cosmopolis, le blog de Professeur L et de ses élèves

Ils sont si petits, si innocents,

Et pourtant on les envoie se vider de leur sang.

Croyez-vous que leur souhait est de se faire tuer ?

Pour une guerre qu'ils n'ont même pas demandée.

Pendant que nos enfants s'amusent à tirer avec leurs armes en caoutchouc

Les petits enfants tirent à tout va !

Et ressentent le choc et la douleur de la cartouche qui les pénètre et les détruisent de l'intérieur.

Ils voudraient échanger leurs armes contre des livres et des cahiers

Mais tout ce qu'on trouve à faire,

C'est de les droguer, violer et exploiter !

 

Enfants soldats,

On les envoie

En violant tous leurs droits !

Ils ne sont pas nés pour se faire exécuter à la guerre

Beaucoup connaissent leurs histoires

Mais les laissent sombrer dans le noir.

 

Certains essaient de lutter contre ce fléau

Mais beaucoup voient leur projet tomber à l'eau.

On nous apprend à lire et à écrire

Pendant qu'on leur apprend à être des martyrs.

Mar 2 jun 2009 3 commentaires
tres beau bravo !
poemesandme - le 18/07/2009 à 11h43

Support : «Melancholia» de Victor Hugo

 

 

Ce texte est une poésie engagée qui dénonce de manière explicite le travail des enfants. Les vers utilisé est l’alexandrin et les rimes sont suivies.

Victor Hugo utilise des oppositions : « ou vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ? », elles aident à dramatiser le texte. Le poète commence en posant des questions rhétoriques pour interpeler et faire réfléchir le lecteur. L’écrivain met l accent sur la durée insupportable du travail grâce aux compléments circonstanciels de temps : « quinze heures »  « de l’aube au soir », « éternellement ». Il utilise l allitération en « m » pour montrer la répétition de leurs actions : « dans la même prison le même mouvement ».Il fait une métaphore pour comparer la machine à un ogre ou le minotaure. Donc cette métaphore est en même temps une personnification : « Accroupis sous les dents (…) monstre hideux … »  

Pour désigner les enfants victimes des machines, il utilise aussi un vocabulaire mélioratif : « anges »,  « innocents ».Le poète utilise aussi un vocabulaire péjoratif pour désigner l’usine : « enfer », « bagne », « prison ».On a donc une opposition entre les enfants et l’usine pour montrer la souffrance des enfants. Victor Hugo fait un parallélisme pour montrer que le travail des enfants est dur : « tout est d’airain, tout est de fer. », « Jamais on ne s’arrête et jamais on ne joue.»

Les phrases exclamatives servent à exprimer la compassion et la colère.

L’interjection : « hélas ! » permet de donner une tonalité pathétique. Le poète prend comme allitérations le « f » pour imiter le souffle (vers 19-20), il oppose l’homme à dieu.

En effet, Dieu nous recommande d’aimer nos enfants, de les laisser grandir librement, or les hommes détestent et détruisant les enfants. Victor Hugo dénonce la valeur au nom de laquelle on contraint les enfants à travailler : « progrès ».Car pour lui, le vrai progrès consiste à créer des écoles pour éduquer les enfants, Victor Hugo utilise une anaphore à la fin du poème : « maudit comme ». L’auteur adopte à la fin le on apocalyptique d’un prophète pour rejeter de manière radical le travail des enfants ; il fait une opposition entre le travail des enfants et le vrai travail dans les deux derniers vers, grâce à une énumération : « saint, fécond, généreux ». En effet, le vrai travail produit la liberté, la joie et la fierté. Le poète oppose deux conceptions du travail : le travail forcé (l’exploitation) et le travail (l’émancipation).

SURANYI Dylan - le 07/10/2009 à 19h23
Bonsoir Dylan,

Merci pour ce travail. Quelques erreurs d'orthographe cependant :
- tu as oublié l'accent sur le pronom où : où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
- une faute de frappe : les hommes détruisent les enfants. (tu as mis un a à la place du e)
- tu as oublié le t du mot ton (ton apocalyptique)
- une faute d'accord : de manière radicale : manière est du féminin singulier, donc l'adjectif qualificatif radical, qui s'accorde en genre et en nombre avec le nom qu'il qualifie, doit prendre le e féminin à la fin.
Tu as 18/20.
Bien amicalement,
Monsieur LANUSSE
Professeur L
daccord,merci
dylan - le 07/10/2009 à 19h52