Mort-vivant de Clément et Patrick

Publié le par Professeur L

MORT-VIVANT

Je m'appelle Clément, j’ai une vingtaine d’années. Comme tous les ans, je vais passer Noël avec mon papi, Patrick. Comme cadeau, j' ai eu une vieille montre. Mon papi me raconta alors l'histoire de cette montre :

         « C’était il y a longtemps. J'étais archéologue. J'habitais sur une île. Il y avait cent habitants. Je l’aimais bien car elle était calme, sans histoire, il n' y avait pas beaucoup d'habitants et je me baladais souvent sur la plage pour trouver de vieux objets. Un jour, je trouvai un sac plein de vieux objets : un cristal, une brosse, une montre et, horreur : un cadavre !

Ces objets ressemblaient à ceux que j'avais trouvés a New York pendant mon enfance : c'était un jour d'été, je courais quand je  me pris les pieds dans un objet : c'était une vieille montre accrochée à la main d’un cadavre. Sur la montre il y avait une inscription énigmatique : une couronne, une balance et le chiffre sept. Le mort avait de vieux habits et une épée à la main. Quand j'étais parti chercher mon père, ma découverte avait mystérieusement disparu.

Je me suis dit que cela ne pouvait pas être la même que celle de New York mais il y avait les mêmes inscriptions. C’est alors que commencèrent les événements étranges. Vers vingt heures, je constatai que mon bateau avait disparu. Le lendemain matin, je cherchais mon bateau. Un vieil homme me signala que des jeunes étaient partis avec mon bateau. Je lui demandai s'il pouvait me prêter son bateau, ce qu’il finit par accepter. Je vis au loin un bateau qui ressemblait au mien. C'était effectivement le mien. Lorsque je me rapprochais suffisamment de lui pour sauter dessus, je constatais qu'il y avait dessiné sur le sol une couronne, une balance et le chiffre sept, et un de mes amis avec un couteau dans la tête, tandis qu’un autre était dans le congélateur. Ce dernier était encore en vie et sous le choc. Qu ' avait-il ? Et que s’était-il passé ?

Je remarquais qu'un caméscope était allumé. Je le pris pour voir ce qui avait été filmé et enregistré : mes amis avaient visionné un brouillard intense qui était arrivé tout droit vers le bateau, puis un couteau  avait surgi, et avait tué mon ami. Un bateau de morts-vivants avait alors émergé. Mon ami qui avait survécu me raconta alors qu’il avait posé le caméscope puis avait couru vers le congélateur. Un mort vivant était passé devant le caméscope : il avait un cristal rouge dans la main comme celui que j’avais trouvé au bord de la plage.

 

         Je me préparais pour aller à la police, mais je tombais à l'eau, avec le caméscope. Il n'y avait donc plus de preuve. Je séchais la cassette mais elle ne fonctionnait plus. Après mon retour sur la terre ferme, je conseillai à mon ami de retourner chez lui et de ne parler de cette histoire à personne. Quand la nuit tomba, je sortis prendre l'air. Je vis alors un immense brouillard comme sur la cassette. Je pris mon courage à deux mains. Je me dirigeais vers la plage : le brouillard arrivait comme une géante vague d'eau, j'eus une grande frayeur.  Un tel brouillard ne pouvait pas être réel ! Je pris mon bateau, et pénétrais dans ce brouillard. Je ne voyais rien, quand soudain un voilier immense apparut : dessus, il y avait plein de morts vivants. J'étais effaré de terreur. Je mis les gaz et partis. Je me trouvais devant la montagne qui surplombait l’extrémité de l’île. La légende raconte qu’une épée magique y était cachée. Je grimpai alors sur la montagne et j'entrai dans une grotte. Un flash lumineux m'aveugla : c'était l'épée ! Je la pris puis la fusionnai avec mon cristal. Mais un mort vivant me poursuivait. j'étais effrayé mais je parvins à lui trancher la tête sans réfléchir. 

 

- Papi, tu as toujours cette épée? 

- Oui, me répondit-il, elle est à la cave, sur un coussin rouge, dans une vitrine. Je vais te la montrer à la fin de mon récit, si j’ai encore la force de descendre dans la cave.  

- Elle doit être magnifique papi. Et le morceau de cristal, pourquoi y a-t-il de la lumière ? 

-         C’est son pouvoir. Mais reprenons mon récit. 

 

Ce mort ne suffisait pas car une horde de morts vivants était à mes trousses. Heureusement le soleil arriva et les morts vivants s’enfuirent. Le corps du mort vivant que j avais tué était devenu de la cendre.

La nuit suivante,  je m’étais préparé : j’avais rassemblé plusieurs hommes pour essayer de prendre le deuxième morceau de cristal détenu par les morts vivants, car quelque chose me disait que seul ce cristal pouvait anéantir les créatures infernales. Sans doute, ce cristal était à la fois ce qui leur donnait de la force. Le leur retirer signifierait alors peut-être leur mort définitive. Peut-être revenaient-elles chercher l’autre morceau, afin d’empêcher qui que ce soit de leur résister.

Il était minuit et toujours pas de mort vivant. Quand soudain nous vîmes un bateau au loin. Un brouillard qui se répandait sur toute l’île le suivait.  Puis surgirent des centaines de morts vivants. J’étais terrorisé et je doutais de la puissance de l’épée. Donc je courus me cacher. D’autres compagnons voulaient se cacher avec moi.  Dans la mêlée, le cristal tomba de la poche d’un mort vivant. Je courus pour l’attraper et je fusionnai les deux cristaux ensemble puis avec l’épée : celle-ci se mit à briller, et elle repoussa le brouillard  avec les morts vivants. Depuis cette fameuse nuit, ils ne sont plus jamais revenus hanter l’île.

 

- Dis papi, cette histoire de morts-vivants, de cristaux et d’épée magique, tu l’as vraiment vécue ?, demandai-je, incrédule mais fasciné par ce récit lugubre.

- Oui, demande à ta grand-mère, je l'ai connu là-bas. 

- Grand-mère ! 

- Qu’est-ce que tu veux mon petit Clément ?  

- Elle est vraie, l’histoire de grand-père ?

- Oui, c’est comme ça que je l'ai rencontré, m’expliqua-t-elle ; je suis tombée amoureuse de lui parce qu’il a fait fuir les morts vivants. »

 

            Le lendemain matin, alors que je me promenais dans la forêt à côté du village de mes grands-parents, je heurtai un objet singulier : après avoir creusé assez profondément, je découvris avec horreur un cadavre humain avec un cristal qui ressemblait diablement à celui décrit par mon grand-père pendant son récit. Quelque chose me dit que le récit cauchemardesque de mon grand-père allait devenir réalité…

           

                         fin

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article