imparfait de l'indicatif et des énumérations.

Par Professeur L - Publié dans : Lieux et plats préférés des élèves de sixième
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Mercredi 21 septembre 2011 3 21 /09 /Sep /2011 14:39

Chers élèves de 6eD,

Voici comme promis les notes du cours sur le texte extrait d'Une enfance créole de Patrick Chamoiseau. Je vous rappelle que vous devez me faire la synthèse de ce texte pour vendredi 23 septembre 2011.

 

 

NOTES POUR LA SYNTHESE 2

 

UNE ENFANCE CREOLE

 

 

 

Le narrateur : celui qui raconte l'histoire : Patrick Chamoiseau dans un livre qui s'intitule Une enfance créole.

 

La scène : dans une boulangerie, à Fort-de-France, dans les Antilles.

 

Dans ce livre, l'auteur raconte sa propre enfance.

 

Man Ninotte : personnage principal, la mère du narrateur.

 

Dans ce texte : 3 personnages : Man Ninotte, le boulanger, et le narrateur qui se fait appeler « le négrillon ».

 

Ce texte : autobiographie (l'auteur raconte sa vie, son enfance)

 

Le boulanger autorise Man Ninotte à venir faire son propre pain

 

Moment de la journée : à l'aube : « vers l'aube naissante »

 

Ce texte est avant tout une description : le narrateur décrit le four

 

la dernière phrase du texte : « le four régnait de ses ondes de volcan maîtrisé. » : l'auteur fait une comparaison entre le four et un volcan pour évoquer la chaleur.

 

L'auteur décrit aussi le fournil (le lieu où se trouve le four) : « il semblait une caverne assiégée ». L'auteur compare le fournil à une caverne remplie d'objets, bloquée, attaquée

 

Le boulanger fait penser à un sorcier ou à un magicien pour l'enfant

 

Le fournil : lieu magique et merveilleux : le four « menaçait la vie d'une haleine de dragon ».

 

Le fournil et le four sont des endroits mystérieux, étranges : « sombre », « nocturne », « rougeoyant »

 

Énumération de groupes de mots qui évoquent les odeurs, les parfums dans le fournil.

 

Le narrateur utilise la vue et l'odorat pour décrire le fournil.

 

Il utilise aussi de nombreux adjectifs qualificatifs et l'imparfait de l'indicatif : « accordait », « peuplaient », « menaçait ».

 

 

 

PLAN :

 

 I. Type de texte, thème, personnages, lieu, époque : autobiographie et une description

 

II. Ingrédients

 

 III. Pourquoi ce texte est intéressant

 

Par Professeur L
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Mercredi 24 août 2011 3 24 /08 /Août /2011 11:12

Il y a très longtemps, Paris, un troll, naquit dans un marécage gluant, verdâtre et à l'odeur nauséabonde. Le troll était grand comme un arbre, poilu comme un ours et laid comme une araignée. Il n'avait qu'un seul oeil, globuleux et rouge comme le feu du diable. Il avait de grandes oreilles, comme celles d'une chauve-souris. Sa langue était fourchue comme celle d'un serpent. Ses dents étaient pointues comme celles d'un piranha. Ses cheveux étaient des serpents. Il aimait manger les êtres humains bien gros et bien gras qui s'aventuraient sur son lac.

Mars, dieu de la guerre, voulut tuer Paris parce qu'il tuait tous les humains. Il combattit Paris avec sa grande armée courageuse, forte, puissante et féroce comme un lion ! Il arriva sur la terre putride et sombre du troll.

Le puissant monstre démoniaque s'énerve. Les valeureux guerriers résistaient comme des ours, mais le monstre s'enfuit sous la violente armée.

Mars repartit victorieux, laissant le troll métamorphosé en chêne. Autour du chêne se bâtit la ville de Paris.

Par Professeur L - Publié dans : récits mythologiques
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Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 09:23

Chers élèves,

 

Cette année passée avec vous fut réellement passionnante. J'ai adoré travailler avec chacun et chacune d'entre vous. Chaque séance était un plaisir sans cesse renouvelé.

Aux élèves de troisième, je souhaite une bonne continuation au lycée. J'ai confiance en vous. Vous avez tout pour réussir, à condition de travailler de façon régulière et autonome bien sûr !

Aux élèves ayant activement participé aux différents projets proposés (comédie musicale en sixième, film en cinquième, pièce de théâtre en troisième, Club Théâtre, Club Philo), je vous remercie pour votre investissement, qui a permis de faire éclore votre talent.

Bonnes vacances à tous, et n'hésitez pas à me donner des nouvelles !

Par Professeur L
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Dimanche 5 juin 2011 7 05 /06 /Juin /2011 23:14

C'était un beau jour d'été. Le soleil était au zénith. Je m'apprétais à mettre ma fille à la sieste, lorsque l'on frappa à ma porte. J'allais ouvrir, ma fille au bras. A peine avais-je ouvert la porte qu'un homme poussa et entra chez moi, suivi d'autres personnes. Ils se mirent à tout détruire. Une fois les meubles démolis, ils m'attrapèrent par les cheveux et m'emmenèrent sur la place. J'avais peur, j'étais angoissée, je ne savais pas ce qui allait m'arriver. Une fois arrivée à la place, je vis tout le village réuni, comme dans l'attente d'un événement ou d'un spectacle exceptionnel. L'homme m'emmena jusqu'au centre de la place, m'arracha mon bébé et d'un coup, ils se mirent à me tondre la tête...Au fur et à mesure que mes cheveux tombaient, ma dignité, mon honneur, ma féminité s'envolèrent avec eux. Les visages des spectateurs étaient extasiés, comme si je n'étais qu'un morceau de viande dans une cage de fauve. Car c'est ce que j'étais, un morceau de viande !

Je me remémorai le pire moment de ma vie. Depuis ce jour, ma vie était un enfer.

J'essayais ensuite de me fondre dans la foule, mais on ne pouvait que me remarquer. La foule se mit à me cracher dessus. Certains me traitèrent de tous les noms, et d'autres me riaient au nez. Je me sentais oppressée, observée, persécutée. J'avais un profond malaise. Je ne savais pas comment sortir de là.

Une main salvatrice m'attrapa par la hanche et m'extirpa de cette vague immonde de folie et de cruauté. Un jeune homme était là et je lui demandai :

" Pourquoi m'avez-vous sauvée ?

- Car ce n'est pas normal ce qu'ils t'ont fait ! Pourquoi t'ont-ils fait ça ?

- Pendant l'Occupation, je suis tombée amoureuse d'un Allemand. Nous avons vécu une histoire d'amour pendant trois ans qui ont abouti à la petite Sixtine que tu vois là. A cause de cela, ils me considèrent comme une collabo."

 

Je trouve cela inadmissible d'agir de la sorte. L'amour est humain. Je ne dois pas être punie parce que je suis tombée amoureuse. Je ne suis qu'un bouc-émissaire dans toute cette histoire. Je suis la bouc-émissaire d'une société qui n'a pas pu défendre son pays.

Par Professeur L - Publié dans : Femme tondue par les élèves de troisième
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Dimanche 5 juin 2011 7 05 /06 /Juin /2011 22:51

Support : Femme tondue à Chartres, photographie de Robert Capa

Objectif : maîtriser le récit, la description, le dialogue, l'explication, l'argumentation et le point de vue interne

 

Sujet : Vous êtes la femme tondue qui tient un enfant dans ses bras. A la Libération, vous avez été tondue par la population qui vous accuse d'avoir couché avec des Allemands sous l'Occupation (France, 1940-1944). Imaginez que vous échappez à la foule en colère grâce à l'aide d'un jeune homme. Racontez aux temps du passé comment la population s'est défoulée sur vous en vous tondant et en vous humiliant. Vous décrirez vos sentiments et vos sensations. Dans un dialogue avec le jeune homme, vous expliquerez les raisons de cette folie collective. En conclusion, vous exprimerez votre point de vue personnel sur cette pratique dont vous avez été la victime.

 

Quand je me suis réveillée, j'étais particulièrement heureuse. Chartres était enfin libérée. J'étais toute belle pour l'occasion. J'avais délicatement attaché mes cheveux. Charlie était aussi belle qu'une petite princesse. Charlie, c'était ma fille, ma petite chérie, l'amour de ma vie. Et alors qu'on se préparait, un bruit de foule se fit entendre. La foule criait d'horribles insultes. Et alors que je venais à peine d'ouvrir la porte, cette foule déchaînée se jeta sur moi. C'était à moi que les horribles insultes étaient destinées. Je regardais chaque personne dans les yeux et je les reconnaissais. C'était les commerçants, les amis, les voisins. Les gens que je saluais tous les jours. Je n'osais plus bouger. J'étais tétanisée. Mais que me voulaient-ils ? J'aurais aimé ne jamais le savoir...

Ils s'approchaient de moi avec des ciseaux et des rasoirs. Deux hommes tenaient mes épaules. Trois autres coupaient mes beaux cheveux blonds. J'avais peur, j'avais mal, et je pleurais. Je voyais mes cheveux sur le sol, et je ne pouvais pas retenir mes larmes. Puis ils me tondirent comme un vulgaire animal. J'étais terrifiée. Je serrais Charlie contre moi le plus fort que je pouvais. J'aurais voulu qu'ils arrêtent de m'insulter, mais à ce moment-là, je n'avais plus d'espoir.

Mais un miracle se produisit. Une main me fut tendue. Un jeune homme me tira hors de cette foule déchaînée. Il m'amena dans une petite ruelle. On était seul. Je lui demandai :

" Pourquoi m'avoir sauvée  ? Je ne suis qu'une pauvre fille...

- Pourquoi dites-vous cela ? Je vous ai sauvée car je sais ce que ça fait d'être sans défense contre des monstres...Pourquoi vous en veulent-ils ?

- Pendant l'Occupation, un soldat a abusé de moi. C'est comme cela que ma fille Charlie est née. Au début, je ne voulais pas la garder, mais elle a finalement su redonner un sens à ma vie que je croyais anéantie à jamais. Je pensais ne jamais pouvoir oublier ce que ce soldat m'avait fait, mais j'ai finalement refait ma vie. J'étais heureuse grâce à ma fille. Mais il faut que ces monstres viennent m'humilier et me rappeler mon horrible passé ! Regardez dans quel état ils ont mis ma petite princesse, elle est en pleurs ! Ils peuvent me faire ce qu'ils veulent, je m'en fiche, mais Charlie n'a pas à souffrir à ma place !

- Mademoiselle, vous n'avez rien fait de mal ! Cet homme a abusé de vous. J'imagine la douleur que vous avez ressentie, mais vous n'avez pas à vous sentir coupable ! Ce n'est pas votre faute ! Vous êtes une victime ! Vous ne pouvez pas rester dans cette ville avec ces ignobles individus ! Venez avec moi, je m'occuperai de vous et de votre fille. Elle me rappelle ma petite soeur que j'ai perdue...

- Comment avez-vous perdu votre soeur ?

- J'ai perdu toute ma famille en fait. Nous avons tous été déportés dans un camp de concentration. Je suis le seul membre de ma famille à avoir survécu. Voilà pourquoi je veux vous aider. Je sais ce que c'est que de souffrir à cause des Nazis et d'être seul contre des gens inhumains !"

Nous sommes partis tous les deux et je trouve cela horrible de juger des gens sans connaître tous les détails de leur passé.

Par Professeur L - Publié dans : Femme tondue par les élèves de troisième
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Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 00:01

Chère Mathilde,

 

Suis-je vraiment vivant ? Comment ai-je pu ne pas succomber alors que la quasi-totalité de mes compagnons d'infortune ont trépassé ? Mais bientôt, je ne serai plus de ce monde.

Ce matin, à sept heures, alors que le ciel était encore sombre, notre colonel donna le coup de sifflet, et, tels des fauves affamés, nous jaillîmes de la tranchée. Mes camarades chantaient et criaient : "Vive la France !" Ils furent interrombpus brutalement par les balles des fusils et les obus allemands. Nos Lebel ne nous servaient guère face à la mitraille aveugle. Je me mis sur le ventre et, avec mon ami Lionel, nous rampâmes sur plusieurs mètres. Lionel fut bloqué dans les barbelés ; je ne pus l'en sortir. Un obus explosa et je me retrouvais avec les entrailles de Lionel éparpillées sur mon corps. Je devins fou, j'avais peur, je hurlais, je recrachais des morceaux d'intestins ou de cerveau, je ne sais pas. En retournant dans la tranchée, je pris la décision de retourner à la maison, de sortir de cet enfer, que dis-je, de ce monde apocalyptique, où se mêlaient des corps en décomposition, des têtes seules, des bouts de jambes et de bras, des cris, des odeurs hautement pestilentielles.

 

Je réussis à me faire toucher à la main, mais le colonel m'a surpris, et, malgré les protestations de mes camarades, il décida de me conduire en cour martiale. Je ne sais pas quand j'y passerai, ni quand la décision, très probable, de me fusiller sera prise, mais, chaque seconde m'éloigne de toi, de ton odeur délicate, de ta peau douce et chaude, de ton sourire si charmant, de ton esprit si intelligent et si malicieux. Je pense à toi, à nous, si heureux avant cette fichue guerre contre les Fritz. A chaque instant ton visage m'apparaît.

Je t'aime.

Manech.

Par Professeur L - Publié dans : Lettre d'un Poilu par les élèves de troisième
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