anthologie poétique, personnalisée et commentée par Andrea

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DOSSIER DE LECTURE 1

POESIE

ANTHOLOGIE DE LA POESIE FRANCAISE

 

 

1-JEAN DE LA FONTAINE

 

Quelles sont vos dates de naissance et de mort?

Je suis né le 8 juillet 1621 à Château- Thierry et je suis mort le 13 avril 1695 à Paris.

 

Pouvez- vous nous parler de vos derniers jours ?

Bien sûr. Entre 1689 et 1692, j’ai publié en revue une série de fables qui ont été rassemblées en 1693 avec des inédites et quelques unes de 1685.

Fin 1692 je suis tombé gravement malade, atteint certainement de la tuberculose.

Je meurt le 13 avril 1695 et suis inhumé le lendemain au cimetière des Saints-Innocents, situé dans le quartier des Halles à Paris. On trouve mon corps sur une cilice. Ma dépouille a été transférée en 1817 avec celle de Molière au cimetière du Père Lachaise dans le 20 ème arrondissement de Paris.

J’ai composé moi-même l’épitaphe (inscription funéraire) figurant sur ma pierre tombale, dans laquelle je m’attribue un caractère désinvolte et paresseux.

«  Jean s’en alla comme il était venu,

Mangeant son fonds après son revenu :

Croyant le bien chose peu nécessaire,

Quant à son temps, bien sut le dispenser,

Deux parts en fit, dont il soulait passer,

L’une à dormir, l’autre à ne rien faire.»

 

Qu’avez vous fait dans votre vie ?

J’étais un poète français de la période classique. J’écrivais essentiellement des fables. Mon chef d’œuvre dans la littérature française est le fameux recueil qui rassemble mes fables sous le nom de « Fables de La Fontaine »

 

 

Quelles ont été vos années de formation ?

J’ai étudié dans le collège de ma ville natale. J’apprends surtout le latin. Je rentre à l’Oratoire en 1641. Dés 1642 je quitte cette carrière religieuse en préférant lire l’Astrée, d’Honoré d’Urfé, et Rabelais. Je reprends mes études de droits à Paris et je fréquente un cercle de jeunes poètes. Je rencontre Pellisson, François Charpentier, Tallemant des Réaux et Antoine de Rambouillet de la Sablière.

J’obtiens en 1649 un diplôme d’avocat au parlement de Paris.

 

Quelles sont vos œuvres les plus connues?

Mes fables les plus connues sont certainement :

 

  • La cigale et la fourmi

  • Le corbeau et le renard

  • Le lièvre et la tortue

  • Le pot de terre et le pot de fer.

 

Quelles sont vos sources d’inspiration et de quoi parlent vos fables ?

 

Je me suis notamment inspiré des fables d’Esope, de Phèdre d’Abstémius et des textes d’Horace. J’ai réécrit leurs poèmes après les avoir retravaillés.

Mes fables parlent le plus souvent d’animaux que je mets en scène et que je rends anthropomorphes. Elles contiennent une morale, placée soit au début soit à la fin du poème.

 

A qui ces fables étaient t-elles adressées ?

J’ai écrit mes fables dans un but éducatif. Elles étaient adressées au Dauphin.

J’insiste sur mes intentions qui étaient d’ordre moral.

Je me sers d’animaux pour instruire les hommes.

 

Merci Monsieur de la Fontaine.

 

 

LA CIGALE ET LA FOURMI

 

J’ai choisi ce poème parce que je le connais déjà et que je l’aime bien

Je pense que j’arriverai mieux à expliquer La Fontaine que Baudelaire...

 

Dans « La cigale et la fourmi » Jean de la Fontaine montre une cigale qui a passé l’été à chanter. L’hiver arrivant, elle s’aperçoit qu’il n’y a plus rien à manger dans la nature et qu’elle n’a pas fait de provision. Elle se rend chez la fourmi, sa voisine, pour lui emprunter de la nourriture. La fourmi lui refuse ce service, reprochant à la cigale de n’avoir pas fait comme elle.

Dans cette fable Jean de la Fontaine nous dit que certains travaillent et économisent pendant que d’autres préfèrent profiter du bon temps, pensant qu’ils pourront toujours emprunter à d’autres, en cas de besoins.

Mais il nous dit aussi qu’il vaut mieux prévoir les problèmes car souvent, lorsqu’ils arrivent, il ne faut pas compter sur les autres pour les résoudre, les gens trouveront toujours un prétexte ou un reproche pour ne pas vous aider.

Dans ce poème il y a à la fin des vers des rimes suivies vers 1 et 2 « chanté et été » et des rimes embrassées vers 15 à 18 « prêteuse – défaut – chaud – emprunteuse » et vers 19 à 22 « venant – déplaise – aise – maintenant »

 

 

 

2-CHARLES BAUDELAIRE

 

Quelles sont vos dates de naissance et de mort?

Je suis né à Paris le 9 avril 1821 et je suis mort dans cette même ville le 5 août 1867 de la syphilis. J’ai été inhumé au cimetière de Montparnasse dans la même tombe que mon beau-père le général Aupik et ma mère.

 

Qu’avez-vous fait de votre vie ?

En 1831, j’ai été inscrit à la pension Delorme, puis j’ai suivi les cours de sixième et de cinquième au collège Royal de Lyon. En janvier 1836 nous revenons à Paris où mon beau-père est promu colonel.

À l’âge de quatorze ans j’ai été inscrit au collège Louis le Grand comme pensionnaire. En seconde, j’obtiens le deuxième prix de vers latin au concours général. Puis je suis renvoyé  du lycée et je continue mes études au lycée Saint Louis où je suis reçu in extremis au baccalauréat. Mon beau-père, jugeant ma vie trop scandaleuse décide de m’envoyer vers les Indes.

De retour à Paris, je m’éprends de Jeanne Duvat avec laquelle je connais les charmes et les amertumes de la passion.

 

Quelles sont vos œuvres les plus connues ?

Je pense que les plus connues sont :

 

  • Les fleurs du mal (1857)

  • Les paradis artificiels (1860)

  • Petits poèmes en prose ou le spleen de Paris (1869)

  • Le peintre de la vie moderne (1863)

  • Salon de 1859 (1859)

 

Que montrez-vous dans vos poèmes ?

Je rejette le réalisme et, à travers mes poèmes, je sublime la sensibilité. Je cherche à atteindre la vérité essentielle, la vérité humaine de l’univers.

 

L’ALBATROS:

 

Ce poème est extrait de « Spleen et idéal » qui est la deuxième partie des « Fleurs du mal » (1861)

Il est écrit en alexandrins et comporte quatre strophes en quatrains. Baudelaire parle de lui, du poète, qu’il compare à un oiseau, l’albatros.

Dans les airs cet oiseau est magnifique. Par contre sur la terre, il devient gauche, malhabile. Le ciel est son élément. Ses ailes rendent son vol majestueux, mais deviennent gênantes lorsqu’il doit marcher.

 

Les trois premières strophes de ce poème nous parlent de l’oiseau, la dernière du poète.

Toutes les rimes des vers sont croisées.

Dans les trois premières strophes dédiées à l’albatros, Baudelaire le nomme par différents noms : vaste oiseau des mers, voyageur ailé, compagnon de voyage.

Dans la deuxième et troisième strophe, l’oiseau est à terre. Baudelaire le décrit avec un vocabulaire négatif «  maladroit, honteux, piteusement, gauche, veule, comique et laid » alors que le vocabulaire employé est positif lorsqu’il parle de l’oiseau en vol « vaste oiseau des mers, roi de l’azur, voyageur ailé, naguère si beau »

 

La dernière strophe est dédiée au poète qui se compare à ce prince des nuées qu’est l’albatros. Il nous dit que le poète est différent des autres hommes et se sent inadapté à la société dans laquelle il vit. Il ne se sent bien que dans son monde, celui de la poésie où il peut exprimer toute sa grandeur.

 

 

3 - ARTHUR RIMBAUD

 

Quelles sont vos dates de naissance et de mort?

Je suis né le 20 octobre 1854 à Charleville et je suis mort le 10 novembre 1891 à Marseille.

 

Quelle a été votre vie d’écrivain ?

 

J’ai commencé à écrire dès l’âge de quatorze ans « Les étrennes des orphelins ». En 1870, au collège de Charleville, mon professeur de rhétorique Georges Izambar me fait découvrir Rabelais, Victor Hugo et Théodore de Banville. C’est à cette époque que j’écris « Le dormeur du val ». C’est aussi à cette époque que je fais mes premières fugues : Paris où je suis emprisonné, puis Bruxelles, Douai.

En 1871 je fugue une nouvelle fois pour me rendre de nouveau à Paris où je vais rencontrer le poète Verlaine avec qui je mènerai une vie de débauche. C’est à cette époque que j’écris « Le bateau ivre ». Avec Verlaine, nous irons à Bruxelles puis à Londres. En 1873 je regagne Charleville où j’écris « Une saison en enfer ». L’année suivante je pars seul pour Londres où je rencontre Germain Nouveau et finis d’écrire « Les illuminations », puis je par pour l’Allemagne, la Suisse et l’Italie... Je délaisse alors la poésie.

En 1876 je signe un engagement de six ans dans l’armée coloniale hollandaise. Après avoir déserté, je retourne à Charleville puis en 1877 je me rends à Brême puis à Hambourg, à Marseille. En 1878 je pars pour Chypre où je trouve un emploi de chef de chantier et rentre en France l’année suivante. En 1880 je retourne à Chypre et m’embarque pour l’Egypte pour gagner Aden où je trouve un emploi dans le commerce des peaux et du café. De 1885 à 1888 je me fais du trafic d’armes. En 1891 une tumeur au genou me fait terriblement souffrir. Je suis rapatrié en France. Je meurs à Marseille suite à une complication de ma maladie.

 

Quels sont vos œuvres les plus connues ?

Mes poèmes les plus connus sont :

  • Le bateau ivre,

  • Voyelles,

  • Les illuminations,

  • Une saison en enfer,

  • Recueil de Douai

 

 

LE DORMEUR DU VAL:

 

Ce poème a été écrit entre 1870 et 1871 et apparaît dans « Le recueil de Douai ». Il contient deux quatrains et deux tercets. C'est un sonnet.

Il parle d’une personne allongée dans l’herbe qui semble dormir paisiblement au milieu de la nature. En fait cette personne est morte.

Le poème est écrit en alexandrins. Il est composé de quatre strophes inégales, les deux premières sont des quatrains, les dernières des tercets.

Les rimes sont croisées dans les deux premières strophes « rivière – haillon – fière – rayons » et suivies dans les deux dernières « comme – somme, narine – poitrine ». Les dernières rimes des tercets riment ensemble.

La première strophe décrit visuellement l’endroit paisible où se trouve le poète « trou de verdure ». Dans cette description du paysage, la rivière est personnifiée « chante une rivière » la description est auditive.

Dans les deux strophes qui suivent, le poète se rapproche et nous décrit visuellement le jeune soldat « bouche ouverte, tête nue ». L’herbe y est personnifiée « son lit vert ». Le soldat semble dormir paisiblement. Certains mots employés pour le décrire, nous inquiètent pourtant « pâle, enfant malade, il a froid ». Rimbaud nous prépare à la réalité tragique.

À l’intérieur de ces deux strophes, il y a un petit champ lexical en rapport avec le sommeil (dort, fait un somme, berce-le,lit).

A la dernière strophe, le poète se rapproche encore et découvre des détails importants, comme par exemple « les parfums ne font pas frissonner sa narine », « la main sur sa poitrine » et bien entendu cette phrase qui nous révèle que ce dormeur est en fait un cadavre « Il a deux trous rouges au côté droit ».

Ce poème est intéressant car Rimbaud par le titre qu’il lui donne nous mène sur une fausse piste jusqu’au dernier vers.

 

 

 

4- VICTOR HUGO

 

Quelles sont vos dates de naissance et de mort?

Je suis né le 26 février 1802 à Besançon et je suis mort le 22 mai 1885 à Paris.

 

Qu'avez vous fait dans votre vie ?

J’étais un poète, dramaturge. J'étais considéré comme l'un des plus importants écrivains de la langue française et le chef de fil du courant romantisme français. J'ai écrit des poèmes lyriques ou bien épiques. J'étais également romancier.

J'ai accusé Louis-Napoléon de haute trahison et je serais alors recherché par la police. Je me suis dressé contre ceux qui voulaient étrangler la Jeune République. Quant à mes fils, ils furent condamnés à neuf mois de prison ferme.

En 1852, je décide de m'exiler. Il est proscrit par Louis-Napoléon que j'avais trahit les idées républicaines et que j'avais insulté la Reine Victoria. Je parts alors en Belgique, puis à Jersey, et à Guernesey, avec ma femme, ma fille Adèle, quelques amis, et mes deux fils Charles et François-Victor.

Mon exil durera près de vingt ans. Le 31 octobre 1856, je m'installe à Guernesey pour plus de quinze ans. Je me livre dans la solitude à la méditation, je me met à pratiquer le spiritisme et surtout je me consacre à mon œuvre d'écrivain.

Le Second Empire m'offre l'amnistie, je réponds alors : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai ». Mes activités étaient d'accueillir les enfants du village et mon autre passion était bien entendu d'écrire des livres. C'est pour mon œuvre une période très riche. J’écrivis en particulier :

  • LES CHÂTIMENTS (1853, interdits en France)

  • LES CONTEMPLATIONS (1856)

  • LA LÉGENDE DES SIÈCLES (1859)

  • LES MISÉRABLE (1862).

En 1870, c'est la guerre entre la France et la Prusse, la défaite de Napoléon III, la proclamation de la République. A 68 ans, je peux enfin rentrer en France.



Pouvez-vous nous parler de vos dernier jours ?

Jedécède le 22 mai 1885 dans mon hôtel particulier. Avant mon transfert, mon cercueil a été exposé une nuit sous l'Arc de Triomphe, voilé par un crêpe noir. Des cuirassiers à cheval veillaient toute la nuit mon catafalque surmonté des initiales VH. Plus d'un million de personnes et 2000 délégations se sont déplacées pour me rendre un dernier hommage. Trois jours avant ma mort, j'avais écrit ces mots :« Aimer c’est agir »



Quels sont vos œuvres les plus connus ?

Mes œuvres les plus connues sont je pense pour la poésie:

  • Les Châtiments (1853)

  • La Légende des Siècles (1859, 1876, 1883)

  • Les feuilles d'automne

    pour le théâtre:

  • Cromwell (1827)

  • Ruy Blas (1838)

    pour les romans:

  • Notre Dame de Paris (1831)

  • Les misérables (1862)

Quelles sont vos sources d'inspirations ?

Pour moi le voyage et ma rêverie occupent une place importante dans mes œuvres et dans ma vie.

 

« CE SIECLE AVAIT DEUX ANS ... »

J'ai choisie ce poème car Victor Hugo est l'un des plus grands poètes et je me suis dis qu'il fallait que je le mette. Ce poème est assez compliqué pour moi je l'avoue.

 

Ce poème fait partie du recueil de poèmes « Les feuilles d'automne » et a été écrit en 1831. IL a écrit ce poème, après s’être senti trahi par sa femme et son meilleur ami. Cette tristesse le fait retourner vers son enfance.

Dans la première strophe de ce poème, Victor Hugo fait une description historique du début du 19éme siècle et montre son admiration pour l'empereur. A la fin de cette strophe le poète révèle l'identité de l'enfant dont il parle, c'est lui vers 15 « C'est moi ». Dans les dernier vers il parle énormément de sa mère, et de l'amour qu'elle lui a apporté.

Ce poème ne comporte que des rimes suivies, on le voit dans les vers 18-21 «condamnée-obstinée-pas-pas»

Des vers 1 à 7, le poète précise l'année de sa naissance par le vers «ce siècle avait deux ans» et la situe dans son siècle, c'est à dire quand Bonaparte premier consul va devenir l'empereur Napoléon vers 2 « Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte ». Ver 7 « Naquit d'un sang breton et lorrain à la fois » Il dit cela car ce sont les origines de ses parents. Ver 9 « Si débile qu'il fut, ainsi qu'une chimère » Le poète se compare a une chimère qui signifie une ombre, un fantôme dans ce poème. Bien entendu dans le vers 15 Victor Hugo révèle l'identité de l'enfant. C'est de lui dont il parle.

A travers cette première strophe Victor Hugo nous fait partager la fragilité de ses premières années. Il nous décrit son enfance comme misérable. On le voit dans le ver 14 « […] pas même un lendemain à vivre » ver 12 « […] sa bière et son berceau » Dans les trois dernières strophes Victor Hugo parle beaucoup de l'amour d'une mère en parlant de la sienne.

Cet enfant qui paraît si fragile a reçu beaucoup d'amour, de soins de la part de sa mère. A travers ce poème il montre la reconnaissance qu'il en a.

 

 

 

5- VERLAINE

 

Quels sont vos dates de naissance et de mort?

Je suis né à Metz le 30 mars 1844 et je suis mort à Paris le 8 janvier 1896.

 

Qu'avez vous fait dans votre vie ?

J'étais un poète français. Je m'inscrit en faculté de Droit mais j'abandonne mes études, car je préfèrefréquenter les cafés et certains cercles littéraires parisiens comme les "Vilains Bonhommes". J'étais un admirateur deBaudelaire etme voulais poète.

En août 1863, une revue publie mon premier poème : Monsieur Prudhomme qui est un portrait satirique du bourgeois, que je reprendrai dans mon premier recueil. Je publie à 22 ans en 1866 lesPoèmes saturniensqui montrent l’influence de Baudelaire.

En 1869, paraît le petit recueil Fête Galantes, fantaisies inspirées par les toiles des peintres du XVIIIe siècle que le Louvre justement vient d'exposer dans les nouvelles salles.

Cependant ma vie va se compliquer entre 1872-1875. Je dois fuir Paris suite à ma rencontre en 1871 avec Arthur Rimbaud avec lequel je vais vivre une relation amoureuse et tumultueuse jusqu'en 1873.

 

Pouvez-vous nous expliquer vos dernières années ?

Rentré à Paris en 1882, j'essaie en vain de réintégrer l'administration mais je renoue avec les milieux littéraires. Je publie en 1884 mon essai remarqué sur les Poètes maudits et le recueil Jadis et naguèredans lequel je reprends des poèmes écrits une décennie plus tôt. Ils seront couronnés suite à la publication du poème Art poétique, en 1874 dans lequel je revendique un art « Sans rien en lui qui pèse ou qui pose ». Je suis alors reconnu comme un maître et un précurseur.

Détruit par l'alcool et les crises de violence, je ferai un mois de prison en 1885 pour avoir une nouvelle fois tenté d'étrangler ma mère qui mourra le 21 janvier 1886.

Je meurs dans la misère d'une congestion pulmonaire le 8 janvier 1896 à 51 ans au 39 rue Descartes dans le Vearrondissement de Paris.

Mes obsèques ont eu lieu le 10 janvier 1896 à l'église Saint-Etienne-du-Mont. Je suis inhumé dans la 20edivision du cimetière des Batignolles à Paris. En 1989, ma tombe a été transférée dans la 11edivision, en première ligne du rond-point central.

Avec cette vie en complète rupture avec la morale bourgeoise de mon temps, je suis devenu une figure emblématique du poète maudit, comme Arthur Rimbaud que j'ai fait connaître.

 

Quels sont vos œuvres les plus connus ?

Mes œuvres les plus connus sont:

  • Poèmes Saturniens (1866)

  • Les Amies (1867)

  • La Bonne Chanson (1872)

  • Jadis et Naguère (1884)

 

CHANSON D'AUTOMNE:

Ce poème est l'un des premiers poèmes de Verlaine publiés en 1866 chez l'éditeur Alphonse Lemerre, il appartient aux poèmes saturniens.

Chanson d'automne décrit l'impression de tristesse et de mélancolie que nous laisse cette saison et qui habite le poète.

Ce poème contient trois strophes en sixains qui sont constitués de deux quatrains et d'un tercet. Les vers sont très courts car Verlaine veut mettre du rythme comme dans une chanson, d'ailleurs au ver 2 « violons » rappelle la musicalité de ce poème. Le vocabulaire est peu recherché, il est simple comme celui d'une chanson moderne.

Les rimes sont suivies et embrassées dans chaque strophes comme par exemple dans la première strophe « longs-violons-automne-cœur-langueur-monotone ». Les premiers vers et les derniers vers de chaque strophe riment en « e » on le voit dans les vers 3-9-15 « automne-heure-m'emporte »

A la dernière strophe le poète se compare à une feuille morte portée par le vent « pareil/à la feuille morte », « au vent mauvais/qui m'emporte » Le dernier vers me rappelle L'albatrosdans lequel Baudelaire nous fait ressentir qu'il ne se sent pas adapté au monde dans lequel il vit.

 

FIN

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