synthèses sur Dom Juan, acte V, scène 2

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Synthèse d'Armande :

La pièce de théâtre de Dom Juan date de 1682. L'acte V scène 2 parle de l'hypocrisie. Dom Juan parle seul, c'est donc une tirade. Dans la première partie, Dom Juan parle à la troisième personne du singulier au présent de l'indicatif car il parle des hypocrites. Il utilise la valeur du présent de vérité générale car il y aura toujours des hypocrites et la manière dont ils s'y prennent existe depuis toujours. Or, dans la deuxième partie, il parle à la première personne du singulier au futur de l'indicatif. Il utilise ce temps et cette personne car il explique ses projets. Il prévoit de jouer le rôle d'un hypocrite pour avoir des avantages comme harceler ses ennemis en toute impunité : "Je pousserai mes ennemis" (l.71) et il jugera tout le monde : "jugerai mal de tout le monde, et n'aurai bonne opinion que de moi". (l. 67-68)
Dom Juan dit ce qu'il pense des faux dévots en utilisant des phrases déclaratives. Il fait le portrait ironiquement mélioratifs des dévots avec des mots tels que "meilleur" et "merveilleux".
Pour donner un ton menaçant au texte, il utilise des énumérations ternaires. Il emploie aussi des phrases avec plusieurs verbes. Ce sont des phrases complexes.
Il utilise une phrase interrogative. Dom Juan connaît lui-même la réponse à cette question. Il s'agit donc d'une question rhétorique. Il se sert de la question rhétorique pour faire réfléchir le lecteur.
Dom Juan personnifie l'hypocrisie : "l'hypocrisie est un vice privilégié, qui, de sa main, ferme la bouche à tout le monde [...]" Il emploie la personnification pour nous faire comprendre que les hypocrites sont des tyrans qui censurent.
A travers ce texte, on comprend qu'il y a une différence entre les hypocrites et les dupes ; l'hypocrite fait faire aux dupes ce qu'il veut car les dupes sont ignorants, inconscients, et ils se trompent tous seuls. Tandis que les hypocrites sont intelligents et conscients de leurs actes.
Dom Juan emploie la métaphore filée de la comédie avec des mots tels que "personnage", "jouer", "profession d'hypocrite" et "art". Dans les lignes 57-58, l'auteur désigne une gestuelle grâce à une énumération à rythme ternaire. Pour nous faire comprendre que les hypocrites jouent des rôles, l'auteur emploie le champ lexical du déguisement : "manteau", "rhabiller" et "habit".
A la fin, Dom Juan utilise une structure emphatique qui permet d'insister sur la bonne façon pour être un hypocrite. Il nous donne une sorte de notice.


Synthèse de Marion V. :

Dom Juan est un classique de Molière. Il nous montre la différence entre un dupe qui se trompe lui-même et un hypocrite qui trompe les autres. L'hypocrite - terme qui vient du grec hypokritès, qui signifie acteur - accentue le fait qu'il joue le rôle d'un menteur et d'un manipulateur. Dans le texte, on peut relever une métaphore qui nous prouve qu'il joue le rôle d'un acteur : "personnage", "jouer", "art". Il y a aussi un champ lexical vestimentaire qui nous prouve qu'il se déguise pour jouer la comédie derrière les habits de la religion : "manteau", "rhabiller", "habit". Dans la première partie de la tirade de Dom Juan, il parle à la troisième personne du singulier, au présent de l'indicatif de vérité générale et dans la deuxième partie, il parle de lui à la première personne du singulier au futur de l'indicatif. En effectuant des phrases déclaratives, il nous dit ce qu'il pense et il nous transmet de manière ironique son portrait. Des phrases interrogatives sont utilisées en guise de question rhétorique : il n'attend aucune réponse, il veut juste nous faire réfléchir de manière provocatrice. Il emploie aussi des phrases complexes qu'il prononce d'un ton menaçant et avec un rythme ternaire. C'est une énumération. Il dénonce les dévots qui adopte hypocritement une gestuelle particulière en énumérant des groupes nominaux. Dans la dernière phrase de sa tirade, il évoque une structure emphatique qui permet d'insister sur la manière pour un hypocrite de se servir des autres.


Synthèse de Loïc :

Cet extrait de Dom Juan est une pièce de théâtre. C'est au moment d'une tirade que le héros a un ascendant pour les hypocrites. L'écrivain nous fait part d'un éloge ironique : "Le personnage d'homme de bien est le meilleur de tous les personnages qu'on puisse jouer aujourd'hui, et la profession d'hypocrite a de merveilleux avantages." D'une part, il fait une métaphore filée pour nous montrer le métier de faux dévot : "personnage", "profession", "jouer". D'autre part, Dom Juan utilise un vocabulaire mélioratif : "merveilleux", "meilleur". Le faux dévot est un personnage qui joue un rôle. Il se déguise en prêtre sans être croyant. En vrai le faux dévot est un pervers qui manipule les gens. Dans ce texet il y a du présent de vérité générale. Celui-ci sert à désigner les pervers qui existeront toujours. La métaphore filée du déguisement appuie la dimension théâtrale du faux dévot. Dom Juan se moque de la gestuelle de ces faux personnages. Après s'être moqué des faux dévots, il veut lui-même en devenir un : "c'est sous cet abri favorable que je veux me sauver, et mettre en sûreté mes affaires."


Synthèse de Lucie :

Dans cet acte, on retrouve Dom Juan parlant à Sganarelle. Dom Juan explique à celui-ci son intérêt de devenir un faux dévot. Il ne veut que s'enrichir et profiter des autres. C'est pour cela qu'il dit : "Il n'y a plus de honte maintenant à cela : l'hypocrisie est un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour vertus." Il fait une différence entre l'hypocrite et le dupe car le dupe est le "singe", le "grimacier" de l'hypocrite. Le dupe est inconscient, ignorant, et se trompe lui-même en suivant l'hypocrite qui, lui, est intelligent, car il réussit à tromper les autres. Le mot "hypocrite" vient du grec hypokritès qui signifie acteur. C'est pour cela que Dom Juan parle d'acteur, de "personnage", de "jouer" un rôle, d'"art", car il voit le monde un peu comme une pièce de thé"âtre dans laquelle il a un rôle à jouer, d'où la métaphore filée sur la comédie de la ligne 35 à la ligne 49. Dom Juan part dans une longue tirade (un grand discours) dans laquelle il fait un éloge ironique des faux dévots. Il utilise le champ lexical du déguisement : "habit", "rhabiller", "manteau", pour expliquer à Sganarelle que les faux dévots se cachent sous "le bouclier du manteau de la religion", "sous cet habit respecté", pour abuser de la naïveté des dupes, qui les suivraient les yeux fermés. De la ligne 57 à la ligne 58, il y a également une énumération de groupes nominaux selon un rythme ternaire pour attirer l'attention sur le fait qu'il n'est pas difficile de se faire passer pour un dévot : "quelque baissement de tête, un soupir mortifié et deux roulements d'yeux..." en ayant une gestuelle imitant ces prêtres.
Ce texte comporte donc deux parties.
Dans la première partie, Dom Juan parle à la troisième personne du singulier au présent de l'indicatif, pour évoquer une vérité générale.
Dans la deuxième partie, il parle à la première personne du singulier et au futur de l'indicatif car il évoque les intentions qu'il a et ce qu'il fera lorsqu'il sera devenu faux dévot.
Dom Juan fait des phrases déclaratives dans son discours pour dire ce qu'il pense à propos des faux dévots. Il leur dresse ironiquement un portrait mélioratif en employant des mots tels que "meilleur", "merveilleux". Il emploie aussi des phrases complexes, avec plusieurs verbes - on retrouve à nouveau un rythme ternaire - pour faire une énumération, ce qui donne un ton menaçant.
Pour faire réfléchir le lecteur, il utilise une phrase interrogative, que l'on appelle question rhétorique, de la ligne 50 à la ligne 55.
L'hypocrisie est personnifiée comme un tyran qui censure et qui blâme.
La dernière phrase de la tirade de Dom Juan : "C'est ainsi qu'il faut profiter des faiblesses des hommes et qu'un sage esprit s'accommode aux vices de son siècle." est une structure emphatique : c'est...qu'...
Cela permet d'insister sur la manière de réussir pour une personne hypocrite.
Après ce discours, on conclut que Dom Juan est quelqu'un de mauvais.


Synthèse de Christelle :

Ce texte est une tirade : l'auteur, Dom Juan, fait un éloge ironique des faux dévots. Il commence par parler de la différence entre l'hypocrite et le dupe. Le dupe est le "singe" de l'hypocrite, il se trompe lui-même, est ignorant et croit tout ce que lui dit l'hypocrite : "zélés indiscrets" (l.73), "grimaciers" (l.49), alors que l'hypocrite, lui, est intelligent, car il trompe les autres et joue parfaitement son rôle. L'hypocrite vient d'ailleurs du grec hypokritès, qui signifie acteur. Dom Juan fait donc une métaphore filée de la comédie, c'est-à-dire qu'il fait toute une suite de métaphores sur la comédie : "personnage" (l.35), "jouer" (l.36), "profession d'hypocrite" (l.37), "art" (l. 38). Après avoir fait la différence entre l'hypocrite et le dupe, l'auteur parle de la gestuelle des faux dévots en faisant une énumération de groupes nominaux avec un rythme ternaire : "quelque baissement de tête, un soupir mortifié, et deux roulements d'yeux" (l.57-58). Dom Juan décrit également leurs habits, en utilisant le champ lexical du déguisement : "manteau" (l.53), "rhabillé" (l.51), "habit" (l. 53). Ainsi, en imitant et en décrivant leurs gestes et leurs vêtements, l'écrivain montre à quel point les hypocrites, dans ce texte les prêtres, sont des menteurs et des manipulateurs, et qu'ils font semblant d'être des dévots, uniquement pour servir leurs intérêts personnels. Dans ce texte, on peut distinguer deux parties. Dans la première, Dom Juan parle à la troisième personne du singulier, au présent de l'indicatif et en utilisant un présent de vérité générale :
"C'est un art de qui l'imposture est toujours respectée ; et quoiqu'on la découvre, on n'ose rien dire contre elle." (l.38-39). Dans la deuxième partie, il parle à la première personne du singulier, et au futur de l'indicatif : "Je ferai le vengeur des intérêts du Ciel." (l.76)
L'auteur utilise plusieurs types de phrases : des phrases déclaratives pour dire ce qu'il pense et pour dresser le portrait ironiquement mélioratif des faux dévots, des phrases interrogatives avec des questions rhétoriques pour pousser les lecteurs à réfléchir :
"Combien crois-tu que j'en connaisse qui, par ce stratagème [...] ont la permission d'être les plus méchants hommes du monde ?" (l.49-55) ;
et, enfin, des phrases complexes avec encore une fois une énumération, un rythme ternaire et un ton menaçant :
"Je m'érigerai en censeur des actions d'autrui, jugerai mal tout le monde, et n'aurai bonne opinion que de moi." (l.66-68)
Dom Juan fait une personnification de l'hypocrisie : "mais l'hypocrisie est un vice privilégié, qui, de sa main, ferme la bouche à tout le monde." (l.41-43) Cette personnification nous permet de voir que si l'hypocrisie était un être humain, ce serait sans doute un tyran qui censure. Enfin, dans la dernière phrase, l'auteur emploie une structure emphatique qui permet d'insister sur la manière de réussir pour un hypocrite.


Synthèse de Nicolas :

Ce texte est une tirade écrite par Molière qui fait un éloge ironique des dévots hypocrites.
Au début de l'exrait, Dom Juan décrit les hypocrites comme des acteurs en utilisant une métaphore filée : "le personnage", "jouer", "la profession d'hypocrites".
De plus le mot hypocrite vient du mot grec "hypokritès" qui signifie acteur.
Il insiste aussi sur le fait que l'hypocrisie est un vice qui ferme l'esprit des gens en le personnifiant en tyran cruel qui censure toutes les idées : "l'hypocrisie est un vice privilégié, qui, de sa main, ferme la bouche à tous ces gens du parti."
Dom Juan ne se contente pas de critiquer les hypocrites, il s'en prend aussi aux dupes qui par leur naïveté sont tout aussi dangereux que ceux qui leur mentent. En effet, les dupes font tout ce que les hypocrites leur ordonnent sans avoir conscience de l'effet néfaste que cela peut avoir.
Le héros nosu montre aussi que de simples gestes religieux sont capables de convaincre n'importe quel dupe de la bonté d'un homme : "quelques baissements de tête, un soupir mortifié, et deux roulements d'yeux rajustent dans le monde tout ce qu'ils peuvent faire." Cette partie du texte a un rythme ternaire.
Dom Juan souligne grandement la lâcheté de ces dévots qui se cachent sous le manteau de la religion en employant le champ lexical du déguisement : "manteau", "rhabiller", "habit".
Dans la première partie, Dom Juan veut nous prouver que ce qu'il dit est valable pour tous les hypocrites en employant le présent de l'indicatif de vérité générale.
Dans la deuxième partie, l'auteur fait parler son héros à l'aide de phrases complexes dont le rythme est ternaire afin de lui donner un ton menaçant. Dans cette même partie, le protagoniste pose une question rhétorique pour faire réfléchir les lecteurs.
C'est dans la dernière phrase que Dom Juan conclut grâce à une structure emphatique qui permet d'insister sur la manière dont un hypocrite doit s'y prendre pour réussir : "C'est ainsi qu'il faut profiter des faiblesses des hommes."


Synthèse de Claudia :

L'extrait du texte de Molière, Dom Juan, est une tirade sur les hypocrites, un éloge ironique des faux dévots. Dom Juan nous explique qu'il y a beaucoup d'hypocrites, notamment des prêtres : "le vengeur des intérêts du Ciel". (l.70) Il nous explique la différence entre les hypocrites et les dupes (ceux qui croient ce que disent les hypocrites), le dupe se trompe lui-même, il est ignorant et inconscient alors que l'hypocrite, lui, est intelligent, puisqu'il trompe les autres. D'ailleurs quand il dit "zélés indiscrets" (l.73) et "grimaciers" (l.49), il fait référence aux dupes. Il est difficile de dire qui est le plus dangereux, les dupes ou les hypocrites, mais je pense que les dupes sont les plus dangereux car ils croient à tout et peuvent donc faire n'importe quoi alors que les hypocrites savent ce qu'ils font et savent donc où s'arrêter. L'étymologie du mot "hypocrite" vient du grec "hypokritès" qui signifie "acteur". C'est d'ailleurs de là d'où vient la métaphore filée : "personnage", "jouer" (l.36), "art" (l.38). ll fait allusion à la gestuelle en énumérant des groupes nominaux au rythme ternaire : "et quelques baissements de tête, un soupir mortifié, et deux roulements d'yeux rajustent dans le monde tout ce qu'ils peuvent faire" (l.57-58). Il emploie le champ lexical du déguisement : "manteau", "habit" (l.53) et "rhabiller" (l.51-52). Il fait une personnification de l'hypocrisie, c'est un tyran qui censure. Dom Juan nous explique qu'il veut devenir un hypocrite, pour tromper et manipuler les gens, et lorsqu'il sera découvert comme étant un hypocrite, il verra tout le parti des dévots le défendre : "Que si je viens à être découvert, je verrais sans me remuer, prendre mes intérêts à toute la cabale, et je serais défendu par elle envers et contre tous" (l.62-65). Dans la première partie Dom Juan parle à la troisième personne du singulier, au présent de l'indicatif, au présent de vérité générale : "C'est un art de qui l'imposture est toujours respectée" (l.38-39). Dans la deuxième partie, il utilise la première personne du singulier au futur simple de l'indicatif : "C'est ainsi qu'il faut profiter des faiblesses des hommes" (l.75-76). Il utilise des phrases déclaratives quand il dit ce qu'il pense, dresse le portrait ironiquement, il utilise un vocabulaire mélioratif : "meilleur", "merveilleux". Il utilise des phrases complexes selon un rythme ternaire. Il fait une énumération et utilise ainsi un ton menaçant. Il emploie aussi une phrase interrogative. C'est une question rhétorique pour faire réfléchir le lecteur. Dans la dernière phrase : "C'est ainsi qu'il faut profiter des faiblesses des hommes, et qu'un sage esprit s'accommode aux vices de son siècle.", il utilise une structure emphatique qui permet d'insister sur la manière de réussir pour un hypocrite.
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