Pourquoi prendre des tout petits ?
Ils sont si gentils
Ces petits garçons qu'on voit à huit ans avec des canons
On les voit dans les tranchées,
Affamés, avec des têtes de désespérés.
Ils meurent de faim
Pire que des chiens
Dans leurs têtes, ils se donnent l'air :
« On est né pour mourir. »
Car ils ne sont pas sûrs de revenir.
Ces pauvres enfants soldats qu'on voit blessés
De la tête aux pieds.
Ces pauvres enfants défavorisés, drogués, violés,
Surexploités
Veulent se désarmer
Mais ils sont obligés d'attaquer
Pour ne pas se faire tuer !
Ils ont la mort entre les doigts
Mais ils ne le savent pas
Pauvres enfants !
Il est inhumain
Bientôt il ne ressemblera plus à rien
Chaque soldat se ressemble
Ils peuvent perdre un membre
Pourquoi utiliser des enfants ?
Vaut mieux utiliser des parents !
Ces pauvres enfants défavorisés, drogués, violés,
Surexploités
Veulent se désarmer
Mais ils sont obligés d'attaquer
Pour ne pas se faire tuer !
Séance 4:mercredi 23 septembre 2009
Support:"Que m'accompagne Kora et balafong".
Chants d'ombre, Senghor.
Objectif : Comprendre que la poésie lyrique peut être un outil de la poésie engagée.
C'est un poème engagé : il défend le mélange des cultures. Il revendique son statut de citoyen du monde. Il est pour le métissage, le mélange des races, des coeurs et des cultures. Il se sert de noms de fille pour désigner les cultures qu'il aime et qui le constitue : "Soukeïna"pour la culture africaine et "Isabelle" pour la culture européenne. L'auteur se sent tiraillé entre les deux cultures : "ces deux mondes antogonistes", "Choisir ! Et délicieusement écartelé entre ces deux mains amies". Il utilise l'oxymore (association de deux mots de sens opposé) pour montrer la contradiction de ses émotions. Dans la première strophe, le poète exprime de la nostalgie "un paradis", "mon enfance Africaine". Dans la première strophe, l'auteur évoque les fêtes religieuses de son village natal, les fleuves et le nature africaine : "qui rythmaient la théorie en fête des morts".
Dans la deuxième strophe, il utilise la musique et plus particulièrement le swing pour se raprocher à la foie d'Isabelle et de Soukeïna, de la culture européenne et de la culture africaine. Car le swing, et le jazz, sont nés du métissage des deux cultures. Le swing ici symbolise le choix spirituel, culturel et politique de poète. On reconnait que ce texte est un poème car chaque ligne commence par une majuscule. On a peu de ponctuation. L'auteur utilise des figures de style (comparaison, oxymore, personnification).
Enfin, l'écrivain mobilise des notions de poétique (verset, assonance).C'est le vers libre.
Merci pour ce travail.
Une faute d'orthographe : se rapprocher prend deux p.
Tu as donc 19.5/20. Félicitations !
Bien amicalement,
Monsieur LANUSSE