poésies du voyage, voyages poétiques

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INTRODUCTION GENERALE

 

Synthèse collective

Support : Si tu veux être un homme de Kipling

Objectif : comprendre qu'il faut trouver le juste milieu entre le bien et le mal ; reconnaître une poésie

 

 

 

Le titre de ce texte est « Si tu veux être un homme » de Kipling. C'est un poème didactique. Didactique est un synonyme de instructif. Didactique vient du mot grec didaktein qui signifie enseigner. Ce poème est didactique car il nous fait apprendre quelque chose. Le poème nous enseigne à trouver le juste milieu entre le bien et le mal. Le poète joue sur les antonymes (un antonyme est le contraire d'un mot) pour nous faire comprendre que chaque valeur (le courage, la bonté, l'amour, l'amitié) a dans son application un extrême ou un piège à éviter : ainsi il faut être par exemple courageux mais prudent :

« Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre »

La tendresse doit accompagner la force. Il faut être tendre et fort à la fois. Il faut aussi savoir se livrer aux passions (l'amour et l'amitié) à condition de savoir se contrôler. L'auteur encourage son fils et le lecteur à se contrôler dans toutes les situations de la vie. En appliquant ces conseils, on arrive à être brave, mais aussi et surtout à être un homme, un être vraiment humain. Être humain, c'est trouver le juste milieu, être bon sans vouloir être parfait, trouver l'équilibre entre le juste et l'injuste.

C'est un poème parce qu'il comporte des strophes et des vers. Un vers est une phrase qui commence par une majuscule. C'est une ligne qui comporte un nombre défini ou indéfini de syllabes. Une strophe est une sorte de regroupement de vers (comme un paragraphe). Ici les strophes possèdent quatre vers : ce sont donc des quatrains. Les vers sont des alexandrins (les trois premiers de chaque strophe). Un alexandrin est un vers de douze syllabes. On peut le diviser avec une césure pour former deux hémistiches. Un  hémistiche est la moitié d'un alexandrin (6 syllabes). La possibilité de découper un alexandrin en hémistiches permet de créer du rythme. De plus, chaque dernier vers des strophes sont des octosyllabes (vers de huit syllabes). En outre, le poème contient des rimes alternées ou croisées (alternance de rimes féminines et de rimes masculines). Les rimes (répétition d'un même son à la fin de chaque vers) permettent de créer de la musicalité (jeu sur les sons). La musicalité et le rythme sont très importants car ils permettent de mieux retenir les enseignements du père.

 

 

SEQUENCE 1 : POESIES DES VOYAGES, VOYAGES POETIQUES

 

 

Synthèse collective des 5eD

Séance 1 : mardi 14 septembre 2010

Support : « Heureux qui » de Joachim Du Bellay

Objectif : comprendre le lyrisme, l'élégie, le sonnet et l'expression poétique de la nostalgie

 

 

  

C'est un texte qui comporte deux quatrains (un quatrain est une strophe de quatre vers) et deux tercets (un tercet est une strophe de trois vers). Ce texte se compose aussi d'alexandrins : ce sont des vers de douze syllabes. Les rimes sont embrassées dans les deux quatrains et les quatre derniers vers. Les vers 9 et 10 se terminent avec des rimes suivies. Un poème composé de deux quatrains et de deux tercets et écrit en alexandrins est un sonnet.

Joachim du Bellay éprouve de la nostalgie dans ce poème. Et comme il exprime de la nostalgie, ce sonnet est un poème lyrique.   Un poème lyrique est un poème dans lequel l'auteur exprime des sentiments personnels. Du Bellay se plaint de devoir rester à Rome. Son poème est une lamentation. Ce poème lyrique est donc une élégie. On reconnaît que ce poème est une élégie car l'auteur emploie l'interjection : « hélas ! », l'anaphore : « reverrai-je! », ce qui permet d'insister sur sa tristesse. L'écrivain s'exprime à l'aide d'une phrase exclamative et d'une question dans les deux premiers quatrains, ce qui renforce le lyrisme. Dans le quatrain, le poète interroge sa conscience. Il s'adresse à lui-même et peut-être à Dieu. Enfin, l'emploi du « je » lyrique montre que le poète dévoile son cœur.

        Dans les deux tercets, le poète compare son village à Rome. Il oppose son pays natal à une grande capitale. Dans les deux tercets, le poème comporte des antithèses : il oppose « le marbre dur » à « l'ardoise fine », le « Loire gaulois » au « Tibre latin », « petit Liré » au « mont Palatin ». En somme, Du Bellay reproche à Rome d'être une ville trop orgueilleuse, comme nous l'indique le mot : « audacieux ». La diérèze sur « audacieux » sert à insister sur l'orgueil de Rome. Dans les six derniers vers, le parallélisme (la répétition de la structure comparative : plus que) sert à renforcer l'opposition entre Rome et son petit village afin de montrer sa préférence pour son pays natal.

 

 

 

 

 

Synthèse collective des 5eD

 

Séance 2 – Mardi 28 septembre 2010

Support : « Ma bohème » de Rimbaud

Objectif : comprendre l'autodérision et l'expression poétique de la fusion avec la nature

 

            Le poète Arthur Rimbaud dévoile ses sentiments personnels : « Oh ! là là, que d'amours splendides j'ai rêvées ! » Le poète recherche l'amour. Le poète compare les étoiles aux frou-frou des jupes des femmes : « mes étoiles avaient un doux frou-frou ». Les étoiles sont féminisées. Il phantasme. Il recherche en fait la communion avec la nature. Il veut fusionner avec la nature grâce à l'ivresse poétique : « de rosée à mon front comme un vin de vigueur », « rimant au milieu des ombres fantastiques », « j'égrenais...des rimes », « rimant », « lyres ».

            Le poète est probablement un clochard. Ou du moins il se prend pour un mendiant, comme le prouvent ses habits désignés par les mots suivants : « poings dans mes poches crevées », « mes souliers blessés », « culotte avait un large trou ». Le poète adolescent nous raconte sa fugue. C'est donc un rebelle. Pour Rimbaud, la poésie est elle-même une fugue vers un monde inconnu. Sa rébellion s'exprime aussi dans sa manière d'écrire la poésie, puisqu'il mélange des évocations d'objets communs avec des sujets nobles comme l'amour.

 

Synthèse collective des 5eB

Séance 2 – Vendredi 24 septembre 2010

Support : Arthur Rimbaud, Ma Bohême

Objectif : comprendre comment un poète crée un texte en désobéissant aux règles ; comprendre que la poésie est une sorte de fugue vers l'inconnu

 

            Arthur Rimbaud est un adolescent rebelle qui adore écrire la poésie : « lyres », « rimes », « rimant ». Sa rébellion s'exprime dans l'écriture elle-même de la poésie puisqu'il chiffonne le vers en créant des alexandrins asymétriques. On peut voir aussi que c'est un rebelle car il écrit dès le début : « je m'en allais, les poings dans mes poches crevées. »

            Le poète est un clochard ou un gitan ou bien un gueux, comme l'indiquent les mots suivants : « culotte...large trou », « mes souliers blessés », « poches crevées ». Il vit dehors, au bord des routes : « mon auberge était à la Grande-Ourse », « assis au bord des routes ». Il dort à la belle étoile. Le poète est dans la nature. Il cherche la communion ou la fusion avec la nature. D'où l'érotisation des étoiles qui exprime les phantasmes du poète : « les étoiles au ciel avaient un doux frou-frou ».

       

  Séance 3

Support : "Les conquérants" de José Maria de Heredia

Objectif : comprendre le point de vue omniscient et le registre épique

 

Synthèse individuelle de Miranda :

 

Ce poème a été écrit par José Maria de Heredia. C'est un sonnet. Il est composé de deux quatrains,  de deux tercets et d'alexandrins. Il y a des rimes embrassées dans les deux quatrains, des rimes suivies et des rimes croisées dans le dernier tercet. Ici, les héros sont des conquistadors, des conquérants espagnols qui cherchent à conquérir l'Amérique et son or. On le sait grâce au "fabuleux métal", à "l'azur phosphorescent", au "mirage doré" et à "mines lointaines". Le poète compare les conquérants à des gerfauts dans la phrase : "comme un vol de gerfauts hors du charnier natal", car ils tuent pour s'enrichir, alors que Rimbaud, lui, rêvait de femmes dans des rêveries érotiques lors de ses fugues. Les conquérants ont des pulsions meurtrières, d'où leur envie de tuer : "ivre d'un rêve héroïque et brutal". Les conquérants sont pauvres, ils n'ont pas reçu d'éducation et ils n'ont donc pas appris qu'il ne fallait pas tuer pour s'enrichir : "misère hautaine". Dans ce poème, la tonalité n 'est pas pathétique, mais épique. Le point de vue du narrateur est omniscient : cela veut dire qu'il connaît les pensées des conquistadors.

 

Synthèse individuelle de Théo :

 

Ce poème a été écrit par Hérédia. Le poète raconte l'histoire des conquistadors à la conquête de l'Amérique. Ils sont aussi à la conquête de l'or que l'on trouve sous différentes expressions dans le texte : "le fabuleux métal", "mines lointaines", "mirage doré" et "azur phosphorescent" qui fait aussi penser à de l'or. Dans le vers : "Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal", le poète compare les Espagnols à des gerfauts, car ces oiseaux sont des rapace cruels comme les conquistadors qui veulent faire couler le sang pour obtenir de l'or. Comparé à Rimbaud qui rêvait de femmes séduisantes, et qui faisait donc une rêverie érotique, les conquistadors eux rêvent de gloire et de meurtre. Ils sont animés de très fortes pulsions meurtrières : "ivre d'un rêve héroïque et brutal".

Les conquérants sont d'origine pauvre, mais ont décidé de s'enrichir et de tuer : "misère hautaine" et lendemains épiques" le prouvent.

La tonalité de ce poème n'est pas pathétique mais épique. Quand un poème est épique, il raconte des actions héroïques mais aussi violentes et brutales. Ce que le poète raconte est un fait réel. Le narrateur a un point de vue omniscient, c'est-à-dire qu'il sait absolument tout sur ce moment de l'histoire.

Ce poème est un sonnet car il ne contient que des alexandrins, deux quatrains et deux tercets. Les rimes sont embrassées dans les deux quatrains, puis elles sont suivies et enfin croisées dans le dernier tercet.

 

 

Synthèse individuelle d'Ireno :

 

Ce poème a été écrit par José Maria de Hérédia. Ce poème est un sonnet. En effet, il compte deux quatrains, deux tercets et des alexandrins. Les rimes des deux quatrains sont embrassées. Les rimes du premier tercet sont suivies, tandis que celle du deuxième tercet sont croisées.

L'histoire se déroule au XVIe siècle. Le poète raconte que des conquistadors pauvres et affamés, d'origine ibérique, étaient à la conquête de l'Amérique et de son or. On peut remarquer que les conquistadors espagnols cherchaient de l'or grâce à : "fabuleux métal", "azur phosphorescent" (dont la couleur fait penser à l'or", "mines lointaines", et "mirage doré".

Comme les conquistadors étaient violents et brutaux, ils aimaient le meurtre et en rêvaient. Le narrateur les a comparés à des gerfauts :"comme un vol de gerfauts hors du charnier natal".

Alors que Rimbaud rêvait de femmes, les conquérants eux rêvaient de meurtres. Ils avaient des pulsions meurtrières. On peut le voir au vers 9 : "chaque soir, espérant des lendemains épiques". Cela désigne les jours où il y a des meurtres, des cadavres et beaucoup de brutalité. C'est pour cela que la tonalité dans ce poème n'est pas pathétique mais épique.

Le narrateur ici a un point de vue omniscient, c'est-à-dire que ce n'est pas son histoire qu'il nous raconte, mais celle des conquérants, même si ce n'est pas son histoire. Il lit dans les pensées des conquérants.

 

 

 

Synthèse individuelle de Charlotte :

 

Le poète compare, au début du texte, les conquérants à des gerfauts (vers 1), des rapaces ressemblant à des aigles. Contrairement à Rimbaud, dont le texte "Ma bohème" était érotique, car il rêvait des femmes, Heredia montre que les conquérants sont brutaux, qu'ils rêvent de meurtres, de gloire, animés de pulsions meurtrières. Cette phrase dévoile qu'ils sont "ivres d'un rêve héroïque et brutal" (vers 4)

Le poème montre que ce sont comme des pirates. Les mots qui nous le prouvent sont "routiers et capitaines" (vers 3). Cela nous dévoile aussi qu'ils sont des conquistadors espagnols à la conquête de l'Amérique et de l'or. Les mots qui nous le montrent sont "le fabuleux métal" (vers 5), "azur phosphorescent" (vers 10), "mirage doré" (vers 11), qui font penser à l'or qu'ils vont trouver dans les "mines lointaines" (vers 6). Ce sont ces mots qui nous prouvent qu'ils sont pauvres : "misères hautaines" (vers 2).

La tonalité dans ce poème n'est pas pathétique mais épique, c'est-à-dire qu'il y a des combats, des meurtres et du sang. Les deux mots qui nous le montrent sont "lendemains épiques". (vers 9)

Ce poème est un sonnet car il contient deux quatrains, deux tercets et des alexandrins. Ce texte est composé de rimes embrassées dans les deux quatrains, puis de rimes suivies et croisées dans les deux tercets.

Le point de vue du narrateur ici est omniscient, c'est-à-dire qu'il est quelqu'un qui n'est pas dans l'histoire mais qu'il connaît la pensée de ces personnages.

Donc le poème est un sonnet, contenant des rimes embrassées, suivies et croisées, la tonalité est épique et l'auteur a un point de vue omniscient.

 

 

Synthèse individuelle de Paul :

 

Ce poème est un sonnet car il est écrit en alexandrins. Mais surtout car il est composé de deux quatrains et deux tercets. De plus ce texte nous dévoile que les rimes sont embrassées comme peuvent le prouver les mots suivants : "métal", "lointaines", "antennes", "occidental".

Ce texte contient un registre épique, c'est-à-dire que ce texte, ce poème, parle de guerre, de brutalité, de sang et de violence : "lendemains épiques" ou "ivres d'un rêve héroïque et brutal", ou encore "comme un vol de gerfauts hors du charnier natal".Dans cette phrase, l'auteur utilise une comparaison en comparant les conquérants à des gerfauts, c'est-à-dire que les conquérants sont assoiffés de sang, animés de pulsions meurtrières, comme le prouve la phrase "ivres d'un rêve héroïque et brutal". Ce texte parle de conquistadors. Ce mot signifie "conquérants" en espagnol. Les conquistadors partent en Amérique car ils sont pauvres et n'ont rien à perdre en allant massacrer des milliers d'Indiens pour de l'or : "fatigués de porter leurs misères hautaines". Dans cette phrase, on peut y voir un oxymore, c'est-à-dire une figure de style comme une métaphore ou une comparaison : ça consiste à associer dans une même expression deux mots de sens contraire.

Le texte montre que les conquérants finissent par ressembler vaguement à des poètes en rêvant d'espaces inexplorés, des profondeurs et des océans vers l'infini et l'au-delà : "du fond de l'océan des étoiles nouvelles". Dans son poème, l'auteur adopte un point de vue omniscient, en connaissant intimement les pensées des personnages qu'il met à l'oeuvre dans "Les conquérants".


 


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