Jeudi 6 octobre 2011 4 06 /10 /Oct /2011 18:23

Ce matin-là, je me vois

Entrer dans cet endroit

Où règnent la peur et la terreur

Mais je prends sur moi et rentre sans rancoeur,

 

Je suis en enfer.

 

La fumée permanente

De ces machines vrombissantes

Nous fait revivre ces cauchemars sans frontière

Qui depuis le début nous retiennent

 

Je suis en enfer.

 

Tous serrés,

On mange par terre,

Pieds contre pieds,

Et face contre terre,

 

Je suis en enfer.

 

Le feu brille et reflète dans mes yeux,

Une telle grandeur qu'il semble être un dieu.

 

Cet enfer est le mien,

Mon métier, le désespoir du laminoir.

Par Professeur L - Publié dans : poésies dans la ville par les élèves de quatrième
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