Dany Boon par Jonathan

Publié le par Professeur L


Nous avons rencontré Dany Boon lors de la première sortie de Bienvenue chez les ch'tis à Lille.

Jonathan : D'où venez-vous ?
Dany Boon : Je suis issu d'une famille modeste du Nord.

Jonathan : Quelles sont vos origines ?
Dany Boon : Je suis né d'un père ex-boxeur devenu chauffeur routier, kabyle algérien, et d'une mère française.

Jonathan : D'où vient votre pseudo ?
Dany Boon : J'ai emprunté mon nom de scène au personnage Daniel Boon lors d'une série télévisée américaine éponyme.

Jonathan : Racontez-nous le début de votre carrière.
Dany Boon : Je suis arrivé à Paris à la fin des années 1980, j'y ai fait le mime dans la rue pour gagner ma vie tout en me produisant sur de nombreuses scènes ouvertes comme celle du Théâtre Trévise.

Jonathan : Quel est votre style préféré ?
Dany Boon : Mon style préféré est le One man show qui me permet de camper des personnages divers qui s'adressent au public pour raconter leurs mésaventures.

Jonathan : De quoi sont inspirés vos sketchs ?
Dany Boon : Mes sketchs s'inspirent des situations les plus quotidiennes, que chacun a vécues, telles que l'attente interminable dans un bureau de poste, ou les multiples accidents liés à la conduite automobile. Le Nord-Pas-de-Calais est également un de mes thèmes favoris. J'ai d'ailleurs joué en 2003 un de mes spectacles en ch'ti : "Dany Boon à s'baraque et en ch'ti" , avec l'accent et le parler ch'ti.

Jonathan : Quel a été l'un de vos premiers succès ?
Dany Boon : Un de mes premiers succès est une série de sketchs présentant un dépressif qui essaie de vaincre ses angoisses par la méthode coué, en répétant sans relâche " Je vais bien, tout va bien, je suis gai, tout me plaît, je ne vois pas pourquoi ça n'irait pas " . Un de mes sketches typiques est le K-Way, où je narre les difficultés liées à l'enfilage puis au port de ce vêtement de pluie. On se rappellera également des mésaventures de Jean-Pierre, obsédé par le culturisme, à tel point qu'il finit coincé dans la salle de sport, ou de ce simplet, voulant nous communiquer son goût de la lecture, en nous faisant partager un passage passionnant d'un roman des éditions Harlequin.

Jonathan : Avez-vous déjà eu des remarques sur vos sketchs ?
Dany Boon : Les possesseurs de Renault Twingo maudissent certainement mon sketch sur la conception de l'automobile.

Jonathan : Quelles sont vos autres passions ?
Dany Boon : Je suis également un musicien accompli : on connaît ma version de Piensa en mi, interprété par Luz Casal dans le film Talons aiguilles de Pedro Almodovar, mais aussi mes propres chansons comme "Le blues du tiot poulet". J'ai également participé en tant qu'acteur à plusieurs films, qui ne sont pas forcément des comédies.

Jonathan : Quels sont vos premiers vrais succès ?
Dany Boon : En 2003, j'ai monté une pièce de théâtre, La Vie de chantier, où je tiens le rôle principal : cette pièce narre les déboires d'un jeune propriétaire d'un très bel appartement dont la livraison est retardée à cause de l'incompétence et de la malveillance des employés de l'entreprise chargée du chantier. La Maison du bonheur, mon premier film en tant que réalisateur, est sorti en salle le 7 juin 2006.

Jonathan : Parlez-nous de votre nouveau film Bienvenue chez les ch'tis.
Dany Boon : En février 2008 sort le film Bienvenue chez les ch'tis que j'ai réalisé et où je tiens l'un des premiers rôles. Le film est projeté dans le Nord, le Pas-de-Calais et la Somme (départements où l'on parle le ch'ti)

Jonathan : Expliquez-nous le grand succès de ce film la première semaine de projection.
Dany Boon : Il bat le record d'entrées au cinéma pour un film en France pour une première semaine avec 4 458 837 spectateurs et totalise 5 017 229 spectateurs si l'on rajoute les trois départements où le film était diffusé une semaine plus tôt. Le film connaît également un grand succès en Belgique, dans la région frontalière qui a une grande proximité culturelle avec le Nord de la France, mais également dans le reste de la Wallonie et à Bruxelles. Le film y totalise 8 223 801 spectateurs en seulement deux semaines.

Jonathan : Merci beaucoup Dany Boon pour cette explication de votre vie.

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