niveau sixième : écrire des contes

Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /Mai /2010 20:49

Chers élèves de 6e F,

 

Certains d'entre vous m'ont informé de la perte de leur texte pour la préparation du spectacle. J'envoie donc dans un premier temps le texte du dernier acte (le procès des parents du Petit Poucet). Ceux qui l'ont perdu doivent impérativement le recopier sur une feuille et le ranger au bon endroit dans le classeur (partie séquence séquence 3).

Je rappelle que chacun doit connaître son texte pour lundi 10 mai 2010. Chacun de vous passera à l'oral et j'évaluerai sa connaissance du texte, ce qui donnera lieu à une note.

Voici le texte du dernier acte :

 

Dernier acte : la condamnation des parents au tribunal

 

Personnages : le juge, le père, la mère, les sept enfants, le procureur, l'avocat des enfants, le public, des journalistes.

 

Le juge : Bonjour Madame et Monsieur.

Les parents : Bonjour Monsieur le Juge.

Le juge : Combien avez-vous d'enfants ?

Le père : Nous avons sept enfants.

Le juge : Travaillez-vous ?

La mère : Nous n'avons pas de travail ; personne ne veut nous embaucher car nous n'avons pas d'adresse précise, avec un numéro et une rue comme les gens « comme il faut ».

Le juge : Avez-vous de la famille ?

Le père : Non malheureusement. Ils sont tous décédés brutalement à cause de maladies ou de malnutrition.

Le juge : Pourquoi avez-vous abandonné vos enfants ?

La mère : Nous les avons abandonnés car nous n'avions plus d'argent et nous espérions que quelqu'un puisse les récupérer et leur donner à manger.

Le juge : Où et quand les avez-vous abandonnés ?

Le père : On les a  vendus à un riche homme d'affaire qui voulait s'en occuper, il y a deux mois environ.

L'avocat des enfants : Que vouliez-vous qu'ils fassent ? Les regarder mourir de faim ou les céder à des trafiquants d'enfants pour les pays riches ? Ils préféraient faire confiance à une « bonne étoile » pour leur avenir chez eux au Brésil. Ils sont pauvres mais ils ont de l'honneur, eux, les Petites Gens ! C'est leur seule richesse...

Le procureur : D'après l'article 9 des droits internationaux de l'enfant, les enfants doivent être protégés contre toute forme de négligence, de cruauté et d'exploitation. D'après le principe 8 du même texte, l'enfant doit être en toutes circonstances le premier à recevoir protection et secours. Dans le cas présent, les parents n'ont pas suivi les droits de l'enfant, même si les circonstances étaient uniques, l'article 8 dit bien en toutes circonstances. J'en viens au fait que les parents n'ont pas respecté les droits de l'enfant.

L'avocat des enfants : Selon la même Déclaration des droits de l'enfant, l'Etat a le devoir de venir en aide aux enfants souffrant de la misère. Or que fait l'Etat pour ces enfants ? Rien !

Le juge : Savez-vous que vous êtes responsables de vos enfants jusqu'à leur majorité ?

Le père : Oui, mais nous n'avions plus d'argent. On les aime et on n'a voulu que leur bien.

Le procureur : Ce n'est pas une raison. Les Droits internationaux de l'Enfant de 1989, ajoutés au Code des Mineurs du Brésil de 1927 stipulent que tous les enfants doivent être protégés contre la cruauté et la négligence des adultes de la famille et de la société.

(Les parents se tiennent debout, confus, en se tordant les mains avec un mouchoir dans une main crasseuse de la mère et un chapeau trituré par les mains du père.)

Le juge (il se lève, rouge de colère, appuie ses deux mains sur son bureau et s'écrie) : Comment peut-on préférer l'argent à l'amour pour ses enfants ?

(Les parents baissent la tête)

Le juge : Vos enfants auraient certainement préféré rester auprès de vous, quêter dans les rues, fouiller les poubelles à la recherche de quelque nourriture que d'être abandonnés comme des « bons à rien » ; dans une famille, ce sont les premiers à recevoir des secours.

La mère : Oui, mais nous ne voulions pas les voir pleurer et souffrir devant nous.

Le juge (il se lève à nouveau, et proclame d'une voix forte) : Les enfants ont besoin d'un logement et d'une alimentation quotidienne.

Le procureur : L'enfant a besoin d'un logement et d'une alimentation saine, de loisirs et de soins médicaux adéquats d'après l'article 4. Quand vous les avez abandonnés, vous les avez privés d'un logement, même si celui-ci était précaire. C'est mieux que d'être à la rue. En les abandonnant, vous leur enlevez leurs droits à l'éducation et à l'amour. Ils ne peuvent plus se développer et devenir autonomes, bref, humains ! Si les parents abandonnent leurs enfants dans de telles circonstances, c'est qu'ils les considèrent comme des encombrants, et qu'ils espèrent les voir mourir afin de récupérer plus de biens pour eux-mêmes ! 

Le public murmure en approuvant les paroles du procureur. Une femme dans le public hoche la tête d'un air entendu.

Le père (les parents se lèvent, offensés que ces beaux messieurs ne comprennent pas leur grave problème) : Oui, nous le savons, mais nous n'avions plus les moyens de nous occuper d'eux convenablement, c'est-à-dire de pouvoir les nourrir et les loger convenablement.

Le procureur : Les enfants doivent bénéficier d'une éducation et ne doivent pas être séparés de leurs parents. C'est ainsi !

L'avocat des enfants : C'est vrai, mais en l'absence des parents, c'était à l'Etat de les prendre en charge. Si l'Etat faisait son travail, les parents n'auraient pas abandonné leurs enfants.

Le procureur : Ce n'est pas une raison suffisante pour abandonner ses enfants à un inconnu qui prétend pouvoir les protéger.

Le juge : La séance est levé. Le jury va à présent délibérer pour rendre la sentence.

Le juge et ses accesseurs se lèvent comme des maîtres du monde, pour aller délibérer. Pendant ce temps, les parents pleurent devant un public compréhensif et venu du même bidonville, tous aussi malheureux que les prévenus et futurs condamnés. La cour entre dans la salle. Un nuage de silence tombe sur l'assistance. Chacun pense que ce tribunal pourrait se réunir pour lui et craint la sentence.

Le juge : Accusés, levez-vous !

Le père et la mère se lèvent en tremblant et en fixant le sol, de peur de rencontrer le regard glacial du juge.

Le juge : Nous avons délibéré et nous vous condamnons à reprendre vos enfants qui ont été recueillis et hébergés par une association, à trouver rapidement du travail et à scolariser vos quatre enfants. Ils se portent bien, n'ont pas trop souffert car le Petit Poucet a apparemment rapidement trouvé les moyens de subvenir aux besoins de toute la fratrie. Les enfants ont compris votre action et ne vous jugent pas méchamment. Votre peine sera de participer, pendant votre temps libre, à des regroupements d'aide aux autres parents et enfants pour qu'une telle situation ne se reproduise plus ; et ceci pendant trois ans.

Le père : Monsieur le Juge, nous acceptons tout et nous vous promettons de ne plus abandonner nos enfants et de toujours leur donner le meilleur.

La cour se retire dignement et les parents, heureux et soulagés, partent pour aller rejoindre leurs enfants et faire de nouveau une famille unie pour lutter contre la pauvreté.

 

Par Professeur L - Publié dans : niveau sixième : écrire des contes
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Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /Avr /2009 20:56

LE TRESOR MYSTERIEUX


Château de Pierrefonds
(Source :
www.compiegne-tourisme.fr)

Il était une fois une famille qui vivait dans une cabane très petite. Cette famille était composée de deux garçons et de leur mère. Leur père était décédé à la guerre. Maxime, l'aîné, était âgé de treize ans. Il était brun, ses yeux étaient bleus et il était le bouc-émissaire de la famille. Alexandre, le cadet, avait neuf ans, les cheveux grenat, les yeux vert, et il était l'enfant préféré de sa maman.
Les enfants n'étaient pas bien nourris, car leur mère n'avait pas un revenu suffisant. Un jour, alors que leur mère était au travail, ils partirent avec leurs haillons vers un château car une légende racontait que ce château possédait un trésor. Mais personne n'en est ressorti vivant. En route, Alexandre se posait des questions :
- Va-t-on trouver le trésor, Maxime ?
- Peut-être, je n'en suis pas sûr.
- D'accord, mais maman me donnera tout le trésor, si on le trouve.
C'est sur ces mots qu'ils virent le château. Ils entrèrent dans le château sans se soucier du danger. A l'intérieur, le château était sombre et humide. Et soudain ils virent une lumière qui était celle d'une bougie et à côté se trouvait une liste d'épreuves, accompagnée d'une clef. La première épreuve devait être accomplie dans la salle que la clef permettait d'ouvrir. Une fois après avoir ouvert la porte, ils entrèrent. Soudainement la porte se referma et ils aperçurent à leur grande déception un monstre gluant comme du chewing-gum. Alexandre terrorisé dit d'un ton sec et tremblant :
- Maxime, protège-moi, sinon...
Maxime répondit d'un ton héroïque :
- Très bien n'aie pas peur !
Maxime ramassa un bâton et partit au combat. Maxime se battit de toutes ses forces mais sans succès. Alexandre pleurait de peur et bit que le monstre réagissait au mouvement, mais son point faible était qu'il ne voyait pas. Alexandre rappela à l'order son frère. Ils élaborèrent une stratégie. Alexandre prit un bout de bois et fit énormément de mouvements pour attirer le monstre. Tandis que Maxime arracha une dalle et la lança de toutes ses forces sur le monstre. Le monstre explosa et laissa tomber la deuxième clé. Alexandre dit joyeusement à son frère :
- On a réussi ! C'est grâce à moi !
- Oui, un peu.
Ils examinèrent la pièce. Ils aperçurent beaucoup de racines et de toiles d'araignée. Alexandre vit la deuxième porte et l'ouvrit. Là, ils aperçurent une fleur immense qui crachait du feu. Comme la dernière fois, Alexandre avait plus que jamais la chair de poule. Maxime, à son habitude, voulut défendre son frère. Mais le monstre terrible était bien plus puissant que ce que l'on imaginait. Maxime eut une idée de génie.
- Je vais attirer le monstre sur ces racines, pour qu'il soit obligé de cracher du feu. J'éviterai l'attaque de la plante, et le feu lui brûlera ses racines.
La stratégie réussit à merveille. Mais la plante injecta du poison avant son dernier souffle. Ils trouvèrent encore une clé qui semblait être la dernière. Ils trouvèrent encore une porte, mais un problème survint. Au lieu de rencontrer un monstre, ils ne virent que trois chemins. Un message était écrit sur un mur. Il disait :
" Un des trois chemins vous guidera vers le trésor, mais si vous vous trompez, vous irez vers la mort."
Maxime dit :
"Comment va-t-on faire ?"
Quand ils se souvinrent de ce qu'ils avaient apeçu à l'entrée : "si vous trouvez trois chemins vous irez toujours à droite."
Le message avait été écrit par un chercheur. Immédiatement, Alexandre voulut partir mais soudain son frère le retint. Maxime dit :
- C'est peut-être un piège, n'y va pas !
Alexandre répondit :
- Mais que peut-on faire d'autre ?
Donc les frères s'élancèrent. Soudain ils virent un noir total. Maxime pleurait, pleurait. Il dit :
- Nous ne nous en sortirons pas indemnes.
Alexandre ne peut répondre. Maxime devint terrorisé. Et là, comme par miracle, ils entrèrent dans la salle et rencontrèrent le diable en personne. Maxime ne pouvait plus bouger à cause de sa peur. Donc Alexandre partit au combat pour vaincre le diable. Alexandre prit l'épée trouvée dans la salle précédente et transperça le corps du diable. Cela ne lui fit rien. Soudain Alexandre regarda le diable face à face. La créature était rouge comme le sang, noire comme les ténèbres. Maxime dit :
- Regarde Alexandre, sur le mur, il y a écrit quelque chose.
Alexandre regarda et ce qu'il y avait écrit : "pour vaincre le diable il faut le toucher d'une main pure."
Alexandre ne pensait pas être pur mais il s'élança. Il évita un coup de fourche et toucha le diable. Après cet exploit, la salle s'éclaira et le diable explosa. Maxime pouvait à nouveau marcher. Alexandre ne se rendait pas compte de ce qu'il avait fait. Comment lui, celui qui avait fait tant de bêtises, pouvait-il être pur ? Les frères trouvèrent le trésor rempli de bijoux et de pierres précieuses. Fiers, ils rentrèrent chez eux avec leur trésor. Leur mère était morte d'inquiétude. Elle les embrasse et leur servit un bon repas. Mais deux heures plus tard, les frères suffoquèrent à cause du poison que leur propre mère avait mis dans la nourriture. Ne pouvant plus les nourrir, elle préférait les tuer. C'est alors qu'elle finit par découvrir le merveilleux trésor dans les affaires de ses enfants. Leur mère, triste de la mort ses enfants, retrouva vite le sourire car elle était riche. A présent, elle pouvait tout s'offrir. Tout, sauf la vie de ses fils !

MORALE

Même en étant misérable
Tout enfant est serviable
Il ne faut pas préférer un de ses enfants
Mais les aimer tout autant
Même le frère cadet
Peut étonner
Mais rien ne peut les remplacer
Même toutes les richesses du monde entier.

Par Professeur L - Publié dans : niveau sixième : écrire des contes
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Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /Avr /2009 20:15

Loïc maltraité

Il était une fois une très riche famille qui tenait une entreprise qui se nommait : Télé Réalité. Elle possédait trois enfants : l'aîné avait dix-neuf ans. Il avait les yeux vert, un gros nez pointu, une bouche énorme comme une pastèque, des oreilles décollées comme un singe : il s'appelait Armand. Il était très intelligent. Le cadet avait quatorze ans. Il avait de gros yeux bleu, un énorme nez rond, une bouche petite comme une fourmie, des oreilles percées comme celles des boeufs : il se nommait Arsène. C'était un cancre. Le benjamin s'appelait Loïc. Il était handicapé mental, chauve, portait des lunettes spider man, de la morve coulait de son nez tout le temps. Sa bouche crasseuse était toute jaune. Il avait douze ans. Loïc était le bouc-émissaire de la famille, car il était handicapé mental. Il était toujours de corvée : faire le ménage, nettoyer la vaisselle, mettre la table.
Maintenant que nous avons fini de parler des enfants, parlons des parents : le père avant dans la cinquantaine et la mère avait dans la quarantaine. Un jour Loïc en eut marre et ne voulut plus rien faire. L'aîné l'entendit et le maltraita. Loïc avait des traces rouge sur son dos. Le pauvre enfant dit : 
" D'accord, je vais faire tout ce que vous me direz."
Son frère répondit :
" Je préfère ça."
Le soir, un vieil homme qui avait les cheveux blancs, dans les soixante-dix ans, une allure ostentatoire, des yeux rouge et allongés, de petite taille, apparut à la fenêtre de la chambre de Loïc et dit :
" ça ne se fait guère, ce que fait ta famille. Ils sont très méchants avec toi, mais moi je peux faire quelque chose."
Et en un claquement de doigts, il entra dans la pièce. L'enfant dit :
" Qu'est-ce que vous pouvez faire pour moi ? Et comment êtes-vous rentré dans cette pièce ?
- Je suis un sorcier. Grâce à moi tu peux devenir normal et être intelligent. Le veux-tu ?
- Oui ! , répondit Loïc. S'il vous plaît ! Que devrais-je faire en échange ?
- Rien, je suis vraiment très gentil. Je me sers de mes pouvoirs.
- Mais quand ne serai-je plus handicapé mental ?
- Quand je claquerai du doigt."
Mais le problème, c'est que le petit deviendrait très méchant et il aurait des pouvoirs magiques qui ne lui serviraient qu'à faire le mal. Loïc ne savait pas tout cela bien entendu. Le sorcier claqua des doigts. Le jeune entendit une voix qui disait :
" Acceptes-tu la transformation ?"
Loïc répondit :
" Oui, j'accepte."
Et là le sorcier disparut. Le petit s'écroula d'un coup.
L'enfant se réveilla deux jours après. Ses parents ne s'inquiétèrent même pas. L'enfant se leva et partit de la maison. Il chercha le sorcier mais ne le trouva pas. Mais un jour, Loïc se rendit compte qu'il était sorcier. Il avait la peau blanche comme la neige. Il avait grandi. Il retourna chez lui et fit beaucoup de mal à sa famille. Il laissa des mots anonymes comme : "Je vais vous tuer." Un jour, Armand vit Loïc dans la maison et découvrit que c'était lui qui leur faisait du mal. Longtemps après, Loïc en eut marre, car il voyait que sa famille souffrait de plus en plus. Il fit un voeu, car il vit une étoile filante passer et son souhait était de redevenir handicapé mental. Le lendemain, son voeu se réalisa et tout s'arrangea avec sa famille. Ils promirent de ne plus maltraiter Loïc.

MORALITE

Il ne faut pas se moquer des handicapés. Car un jour ou l'autre, ça vous retombe dessus. Ils ne sont pas inférieurs aux autres.

Par Professeur L - Publié dans : niveau sixième : écrire des contes
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Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /Avr /2009 20:09
L'homme de bois
Conte écrit par Jade


Chimère d'Arezzo, milieu du IVe siècle avant J-C, musée archéologique, Florence.

Je m'appelle George, mais tout le monde m'appelle "l'homme de bois", signifiant la présence de ma jambe droite en bois toute rafistolée. J'ai un Ara de couleur mordorée et grenat recouvrant ses plumes de poussière. Cet animal, je l'avais trouvé au milieu de la forêt sur un tas de feuilles de couleur vert foncé. Cet oiseau est une sorte de perroquet qui était mon seul ami, mon seul compagnon et ma seule famille. Moi, je n'étais que vêtu de haillons et de chaussures trouées, ce qui témoignait de ma pauvreté au village de Venterbot. Venterbot est le village où j'habite, où les gens me traitaient comme un paria, une personne maltraitée.
Un beau jour, alors que le village où j'habite était en pleine placidité, un homme vieux comme le monde m'aborda. Il était grand et mince, avait des rides sur le visage, les cheveux blancs d'une éclaircie lumineuse et des yeux noir sombre. Il me dit alors :
" Commment t'appelles-tu ?"
Je répondis :
" Je m'appelle George, mais tout le monde m'appelle l'homme de bois. "
Mon action était alors de soulever la couverture qui me recouvrait chaudement et montrer ma jambe de bois. L'homme fut surpris de ma jambe mais continua sa conversation :
" Que fais-tu ici ?"
Je fus surpris à mon tour de toutes ces questions et lui dis alors :
" Pourquoi me posez-vous toutes ces questions ? Qui me dit que vous n'êtes pas comme tous les autres ici ? Et qui êtes-vous d'abord ? "
L'homme répondit :
" Je suis ton seul espoir dans ce monde."
Je dis alors :
" Qu'est-ce que vous insinuez ? "
L' homme :
" J'ai une mission pour toi, homme de bois. Une mission qui t'aiderait à être un homme riche et plus respecté."  Etonné, je réfléchissais un court instant et me posai des tas de questions : qui est cet homme ? Que me veut cet homme ? Quelle est cette mission ?
L'homme vit bien que j'hésitais et m'expliqua plus clairement. Il me dit qu'au plus profond de la forêt Classiquat une bête surnaturelle hantait les lieux, ce qui bloquait l'accès à tous les bûcherons du village de Classiquat en plein tumulte. Et avec elle était caché l'un des plus beaux trésors qu'on eut pû voir. Quand ce monsieur me dit cela, je ne fus pas effrayé mais plutôt très étonné de cette histoire.
Mais tuer ce monstre soulagerait les consciences de la forêt de Classiquat et m'aiderait, mon perroquet et moi. Des questions cependant me hantaient toujours, ce qui me faisait un peu peur. Je n'y croyais pas, mais quand je fus sur les lieux, après avoir marché pendant un certain temps, j'y croyais dur comme fer.
Ce monsieur - que j'avais appelé l'homme mystérieux - avait bien décrit la forêt. Elle était profonde et sa placidité donnait la chair de poule. Les arbres étaient très grands, à un point qu'on ne pouvait plus voir le soleil, ce qui provoquait de l'obscurité. Il n'y avait ni animal, ni fleur. En gros, cette forêt était comme un château hanté. Après avoir marché des kilomètres, je vis enfin un panneau indiquant " La grotte de Chimère". Je me demandais bien sûr si cette grotte était la cachette du trésor et si Chimère était un monstre. Après avoir passé le panneau, je marchai accompagné de mon perrroquet et quelques kilomètres plus tard, mes yeux ne furent guidés que par cette magnifique grotte en forme de tête de lion. Je m'avançai et soudain, je vis une ombre passer à toute allure. Cela m'avait effrayé, mais sans plus tarder, je continuai à marcher. Plus je m'approchai de la bête dont j'entendais le souffle, plus j'avais chaud et très peur. Pour me défendre, j'étais armé d'une lance, que j'avais fabriquée moi-même avec mes propres moyens. Malgré ma peur, je surgis pour attaquer la bête, mais je ne vis que sa queue qui était une queue de dragon, ce qui m'effrayait de plus en plus. Je courus après la bête et je me rendis compte que la tête avait plus peur de moi que j'en avais peur d'elle.
Après l'avoir coursé, le monstre s'arrêta brusquement et se retourna pour me regarder. Jusque-là, personne n'avait pu voir son corps et sa tête. Cet animal faisait peur physiquement. Il avait une tête de lion comme la grotte, un corps de chèvre et une queue de dragon. Il me regardait d'un regard stoïque et à cet instant il fit un grand bond sur moi sans hésiter. Mais ma jambe de bois le retenait pour ne pas me dévorer le visage. Je ne savais en aucun cas quoi faire. Ma lance était à un mètre de moi et mon bras était trop court pour que je l'atteigne. Alors mon perroquet, me voyant mal en point, m'aida à avancer la lance pour que je puisse la saisir. Pendant que mon perroquet était en difficulté, ma jambe de bois était affaiblie. Alors je la posai en fermant les yeux et ne les ouvrant je vis la créature morte sur moi avec une lance enfoncée dans l'estomac. Cet instant était un soulagement pour tout le monde. Après la mort accomplie de la bête, je remerciai mon perroquet et continuai le chemin de la grotte et je vis enfin le trésor. Il était placé dans une énorme pièce qui brillait de mille feux. Je n'en revenais pas de tous ces objets en or. Je me demandai comment allai-je transporter tout cela.
Je réfléchis un court instant en me disant qu'il valait mieux le laisser où il était et que la grotte de Chimère serait une exposition pour raconter l'histoire de ce fameux monstre, afin que tout le monde le sache, quand je ne serai plus de ce monde et que cette histoire serait une légende. Après réflexion, et une fois la mission terminée, je sortis de la grotte et je vis toute la forêt en couleurs. Les arbres avaient à nouveau des feuilles, au sol se répandaient un champ de fleurs et les éclaircies du soleil nous aveuglaient.
Quand nous rentrâmes, mon perroquet et moi, morts de fatigue, et quand le village apprit la nouvelle, il me fut très reconnaissant et organisa un grand festin en notre honneur. Mon village réagit de la même façon, comme si j'étais un grand personnage. Puis, peu après, les bûcherons se remirent au travail et mes projets se concrétisèrent. Les villages de Classiquat et de Venterbot se réunirent, ce qui fondait une ville dont moi, ma jambe de bois et mon perroquet furent le maire. Je créai un château pour recueillir les gens pauvres et fis de la grotte une exposition. Mais tout ça n'aurait jamais pu se faire sans l'homme mystérieux qui est maintenant mon meilleur ami. Ma maison, que j'avais bâtie, était très chaleureuse, et moi, j'étais devenu très coquet. Mon perroquet n'était plus recouvert de poussière. C'était un magnifique perroquet grenat et mordoré qui m'avait sauvé la vie.

MORALITE

Il ne faut jamais maltraiter une personne, mais plutôt l'aider dans tous les cas.
Mieux vaut rester chez soi quand on fait preuve de cruauté et avoir honte de soi.
Par Professeur L - Publié dans : niveau sixième : écrire des contes
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