Tempête de neige par Emmy

Publié le par Professeur L

Tempête de neige par Emmy

Sujet d'imagination : Racontez un moment de votre vie dans un lieu précis, où un élément météorologique (soleil, pluie, tempête, neige...) a joué pour vous un rôle important. Insérez dans votre récit une description du paysage et exprimez vos sensations et vos sentiments.

Copie d'Emmy (3eD)

 

C'était pendant les vacances de février. J'étais partie avec mes parents et mon petit frère à la Plagne accompagnés de deux couples d'amis. Cette semaine fut magique, la neige était parfaite pour skier. Le soleil brillait chaque jour sur les montagnes. Les promenades étaient calmes mais aussi splendides. La vue du chalet était superbe : des étendues de neige à perte de vue, des montagnes alignées et ensoleillées, des petits chalets en bois de temps en temps. Ces vacances furent inoubliables. J'ai tellement ri avec mon petit frère dans la neige ou bien quand je jouais au tarot près du feu.

 

Mais le jour de notre départ, dès huit heures du matin, la neige commença à tomber du ciel et le vent se réveilla. En attendant que cela se calme, nous rangions les jouets et faisions nos valises. Plus le temps passait, plus le brouillard empirait. Le temps devenait opaque. J'étais si déçu de ne pas pouvoir admirer cette vue, ce paysage une dernière fois. La voiture chargée, les amis sur la route, nous fermâmes le chalet et nous nous mêlâmes aux autres voitures remplies au maximum. Je commençai à ressentir une sensation d'angoisse qui ne me quitterait plus. A l'avant, je pouvais voir la route, les manipulations de mon père pour éviter que la voiture ne glisse, les autres voitures dévier de leur trajectoire de temps à autre. Mon corps se raidit, mon visage se figea, mes mains tremblaient. Pour me détendre, je mis mes écouteurs mais sans succès. Les musiques défilaient mais je ne les entendais pas, je ne pensais qu'à une chose : ne pas mourir. C'est étrange la sensation que l'on a lorsqu'on est conscient que nous pouvons mourir à tout moment. On a peur, mais pas au point de crier, on angoisse, mais pas au point de vomir et on fait le bilan de sa vie tout en croisant les doigts. Le bilan de ma vie n'était pas bien palpitant et j'avais des regrets au fond de ne pas profiter de la vie tout le temps.

 

A chaque virage, mon cœur s'accéléra. Le vide était à quelques mètres de la voiture, je le contemplais de ma fenêtre lorsque j'avais le courage de tourner la tête. Après cette descente dangereuse, mon père s'est arrêté mettre les chaînes sur les roues, sous la neige, pendant que mon stress redescendait tout en parlant à ma mère. Ce retour de vacances allait être long, très long. Une fois les chaînes mises, nous continuâmes la route qui devenait de plus en plus plate, mais aussi de plus en plus blanche. On arriva en bas d'une rude montée qu'il fallait prendre pour rejoindre l'autoroute. Ma panique revint, mais pas celle que je ressentais quelques heures plus tôt. C'était différent, mais je ne saurais mettre des mots dessus. Cette panique était plus un sentiment d'énervement envers les embouteillages que la neige avait causés. Nous restâmes coincés au milieu de la pente pendant des heures. Je vis des vacanciers pousser leur voiture car elle était tombée en panne. Je vis des voitures faisant des demi-tours au milieu d'une route entraînant un défoulement de klaxons de la part des personnes derrière eux. Sur le bas côté, les passagers étaient descendus pour aider le conducteur à mettre les chaînes. Nos amis avaient évité toutes ces voitures en partant plus tôt. J'observais un monde différent où personne ne riait, où personne n'avait de compassion. Au bout de quatre heures, le moteur de la voiture se remit à chauffer et nous sortîmes de cette pente maudite. La neige s'était arrêtée, le brouillard se levait doucement. J'étais si soulagée et fatiguée que je m'endormis sereine.

 

Le reste du retour se déroula normalement et malgré le retard que l'on avait, nous rentrâmes avant la tombée de la nuit. J'étais si heureuse que je chantais en vidant ma valise. Ce jour-là, je me suis rendu compte que la vie ne tient qu'à un fil et qu'il faut donc profiter de chaque instant, même des plus petits. Je sais que la prochaine fois, je ne réagirai pas comme cela, masi au fond ce moment m'a fait grandir.

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