Autoportrait d'Henri Aimé Gauthé par les 3eE

Publié le par Professeur L

Ruines de la bataille de la Marne.

Ruines de la bataille de la Marne.

Année scolaire 2016-2017 – Collège Jules Vallès de Saint Leu d'Esserent

Niveau troisième – séquence 1 : écrire la guerre, témoigner pour résister

Comment dire l'indicible ?

Séance 1

Support : Lettre d'Henri Aimé Gauthé à Marie-Alice Jeannot, sa correspondante de guerre. Extrait de Paroles de Poilus, Lettres et carnets du front 1914-1918 rassemblés par Jean-Pierre Guéno et Yves Laplume

Objectif : découvrir un autoportrait physique et moral, comprendre que la littérature est une catharsis permettant de résister à la déshumanisation et de conserver sa dignité

Synthèse collective à partir des travaux de Manon, Lorenza, Enzo T., Kevin N., Hugo, Kévin T., Julien, Guillaume S., Guillaume C. et Maxime

Henri Aimé Gauthé est un Poilu qui témoigne de la dureté de la Première Guerre mondiale, en écrivant un poème fort et cru.

En effet, dans ce texte, l'auteur dresse un autoportrait physique et moral : « petit », « grand », « gros et gras », « mon front », « pervers ». C'est une description de soi-même. Dans cet autoportrait, l'auteur semble se dénigrer : « Je suis le chevalier de la piètre figure ». Cette périphrase est une référence à Don Quichotte, le personnage inventé par l'auteur espagnol Cervantès. Don Quichotte était un vieil homme qui, à force de lire des romans de chevalerie, décide d'entreprendre une quête chevaleresque et qui, pris de folie, juché sur son âne, attaque les moulins à vent en croyant que ce sont des géants. A travers cette périphrase, on comprend que l'auteur à une image grotesque, burlesque et ridicule de lui-même. La référence au « chevalier » nous laisse penser que l'auteur est un soldat. Mais il ne dit que des choses mauvaises sur lui.

On comprend que l'auteur est un Poilu, un soldat français de la Première Guerre mondiale (1914-1918). Il se dévalorise à l'aide d'antithèses : « doux et timide » s'opposent par exemple à « avec des airs pervers ». Avec ces antithèses, l'écrivain oppose le côté lumineux de sa personnalité à son côté obscur. Les ténèbres semblent le menacer. Il se sent de plus en plus attiré par le mal et par la haine comme le montre le parallélisme de construction. La guerre a provoqué chez le soldat un dédoublement de la personnalité, comme chez le personnage de Robert Louis Stevenson, qui est médecin le jour et criminel la nuit. dans L'Etrange Cas du docteur Jekyll et Mister Hyde, roman fantastique paru en 1886. Dans le poème, on comprend que c'est la guerre qui a provoqué un tel dédoublement de la personnalité. Ce texte permet justement à son auteur de se libérer de sa douleur morale et psychologique provoquée par la guerre. C'est ce que l'on appelle une catharsis : une libération ou purification de ce qui fait souffrir. Toutes les antithèses permettent d'insister sur le dédoublement de la personnalité.

Ce poème montre par ailleurs le processus de déshumanisation que subit le soldat dans les tranchées, au milieu du froid, des poux, des rats, et des cadavres de ses frères d'armes. C'est notamment ce que montre le vers suivant grâce à une métaphore : « Je fais pour m'amuser des piqûres atroces ». Normalement, tuer ne procure aucun plaisir à un être humain équilibré. L'auteur confesse au contraire que tuer devient un jeu, ce qui prouve qu'il n'est plus humain. La guerre a fait de lui une machine à tuer. C'est pourquoi il se compare à son ennemi : « J'ai la moustache en crue du Kaiser allemand. » L'ennemi est en lui. Il est à lui-même son propre ennemi. La guerre l'enlaidit et le transforme en monstre sanguinaire, d'où la comparaison « ma lèvre est rouge comme une fraîche blessure ». Avec ce vers, il compare sa lèvre aux blessures qu'il a peut-être subies ou qu'il a causées aux Allemands. Le poète nous dévoile la profondeur de son être : « Au fond de mes yeux danse une froide lueur ». Cette image permet de montrer la froideur de ses pensées, l'absence de scrupules et de vergogne. Par conséquent, parce qu'il nous révèle l'intimité de son être grâce à cette personnification, on peut dire que ce poème est lyrique. Le soldat exprime ce qu'il ressent, ses sentiments, et ce qu'il y a au plus profond de son cœur. Mais en même temps, il s'agit d'une œuvre engagée, dans la mesure où il nous fait comprendre que la guerre engendre la déshumanisation et enlève la dignité au soldat. Il est déshumanisé à cause de la guerre. Il a perdu sa dignité, la valeur infinie qu'il porte en lui en tant qu'être humain. Mais il essaie de récupérer sa dignité en écrivant cette lettre sous forme de poème : « Mais une que je sais ne voit pas ma laideur. » Il sait donc qu'au fond, il n'est pas mauvais. C'est la guerre qui l'a complètement changé. Il veut retrouver une part d'humanité. Il dénonce l'horreur de la guerre. L'auteur veut faire comprendre à tout le monde la cruauté de la guerre. Il veut aussi témoigner de la réalité et dire la vérité aux futurs soldats. Ecrire l'aide à s'exprimer et donc à se sentir mieux. Il exprime et extériorise toute sa souffrance grâce à ce poème.

Ce texte est intéressant car le Poilu nous raconte la véritable ambiance de la guerre, et pas celle, officielle, de la propagande véhiculée par les dirigeants français qui veulent faire croire à tout le monde que la guerre est une entreprise glorieuse. Le Poilu nous raconte au contraire l'enfer dans lequel il se trouve, au milieu des obus et de la mitraille. Henri écrit ce poème en guise d'exutoire, pour montrer à sa femme et aux générations futures que la guerre change un homme, et que la propagande d'une guerre simple, qui se passe en toute sérénité, est fausse. Il dénigre la guerre comme elle a pu faire sur lui. Le Poilu ne se considère pas comme un héros, sous prétexte qu'il fait la guerre. Il se considère au contraire comme un anti-héros. Il pense qu'il n'est pas un héros et qu'il ne mérite pas de l'être. Pour lui, il n'a pas gagné la guerre. Il s'est juste déshumanisé. Même après avoir combattu pour son pays, il ne se considère pas comme un héros. Il a l'impression d'être un monstre. Nous comprenons grâce à ce texte que la guerre est horrible. Enfin, on peut considérer que ce soldat est courageux d'avoir écrit ce texte et d'avoir dit ce qu'il pense de lui, même s'il ne pense que des choses mauvaises. En écrivant ce poème, Henri veut montrer la difficulté et l'horreur de la guerre, mais il essaie aussi de se réhumaniser. Ce texte est donc le contraire d'une glorification de la guerre.

Au terme de cette analyse, on peut voir que le texte est intéressant, car il s'inscrit à rebours des poèmes épiques traditionnels qui glorifient la guerre et le soldat. Dans les épopées antiques comme l'Iliade d'Homère, dans les chansons de geste du Moyen-Age comme La Chanson de Roland, ou dans les romans de chevalerie comme Yvain ou le chevalier au lion de Chrétien de Troyes, la guerre est vue comme l'occasion privilégiée pour le personnage principal de devenir un héros valeureux. La guerre a longtemps été considérée comme le meilleur moyen de devenir un homme, en faisant preuve de courage. Dans le poème d'Henri Aimé Gauthé, c'est l'inverse qui apparaît : on comprend que la guerre n'est pas une voie d'accès à l'héroïsme, mais une barbarie qui engendre des monstres. Et ce qui permet de résister à cette barbarie et à cette déshumanisation, c'est l'écriture, qui possède une fonction cathartique.

Tranchées et no man's land, Première Guerre mondiale. Vers Bapaume, Pas-de-Calais, France.

Tranchées et no man's land, Première Guerre mondiale. Vers Bapaume, Pas-de-Calais, France.

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Elodie 3°E 24/01/2017 11:14

Le texte est un poème implicite c'est-à-dire que il est écrit de façon codée. Ce texte est aussi engagé car il dénonce le racisme. Il est pathétique car il est triste. L'auteur de ce texte est Abel Meeropol. Il était blanc et professeur de littérature. Il l'a écrit en 1937. Ce poème a ensuite été interprété par Billie Holiday en 1939. C'était une chanteuse de jazz. Dans le poème le champ lexical de la mort est très souvent utilisé, « sang », « corps noirs », « les yeux révulsés », « la bouche déformée ». Le poète utilise une métaphore avec le fruit « un fruit étrange suspendu aux peupliers », « un fruit que les corbeaux picorent ». Le fruit est l'élément codé il désigne dans le texte les cadavres suspendus à un arbre. Le fruit montre le lynchage que subissaient certains Noirs à cause du racisme. « scène pastorale du vaillant Sud » ce passage est une ironie parce que le fait de pendre à plusieurs une personne n'est pas un acte de courage. C'est au contraire un acte de lâcheté. L'auteur insiste sur le « fruit » grâce à la structure emphatique. La structure emphatique permet au poète de dénoncer la violence et le racisme. Ce texte est intéressant car il permet de dénoncer la violence que subissaient les Noirs simplement car ils étaient noirs. Je trouve bien que l'auteur soit blanc car ça prouve qu'il n'y a pas que les Noirs qui étaient contre ces violences. Il y avait aussi Abraham Lincoln qui lui a aboli l'esclavage en 1865. Je ne comprends pas comment on peut tuer des gens avec pour motifs leur couleur de peau, leur différence. Martin Luter King s'est lui même fait assassiner lors d'une manifestation. Il a manifesté contre les violences faites aux Noirs. J'aime ce texte car il me touche. Je trouve ce texte émouvant parce que tous ces innocents tués me touchent. La ségrégation est une discrimination c'est le fait de séparer les Blancs des Noirs. Ça a duré de 1880 à 1850. Je ne comprends pas pourquoi on sépare des personnes qui sont de la même espèce. Même si la ségrégation était sensée être finie lors de l'écriture du texte, les Blancs et les Noirs étaient quand même séparés. Mais qui sont juste de couleur différente. On est tous différents donc on devrait être tous séparés ? Je ne vois pas l’intérêt de faire tout ça. Mais il y a t-il vraiment une raison ? Je ne crois pas.

Professeur L 25/01/2017 19:35

Orthographe : 5/5
Organisation : 2/2
Analyse : 6/8
Exemples : 5/5
NOTE : 18/20
Excellent travail, clair, précis, complet, bien développé, bien mené, bien rédigé, intéressant et personnel.
Il y a tout de même un point à améliorer : tu n'interprètes pas suffisamment les effets produits par les techniques utilisées. Quand tu développes les émotions procurées par ce texte, tu le fais en deuxième partie, alors qu'il faudrait intégrer l'analyse et l'identification des idées et des émotions au moment du repérage des procédés stylistiques.
C'est néanmoins très prometteur.

Berthault Lola 24/01/2017 11:13

Ce texte a été écrit par Abel Meeropol en 1937 et repris en chanson par Billie Holliday en 1939.
C'est un poème qui dénonce une idée raciste : la ségrégation, qui consiste à séparer les noirs des blancs. C'est donc un poème engagé. Ce poème est également implicite et pathétique car le message codé est le lynchage des noirs par les blancs ce qui participe à la tristesse du poème. Abel Meeropol a créé ce poème pour critiquer cette action. Billie Holliday reprit ce poème en chanson car elle aussi est une femme noire et en le reprenant elle a risqué sa vie.Dans ce texte il y a le champ lexical de la mort comme « sang » ;« corps noirs » ;  « odeur soudaine » ;« la bouche déformée » ;« la chair qui brûle » ;« Les yeux révulsés » … Tout cela exprime la tristesse et la colère.

L'auteur appuie sur « un fruit » grâce à la structure emphatique « voici ».
La phrase « Scène pastorale du vaillant Sud » fait preuve d'ironie car les Blancs qui pendent les Noirs ne sont pas vaillants. Je pense que ce poème est bien mais très triste car le texte parle des la mort des Noirs.

Professeur L 25/01/2017 19:38

Orthographe : 4/5
Organisation : 2/2
Analyse : 5/8
Exemples : 5/5
NOTE : 16/20
Travail très sérieux, très clair, bien organisé, bien mené, précis, juste.
Quand "Noir" et "Blanc" sont des noms, il faut mettre des majuscules. Tu enlèves la majuscule quand ils sont adjectifs qualificatifs. Tu n'as pas analysé le rôle de la structure emphatique : en insistant sur le "fruit" grâce à la structure emphatique, que fait l'auteur ? Il aurait fallu développer la conclusion.

ENZO BOLOOT 3e 24/01/2017 11:11

Résumé sur le poème fruit étrange

Ce poème est engagé car c'est sur la politique. L'auteur utilise le champ lexical de la mort: «du sang sur leurs feuilles et du sang sur leurs racines, puis l'odeur soudaine de la chair qui brûle» . On ressent de la colère et du dégoût . L'auteur utilise aussi des métaphores: les Noirs pendus sont comparés à des fruits donc c'est un texte implicite car c'est un message codé vu que la chanteuse est noire. Le contexte est la ségrégation: l'inégalité des Blancs et des Noirs et la séparation de personnes des couleurs de peau différentes. Il y a des structures emphatiques comme « voici » . Cela insiste sur un fruit. Dans ce texte, il y a également de l'ironie car il dit les gens qui lynchent les Noirs sont vayant alors que c'est tout le contraire.Résumé sur le poème fruit étrange

Ce poème est engagé car c'est sur la politique. L'auteur utilise le champ lexical de la mort: «du sang sur leurs feuilles et du sang sur leurs racines, puis l'odeur soudaine de la chair qui brûle» . On ressent de la colère et du dégoût . L'auteur utilise aussi des métaphores: les Noirs pendus sont comparés à des fruits donc c'est un texte implicite car c'est un message codé vu que la chanteuse est noire. Le contexte est la ségrégation: l'inégalité des Blancs et des Noirs et la séparation de personnes des couleurs de peau différentes. Il y a des structures emphatiques comme « voici » . Cela insiste sur un fruit. Dans ce texte, il y a également de l'ironie car il dit les gens qui lynchent les Noirs sont vayant alors que c'est tout le contraire.

Professeur L 25/01/2017 19:41

Orthographe : 4.5/5
Organisation : 1/2
Analyse : 4/8
Exemples : 2/5
NOTE : 11.5/20
Il aurait fallu citer le vers ironique. Attention "vaillant" s'écrit avec 'ill", pas avec y. Tu n'as pas expliqué à quoi servait l'ironie et tu n'as pas mobilisé la notion de registre pathétique. Il aurait enfin fallu conclure en développant ton point de vue sur ce texte.

heynderickx-francavilla 24/01/2017 11:11

Ce texte est un poème écrit par Abel Meeropol en 1937 puis par la suite repris par la chanteuse Billie Holiday. Le texte parle de fruit suspendu à un arbre avec du sang sur les feuilles et également aux racines.L'auteur utilise une métaphore ce qui rend le texte implicite.Cela veut dire que les fruits sont en réalité des corps d'hommes noirs pendus. «Des corps noirs qui se balancent dans la brise du sud » « Un fruit étrange suspendu aux peupliers » Ce poème est un texte engagé, il dénonce la ségrégation raciale que subissaient les Noirs au sud des États-Unis. La ségrégation raciale est la séparation physique entre les Blancs et les Noirs.
Il utilise le champ lexical de la mort avec les mots « sang » « Les yeux révulsés et la bouche déformée ».Il y a également une structure emphatique « Voici un fruit que les corbeaux picorent », Il utilise « voici » pour insister sur le mot « fruit ».Le vers « Scène pastorale du vaillant Sud » est ironique car le poète évoque qu'ils sont courageux alors que c'est totalement l'inverse. On ressent du dégoût et de la tristesse. Cependant lorsqu'on comprend le texte, on ressent également de la haine envers les Blancs.

Professeur L 25/01/2017 19:46

Orthographe : 5/5
Organisation : 2/2
Analyse : 5/8
Exemple : 5/5
NOTE : 17/20
Très bon travail, clair, organisé, précis, juste.
Vous n'expliquez pas assez cependant les effets produits par chaque procédé stylistique. A quoi sert la métaphore ? A quoi sert la structure emphatique en insistant sur "fruit" ? La notion de registre pathétique n'apparaît pas suffisamment, et il aurait fallu développer la conclusion.

bruneau 24/01/2017 11:11

Rédaction sur Fruit Étrange:

Fruit étrange est un poème engagé qui est écrit par Abel Meeropol en 1937 qui a été chanté par Billie Holiday. Il a écrit ce poème car il en a marre de voir les Noirs qui subissent les bêtises commises par les Blancs. On parle de racisme et de la ségrégation. Dans ce poème les fruits sont en vérité des gens de couleur noire qui se sont fait pendre par des Blancs entre 1880 et 1950 car à cette époque les Noirs sont considérés comme une race inférieure aux Blancs. A cette époque ils vivaient très mal avec la race blanche.

La ségrégation raciale est la séparation entre les Blancs et les Noirs dans les activités qu'elles exercent couramment que ce soit manger au restaurant, boire de l'eau à une fontaine, utiliser des toilettes, aller à l'école ou au cinéma.
La scène se passe dans le Sud des États-Unis : « les arbres du Sud », le poète exprime une métaphore : «  Fruit Étrange ». Dans son poème ont peut voir que l'écrivain exprime du dégoût : « les yeux révulsées et la bouche déformer ». le poète utilise le champ lexical de la mort : « Des corps Noirs qui se balancent dans la brise du Sud ».
Ce poème est engagé car il dénonce le lynchage de race Noirs.
Le poète exprime de l'ironie : « Scène pastoral du vaillant Sud », dans le texte le poète évoque des structures emphatiques : « Voici ».

Ce texte exprime les faits que la race Noirs subissent la lynchage de la race Blanche à longueur de journée.

Professeur L 25/01/2017 19:57

Orthographe : 3/5
Organisation : 2/2
Analyse : 4/8
Exemples : 5/5
NOTE : 14/20
Travail assez sérieux, juste et clair.
Attention "déformée" est un participe passé employé comme adjectif qualificatif : il s'accorde donc avec le nom qu'il qualifie ("bouche"). Même chose pour l'adjectif qualificatif "noire" dans l'expression "race noire", ainsi que pour l'adjectif qualificatif "pastoral". Ne mets pas de majuscule à "noir" et "blanc" quand il s'agit d'adjectifs qualificatifs.
Les notions de registre pathétique et d'implicite n'apparaissent pas suffisamment. C'est dommage.
Mais surtout, tu n'expliques pas suffisamment les effets produits par chaque mot ou chaque procédé stylistique : que ressent-on en lisant ce poème ? Que penses-tu de ce texte ? Pourquoi l'auteur insiste sur le "fruit" ? Pourquoi fait-il de l'ironie ?

florian 24/01/2017 11:10

Ce poème a été écrit par ABEL MEEROPOL en 1937 , il s’intitule FRUIT ETRANGE, puis ensuite repris par BILLIE HOLIDAY en 1939.
CE poème parle de fruit pendu aux arbres mais c'est une signification pour dire que les noirs était pendu.
C'est un texte implicite et engagé. Ce texte dénonce la ségrégation raciale qui est la séparation physique des personnes de couleurs différentes dans les activités qu'elles exercent couramment que ce soit manger au restaurant, boire de l'eau à une fontaine, utiliser les toilettes, aller a l'école.
La scène se passe dans le sud des États-Unis : «  Scène pastorale du vaillant Sud ».
Ce texte repose sur la métaphore du «  fruit étrange ».Le poète utilise une métaphore ce qui rend le texte implicite. Il adopte cette figure de style pour éviter par la suite la censure du texte.

Professeur L 25/01/2017 20:01

Orthographe : 3/5
Organisation : 2/2
Analyse : 3/8
Exemple : 2/5
NOTE : 10/20
Travail clair et juste.
Quand "Noir" et "Blanc" sont des noms, il faut mettre des majuscules. Tu enlèves la majuscule quand ils sont adjectifs qualificatifs.
Attention à l'accord sujet-verbe ainsi qu'à l'accord sujet-attribut du sujet : "les Noirs étaient pendus".
N'oublie pas l'accent sur la préposition "à".
Le principal problème de ton travail est qu'il est inachevé? Tu t'es arrêté à la moitié. Tu n'as pas identifié ni analysé le registre pathétique, l'ironie, le champ lexical de la mort, la structure emphatique, ni exprimé ton point de vue. C'est dommage.

Borius, Manon 3E 24/01/2017 11:09

FRUIT ETRANGE

Ce poème écrit par Abel Meeropol en 1937 est un texte engagé de par son implication dans la politique de l'époque mais également pour sa signification.
Il est de surcroît implicite car le lecteur doit réfléchir à la métaphore qui porte le poème et à la véritable nature des mots.
L'auteur utilise le champ lexical de la mort ce qui donne au texte une allure pathétique:
il est triste et poignant pour dénoncer une «tradition» atroce qui était de pendre les Noirs innocents en les accusant de crime qu'il n'ont pas commis.
Abel Meeropol emploie des structures emphatiques en appuyant tout particulièrement sur des mots pour rajouter de la force au texte mais qui le rend nonobstant plus morbide:
«Voici un fruit que les corbeaux picorent» dans cet exemple il insiste sur le mot « fruit » pour rappeler que ce sont des Noirs est non pas une nourriture pour les corbeaux, les hommes pratiquant ce lynchage sont donc encore plus indignes par ce geste de sacrifice basé sur des calomnies.
Le poète est ironique pour que l'on se mette à la place de ces hommes qui sont aveuglés par leurs principes non fondés:
«Scène pastorale du vaillant Sud» ces propos sont racistes car il décrit une scène de vaillance en assimilant cette tradition à un acte de bravoure.
Le texte est une vraie leçon de morale.
Il nous surprend par de l’ironie et une métaphore passant des hommes de nature noire à des fruits sans valeur inscrits dans les têtes de toutes ces personnes sans face qui tuent pour leur propre intérêt.
Il fait réagir et est intemporel car même à notre époque ce type de racisme est encore dans les mémoires de ce qui n’évolue pas et qui reste sur leur critère fixe et impur.
Les personnes noires de peau ne doivent pas être reconnues comme des personnes moins intelligentes ou moins capables que les personnes blanches.
Le succès et l’évolution ne sont pas basées sur un type de peau ou un genre mais plutôt sur les idées et le talent des uns et des autres car ils inspirent et nous procurent de l’espérance, la base même de la vie sur Terre.

Professeur L 25/01/2017 20:05

Orthographe : 4.5/5
Organisation : 2/2
Analyse : 8/8
Exemples : 3/5
NOTE : 17.5/20
Attention à la confusion entre "et" et "est".
Ton commentaire est vraiment très bien écrit, fin, sensible et intelligent, très bien développé et justifié. C'est très prometteur.
Il faut citer davantage les mots du texte (notamment les mots du champ lexical de la mort ici).

alexis cruau 3E 24/01/2017 11:05

Fruit étrange

Ce texte «fruit étrange» est un poème implicite (texte que l'on comprend pas directement) et engagé (texte en rapport avec une idée politique) et pathétique (texte triste), écrit par Abel Meeropol professeur de littérature à New-York en 1937 et chanté par Billy Holliday en 1939.Après la guerre de Sécession le poème dénonce la discrimination des Noirs dans le Sud: «Les arbres du sud portent un fruit étrange.»A chaque délit ,crime ou même une infraction les Blancs allaient chercher un Noir pour le pendre.

Dans ce texte l'auteur utilise des métaphores «Les arbres du Sud portent un fruit étrange» «Des corps noirs qui se balancent dans la brise du Sud»,une structure emphatique: (on insiste sur un mot «fruit» grâce à «voici») «Voici un fruit que les corbeaux picorent»,le poète utilise de l’ironie «scène pastorale du vaillant sud»(comment le sud peut être vaillant en lynchant un Noir a cinquante personne). L’écrivain a aussi utilisé le champs lexical de la mort «du sang, les yeux révulsés, la bouche déformée, l'odeur soudaine de la chair qui brûle).

Ce texte est triste mais, nous fait réagir à la souffrance des Noirs à cette époque. L'auteur Abel Meeropol et la chanteuse Billy Holliday sont très courageux d'avoir pris ces risques car le texte était censuré (interdit à la diffusion).

Professeur L 25/01/2017 20:08

Orthographe : 3.5/5
Organisation : 2/2
Analyse : 6/8
Exemples : 5/5
NOTE : 15.5/20
Explication très claire, précise, juste, bien organisé, bien menée. Toutes les notions importantes sont parfaitement définies. C'est très encourageant.
Il faudrait davantage insister sur les effets produits par chaque procédé stylistique : pourquoi l'auteur insiste sur "fruit" ? Quelle impression créent le champ lexical de la mort, la métaphore du fruit étrange, et l'ironie ?
Attention à la différence a/à. Attention aux accords : "cinquante personnes", "le champ".

Hugo 3eE 24/01/2017 10:56

Ce texte est un poème intitulé: «Fruit étrange», il a été écrit en 1937 par Abel Meeropol, professeur de littérature. Ce poème utilise la métaphore du fruit pour désigner les corps des Noirs pendus aux peupliers du Sud des États Unis après la guerre de Sécession. Les Noirs étaient pendus car à l'époque il y avait de la discrimination envers les Noirs, c'était la ségrégation.La ségrégation est l'action de mettre à part une personne et de lui faire du mal. A chaque problème, viol, vol ou meurtre, les Noirs étaient désignés coupables et étaient pendus. Ce poème est donc engagé. De surcroît, il est implicite car le message est codé et on ne le comprend pas tout de suite.

Ce poème contient tout le champ lexical de la mort comme par exemple: « le sang, les corps, la mort et la chair ». Le registre est pathétique car il est triste et sombre. Dans la dernière strophe il utilise une structure emphatique, « voici » pour insister sur le mot fruit. Cette structure emphatique sert à dénoncer l'horreur de la ségrégation. Dans la seconde strophe,dans la première phrase l'auteur utilise de l'ironie en écrivant que les Blancs racistes qui lynchent les Noirs, sont vaillants. Au contraire ils sont lâches de se mettre à plusieurs pour pendre une seule personne.

Le texte est intéressant car il y a plusieurs figures de style et est implicite ce qui fait que le texte doit être décrypté et qu'on doit le lire plusieurs fois. En le lisant on ressent de la tristesse et de la rancœur. Ce texte veut faire prendre conscience de cette violence et il joue très bien son rôle.

Professeur L 25/01/2017 20:12

Orthographe : 5/5
Organisation : 2/2
Analyse : 7/8
Exemples : 5/5
NOTE : 19/20
Excellent travail, très bien organisé, très bien développé, très bien justifié, très bien organisé.
Seul bémol : tu n'as pas expliqué pourquoi ce texte était implicite. Il aurait fallu aussi mobiliser la notion de registre pathétique.

Valentine 3eE 24/01/2017 10:56

Ce texte, « Fruit étrange » a été écrit en 1937 par Abel Meeropol qui était un professeur de littérature.
Ce texte est un poème engagé ce qui veut dire que c'est un texte qui dénonce une politique ou une idéologie. Ce poème a été écrit implicitement car le poète a transmis indirectement ses pensées.
Abel Meeropol a décidé de transmettre indirectement ses pensées car en dénonçant la violence et la maltraitance des Noirs à travers ce texte il aurait put se faire tuer.

Dans ce texte, Abel Meeropol dénonce la maltraitance des Noirs, en les comparant à des fruits étranges sur des arbres « Les arbres du Sud portent un fruit étrange », ces fruits saignent, leur sang dégouline sur les feuilles et sur les racines des arbres « Du sang sur leurs feuilles et du sang sur leurs racines » ce qui est une métaphore.
Ces fruits étranges désignent des Noirs pendus aux arbres dans le Sud de l'Amérique par les Blancs racistes.
Dans ce poème ce qui nous a fait comprendre que les Noirs étaient qualifiés par des Fruits étranges est le champ lexical de la mort comme : du sang, des corps noirs « Des corps noirs qui se balancent dans la brise de Sud ».
Dans son texte, Abel Meeropol utilise une structure emphatique « Voici ».

Ce texte est triste puisque l'on voit la maltraitance envers les Noirs, ce qui a pour but de faire prendre conscience au monde du mal-être et de la violence envers les Noirs,
Je trouve que ce texte est gênant car il insuffle en nous un malaise.

Professeur L 25/01/2017 20:16

Orthographe : 4.5/5
Organisation : 2/2
Analyse : 5/8
Exemples : 4/5
NOTE : 15.5/20
Travail satisfaisant et encourageant, bien mené, bien justifié, bien développé.
Attention le participe passé de pouvoir ne prend aucune terminaison spécifique : "il aurait pu". Tu n'as pas expliqué à quoi servait la structure emphatique. La notion de registre pathétique n'apparaît pas. De même, tu n'as pas identifié ni analysé le vers ironique.