Guerre enfantine par Marving

Publié le par Professeur L

 

Pourquoi prendre des tout petits ?

Ils sont si gentils

Ces petits garçons qu'on voit à huit ans avec des canons

On les voit dans les tranchées,

Affamés, avec des têtes de désespérés.

Ils meurent de faim

Pire que des chiens

Dans leurs têtes, ils se donnent l'air :

« On est né pour mourir. »

Car ils ne sont pas sûrs de revenir.

Ces pauvres enfants soldats qu'on voit blessés

De la tête aux pieds.

 

Ces pauvres enfants défavorisés, drogués, violés,

Surexploités

Veulent se désarmer

Mais ils sont obligés d'attaquer

Pour ne pas se faire tuer !

 

Ils ont la mort entre les doigts

Mais ils ne le savent pas

Pauvres enfants !

Il est inhumain

Bientôt il ne ressemblera plus à rien

Chaque soldat se ressemble

Ils peuvent perdre un membre

Pourquoi utiliser des enfants ?

Vaut mieux utiliser des parents !

 

Ces pauvres enfants défavorisés, drogués, violés,

Surexploités

Veulent se désarmer

Mais ils sont obligés d'attaquer

Pour ne pas se faire tuer !

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JULIEN 30/09/2009 19:22


Bonjour monsieur, je vous présente la synthèse que vous m'avez demandé de rédiger.

Séance 4:mercredi 23 septembre 2009
Support:"Que m'accompagne Kora et balafong".
Chants d'ombre, Senghor.
Objectif : Comprendre que la poésie lyrique peut être un outil de la poésie engagée.

C'est un poème engagé : il défend le mélange des cultures. Il revendique son statut de citoyen du monde. Il est pour le métissage, le mélange des races, des coeurs et des cultures. Il se sert de
noms de fille pour désigner les cultures qu'il aime et qui le constitue : "Soukeïna"pour la culture africaine et "Isabelle" pour la culture européenne. L'auteur se sent tiraillé entre les deux
cultures : "ces deux mondes antogonistes", "Choisir ! Et délicieusement écartelé entre ces deux mains amies". Il utilise l'oxymore (association de
deux mots de sens opposé) pour montrer la contradiction de ses émotions. Dans la première strophe, le poète exprime de la nostalgie "un paradis", "mon enfance Africaine". Dans la première strophe,
l'auteur évoque les fêtes religieuses de son village natal, les fleuves et le nature africaine : "qui rythmaient la théorie en fête des morts".
Dans la deuxième strophe, il utilise la musique et plus particulièrement le swing pour se raprocher à la foie d'Isabelle et de Soukeïna, de la culture européenne et de la culture africaine. Car le
swing, et le jazz, sont nés du métissage des deux cultures. Le swing ici symbolise le choix spirituel, culturel et politique de poète. On reconnait que ce texte est un poème car chaque ligne
commence par une majuscule. On a peu de ponctuation. L'auteur utilise des figures de style (comparaison, oxymore, personnification).
Enfin, l'écrivain mobilise des notions de poétique (verset, assonance).C'est le vers libre.


Professeur L 30/09/2009 19:42


Bonsoir Julien,

Merci pour ce travail.
Une faute d'orthographe : se rapprocher prend deux p.
Tu as donc 19.5/20. Félicitations !
Bien amicalement,
Monsieur LANUSSE