Lettre d'un Poilu analysée par Ariges

Publié le par Professeur L

Ce texte est une lettre décrivant les champs de bataille. L'auteur utilise le champ lexical de la mort en décomposition et de la destruction : "cadavres noirâtres, verdâtres, décomposés, autour desquels sous le soleil de septembre, bourdonnent des essaims de mouches..." ; des accumulations qui servent à décrire et à préciser l'horreur : "une odeur effroyable, une odeur de charnier, monte de toute cette pourriture" ; une anaphore, qui est une répétition du même mot à chaque début de proposition comme le mot "cadavres". Ce mot permet d'insister sur l'omniprésence de la mort qui ne fait pas de différence, ou qui n'a pas de préférence, c'est-à-dire que tout le monde finit par y passer. L'auteur utilise le présent de description qui, comme le porte son nom, permet de décrire une situation dans le décor : "bourdonnent des essaims de mouches", "des cadavres qu'on recouvre".

L'auteur fait une description d'un champ de bataille comparé à un champ de carnage, et utilise une comparaison : "champ de bataille, ai-je dit plus haut. Non, pas champ de bataille, mais champ de carnage." Pour l'auteur, la guerre apparaît ici comme une boucherie, comme le contraire de l'épopée qui montre que les combats sont glorieux. Dans l'Antiquité ou au Moyen-Age par exemple, la guerre était l'occasion de développer son courage, sa virilité, sa force, comme dans l'épopée d'Achille dans l'Iliade d'Homère.

L'auteur utilise le futur de l'indicatif pour montrer son traumatisme : "ce que je n'oublierai jamais, c'est la ruine des choses, c'est le saccage abominable des chaumières, c'est le pillage des maisons". Dans ce paragraphe l'auteur utilise un présentatif : "c'est", qui est une structure emphatique qui sert à insister sur la destruction. L'auteur commence par deux questions rhétoriques pour attirer la curiosité du lecteur et dans ses questions, il se demande comment décrire, pour trouver les mots qui conviennent, car ce qu'il a enduré durant la guerre est choquant et inexplicable par son horreur et sa cruauté.

Au début de la BD tout a l'air paisible et petit à petit, tout a l'air désastreux et épouvantable, et le personnage lui aussi devient tout au long de la BD un cadavre.

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