Overlord : critique de Jeanne

Publié le par Professeur L

Overlord, une pièce à voir et à revoir pour se rappeler des passages noirs de l'Histoire. 

Le thème de la pièce porte sur la Deuxième Guerre mondiale, son déclenchement, l'opération Overlord, les puissances alliées. La Deuxième Guerre mondiale est racontée à travers le seul personnage de la pièce, Marsarès, interprété par Yohann Axell. Le personnage est le dieu de la guerre. Il contrôle les guerres. Il paraît comme un adolescent qui joue aux jeux vidéos sans vraiment se soucier des conséquences. Il se sert des humains comme des pantins. Il les décrit comme des personnes manipulables par la peur. Marsarès a dirigé la Première Guerre mondiale, avec Pétain qui était son "pantin". Sauf que Pétain étant en 1940 à la tête de la France décide de capituler devant les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. Marsarès, énervé du comportement lâche de Pétain, et de peur qu'Hitler ne le dépasse en cruauté, décide de se venger en soutenant le Général de Gaulle et la Résistance. C'est pourquoi il pousse les belligérants alliés à organiser l'opération Overlord, c'est-à-dire le Débarquement en Normandie le 06 juin 1944. 

Pendant ce spectacle Marsarès découvre l'horreur des camps de concentration et d'extermination, la terreur de la guerre, la cruauté inimaginable d'Hitler. Ce spectacle est un travail de mémoire, pour ne pas oublier cette terreur, tous ces corps sans vie, toute cette violence. Pour éviter de reproduire les mêmes erreurs. 

Cette pièce est un mélange anachronique apparent : Marsarès est habillé comme un jeune adolescent d'aujourd'hui, il est moderne, alors que la guerre se déroule dans une autre période. Le fauteuil avec des parties brûlées rappelle les bombardements et la mitraille. Chaque détail est compté. Tous les effets rendent le spectacle encore plus intéressant. L'explosion, le feu et le sang ont un lien évident avec la guerre, et la déchirure de l'écran de contrôle représente la colère épique et pathologique du dieu. 

Dans l'ensemble, la pièce, le texte sont réussis, malgré quelques passages inutiles commes les conversations entre Marsarès et son père Zeus, ou entre Marsarès et sa soeur Athéna. Ces passages auraient dû être plus approfondis. Les vêtements modernes portés par le comédien nous font comrpendre qu'il faut faire attention encore aujourd'hui à ne pas oublier que ce sujet est encore d'actualité, que les hommes peuvent récidiver. Les effets spéciaux étaient intéressants, ils rendaient l'histoire encore plus percutante. Ce que l'on pourrait reprocher à la pièce, ce serait qu'il n'y ait qu'un seul et unique comédien sur scène, ce qui rend l'histoire un peu ennuyeuse. 

Je conclurai cette critique en disant que malgré quelques passages inutiles, l'ensemble est très réussi et permet de se rappeler de ces passages noirs de l'Histoire. 

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