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    <title><![CDATA[cosmopolis, le blog de Professeur L et de ses élèves (BTS - Lettres modernes- Philosophie)]]></title>
    <link>http://www.cosmopolis-educ.com/categorie-10357956.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;BTS - Lettres modernes- Philosophie&quot; du blog &quot;cosmopolis, le blog de Professeur L et de ses élèves&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[cosmopolis, le blog de Professeur L et de ses élèves (BTS - Lettres modernes- Philosophie)]]></title>
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    <pubDate>Wed, 08 Feb 2012 18:58:13 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 08 Feb 2012 18:58:13 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.cosmopolis-educ.com</copyright>            <category>BTS - Lettres modernes- Philosophie</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[fiche synthétique sur René Girard]]></title>
        <link>http://www.cosmopolis-educ.com/article-17795812.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <b><span style="font-size: 11pt"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Année scolaire 2007-2008 – BTS</span></span></b>
  </div>
  <div>
    <b><span style="font-size: 11pt"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Lycée André Malraux (Béthune)</span></span></b>
  </div>
  <div>
    <b><span style="font-size: 11pt"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Séquence consacrée à l’amour&nbsp;: la jalousie est-elle un obstacle ou un moteur du sentiment
    amoureux&nbsp;?</span></span></b>
  </div>
  <div>
    <b><span style="font-size: 11pt"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Support&nbsp;: René Girard, <em>Mensonge romantique et vérité romanesque</em>, chapitre 1&nbsp;:
    «&nbsp;Le désir triangulaire&nbsp;».</span></span></b>
  </div>
  <div>
    <b><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Fiche synthétique</span></b>
  </div>
  <div>
    <b><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span></b>
  </div>
  <div style="text-indent: 45pt">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="text-indent: 45pt">
    <b><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">A. Le désir mimétique&nbsp;: sujet désirant, médiateur et objet désiré</span></span></b>
  </div>
  <div style="text-indent: 45pt">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="text-indent: 45pt">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Dans <em>Mensonge romantique et vérité romanesque</em>, le penseur et anthropologue René Girard se propose de décrypter le véritable
    mécanisme du désir, à partir d’une analyse de grands romans tels que <em>Don Quichotte</em> de Cervantès, <em>Le Rouge et le Noir</em> de Stendhal, <em>Madame Bovary</em> de Flaubert, <em>Du Côté
    de chez Swann</em> de Proust et <em>Les Frères Karamazov</em> de Dostoïevski.</span>
  </div>
  <div style="text-indent: 45pt">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">René Girard s’emploie surtout à détruire un préjugé tenace sur le désir, et notamment sur le désir amoureux et la jalousie&nbsp;: il y
    aurait un désir propre, personnel, authentique et immédiat et la jalousie serait le moteur du désir amoureux. En réalité, il n’y a que du désir impropre, impersonnel et inauthentique. La relation
    qui va du sujet désirant à l’objet désiré n’est pas immédiate et directe. La relation qui va du sujet désirant à l’objet désiré est toujours médiatisée par une tierce personne, qui est prise pour
    modèle plus ou moins avoué du désir. Il n’y a jamais de désir selon soi. Le désir est toujours selon l’autre. Autrement dit, un objet n’est pas désiré parce qu’il est désirable. C’est l’inverse
    qui est vrai&nbsp;: un objet est désirable parce qu’il est désiré par autrui que je prends pour modèle et pour rival. Tout désir est une copie ou une imitation de désir.</span>
  </div>
  <div style="text-indent: 45pt">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">C’est pourquoi René Girard qualifie le désir de mimétique. La figure géométrique qui permet de comprendre le mécanisme du désir
    mimétique est le triangle&nbsp;: le sujet désirant, le modèle-rival, et l’objet désiré sont les trois angles de cette figure (cf. schéma page 2)</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <b><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">B. La jalousie est le produit du désir mimétique</span></span></span></b>
  </div>
  <div>
    <b><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span></b>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">C’est cette conception du désir mimétique qui permet de comprendre le phénomène de la jalousie. Lorsque je suis jaloux,
    je ne suis pas jaloux d’autrui parce que celui-ci possède un objet que j’ai toujours désiré auparavant. Car en réalité je ne désire l’objet possédé par autrui que parce qu’autrui le possède. Je
    ne peux pas m’empêcher de désirer ce que l’autre désire.</span></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">En désirant le désir d’autrui, je fais d’autrui un modèle, voire une idole. Je le vénère bien plus que l’objet qu’il
    possède. Et parce que je vénère autrui, mon modèle, mon idole, je suis voué à désirer ce qu’il désire, mais en même temps je n’ose pas entrer en rivalité avec lui. Autrui dont je copie le désir
    est donc à la fois mon modèle et mon rival. Tout se passe comme si aux yeux du jaloux le modèle disait&nbsp;: imite-moi, ne m’imite pas, désire-moi, ne me désire pas.</span></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">D’où la souffrance du jaloux, condamné à vénérer et à haïr à la fois le modèle de son désir. Le jaloux vénère son modèle
    parce qu’il imite son désir. Il hait son modèle parce que son statut d’idole l’empêche d’accomplir son désir et de prendre possession de l’objet désiré. Et, enfin, le jaloux se hait lui-même, car
    il a honte d’oser haïr son idole.</span></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 17 Mar 2008 13:54:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0717b5f259e8c09c9147e56adfcfd7fb</guid>
                <category>BTS - Lettres modernes- Philosophie</category>        <comments>http://www.cosmopolis-educ.com/article-17795812-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La jalousie selon René Girard]]></title>
        <link>http://www.cosmopolis-educ.com/article-17795721.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <b><span style="font-size: 11pt"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Année scolaire 2007-2008 – BTS</span></span></b>
  </div>
  <div>
    <b><span style="font-size: 11pt"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Lycée André Malraux (Béthune)</span></span></b>
  </div>
  <div>
    <b><span style="font-size: 11pt"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Séquence consacrée à l’amour&nbsp;: la jalousie est-elle un obstacle ou un moteur du sentiment
    amoureux&nbsp;?</span></span></b>
  </div>
  <div>
    <b><span style="font-size: 11pt"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Support&nbsp;: René Girard, <em>Mensonge romantique et vérité romanesque</em>, chapitre 1&nbsp;:
    «&nbsp;Le désir triangulaire&nbsp;».</span></span></b>
  </div>
  <div>
    <b><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span></b>
  </div>
  <div>
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">«&nbsp;La jalousie et l’envie supposent une triple présence&nbsp;: présence de l’objet, présence du sujet, présence de celui que l’on
    jalouse ou de celui que l’on envie. Ces deux «&nbsp;défauts&nbsp;» sont donc triangulaires&nbsp;: jamais, toutefois, nous ne percevons un modèle dans celui que l’on jalouse parce que nous prenons
    toujours sur la jalousie le point de vue du jaloux lui-même. [&nbsp;…] Celui-ci se persuade aisément que son désir est spontané, c’est-à-dire qu’il s’enracine dans l’objet et dans cet objet
    seulement. Le jaloux soutient toujours, par conséquent, que son désir a précédé l’intervention du médiateur. Il nous présente celui-ci comme un intrus, un fâcheux […] qui vient interrompre un
    délicieux tête-à-tête. La jalousie se ramènerait donc à l’irritation que nous éprouvons tous lorsqu’un de nos désirs est accidentellement contrarié. La véritable jalousie est infiniment plus
    riche et plus complexe que cela. Elle comporte toujours un élément de fascination à l’égard du rival insolent. […] Nous parlons de «&nbsp;tempérament jaloux&nbsp;» ou de «&nbsp;nature
    envieuse&nbsp;». Que peut donc impliquer, concrètement, un tel «&nbsp;tempérament&nbsp;» ou une telle «&nbsp;nature&nbsp;» sinon une irrésistible propension à désirer ce que désirent les Autres,
    c’est-à-dire à imiter leurs désirs&nbsp;?</span>
  </div>
  <div style="text-indent: 35.4pt">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Max Scheler fait figurer «&nbsp;l’envie, la jalousie et la rivalité&nbsp;» parmi les sources du ressentiment. Il définit l’envie comme
    «&nbsp;le sentiment d’impuissance qui vient s’opposer à l’effort que nous faisons pour acquérir telle chose, du fait qu’elle appartient à autrui&nbsp;». Il observe, d’autre part, qu’il n’y aurait
    pas envie, au sens fort du terme, si l’imagination de l’envieux ne transformait en une opposition concertée l’obstacle passif que le possesseur de l’objet lui oppose, du fait même de sa
    possession. «&nbsp;Le seul regret de ne pas posséder ce qu’un autre possède et ce que je désire, ne suffit pas, en soi, à…faire naître (l’envie) puisqu’aussi bien ce regret peut me déterminer à
    l’acquisition de la chose désirée ou d’une chose analogue…L’envie ne naît que si l’effort requis pour mettre en œuvre ces moyens d’acquisition échoue en laissant un sentiment
    d’impuissance.&nbsp;»</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">L’analyse est exacte et complète&nbsp;; elle n’omet ni l’illusion que se fait l’envieux sur la cause de son échec, ni la
    paralysie qui accompagne l’envie. Mais ces éléments restent isolés&nbsp;; le rapport qui les unit n’est pas vraiment perçu. Tout s’éclaire,&nbsp;au contraire, tout s’organise en une structure
    cohérente si l’on renonce, pour expliquer l’envie, à partir de l’objet de la rivalité et si l’on fait du rival lui-même, c’est-à-dire du médiateur, le point de départ de l’analyse, aussi bien que
    son point d’aboutissement. L’obstacle passif que constitue la possession n’apparaîtrait pas comme un geste de mépris calculé, cet obstacle ne provoquerait pas le désarroi si le rival n’était pas
    secrètement vénéré. Le demi-dieu paraît répondre aux hommages par une malédiction.[…] Le sujet voudrait se croire victime d’une atroce injustice mais il se demande avec angoisse si la
    condamnation qui semble peser sur lui n’est pas justifiée. La rivalité ne peut donc qu’exaspérer la médiation&nbsp;; elle accroît le prestige du médiateur et elle renforce le lien qui unit
    l’objet à ce médiateur, en contraignant ce dernier à affirmer hautement son droit, ou son désir, de possession. Le sujet est donc moins capable que jamais de se détourner de l’objet
    inaccessible&nbsp;: c’est à cet objet et à lui seul que le médiateur communique son prestige, en le possédant ou en désirant le posséder. Les autres objets n’ont aucune valeur aux yeux de
    l’envieux, seraient-ils analogues ou même identiques à l’objet «&nbsp;médiatisé&nbsp;».</span></span>
  </div>
  <div style="text-indent: 35.4pt">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Toutes les ombres se dissipent si l’on reconnaît un médiateur dans le rival abhorré.[…] Seuls les romanciers rendent au médiateur la
    place usurpée par l’objet&nbsp;; seuls les romanciers renversent la hiérarchie du désir communément admise.&nbsp;»</span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 17 Mar 2008 13:49:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">73ec56ee24a7f1bef44469004d059619</guid>
                <category>BTS - Lettres modernes- Philosophie</category>        <comments>http://www.cosmopolis-educ.com/article-17795721-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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