Les origines de la guerre entre Lilliput et Blefuscu

Publié le par Professeur L

4ème 1 – Année scolaire 2007-2008

Séquence n°4 : expliquer et argumenter : pourquoi les hommes font-ils la guerre ?

Les Voyages de Gulliver, de Jonathan Swift 

 

Gulliver, chirurgien d’origine anglaise, passionné de navigation, part en voyage, fait naufrage et se retrouve dans un monde peuplé uniquement d’êtres humains minuscules, qui vivent dans deux empires : celui de Lilliput et celui de Blefescu. Un Ministre de Lilliput raconte à Gulliver l’origine de la guerre entre l’Empire de Lilliput et l’Empire de Blefuscu :

 

            Ces deux formidables puissances se trouvent engagés depuis trente-six lunes dans une guerre à mort, et voici quelle en fut l’occasion. Chacun sait qu’à l’origine, pour manger un œuf à la coque, on le cassait par le gros bout. Or, il advint que l’aïeul de notre Empereur actuel, étant enfant, voulut manger un œuf en le cassant de la façon traditionnelle, et se fit une entaille au doigt. Sur quoi l’Empereur son père publia un édit ordonnant à tous ses sujets, sous peine des sanctions les plus graves, de casser leurs œufs par le petit bout. Cette loi fut si impopulaire, disent nos historiens, qu’elle provoqua six révoltes, dans lesquelles un de nos Empereurs perdit la vie, un autre sa Couronne. Ces soulèvements avaient chaque fois l’appui des souverains de Blefuscu et, lorsqu’ils étaient écrasés, les exilés trouvaient toujours un refuge dans ce Royaume. On estime à onze mille au total le nombre de ceux qui ont préféré mourir plutôt que de céder et de casser leurs œufs par le petit bout. On a publié sur cette question controversée plusieurs centaines de gros volumes ; mais les livres des Gros-Boutiens sont depuis longtemps interdits et les membres de la secte écartés par une loi de tous les emplois publics. Au cours de ces troubles, les Empereurs de Blefuscu nous ont, à maintes reprises, fait des remontrances par leurs ambassadeurs, nous accusant d’avoir provoqué un schisme religieux et d’être en désaccord avec les enseignements que notre grand prophète Lustrog donne au chapitre cinquante-quatre du Blundecral (c’est le nom de leur Coran). Cela s’appelle, bien sûr, solliciter les textes. Voici la citation : « Tous les vrais fidèles casseront leurs œufs par le bout le plus commode. » Quel est le plus commode ?     On doit, à mon humble  avis, laisser à chacun le soin d’en décider selon sa conscience ou s’en remettre alors à l’autorité du premier magistrat. Or les Gros-Boutiens exilés ont trouvé tant de crédit à la Cour de l’Empereur de Blefescu et chez nous tant d’aide et d’encouragements secrets que depuis trente-six lunes, une guerre sanglante met aux prises les deux Empires, avec des fortunes très diverses ; elle nous a coûté, jusqu’à présent, la perte de quarante vaisseaux de ligne, d’une quantité d’autres navires, ainsi que de trente mille de nos meilleurs matelots ou soldats, et l’on estime que les pertes de l’ennemi sont encore plus considérables. Il vient cependant d’armer une flotte redoutable et s’apprête à débarquer sur nos côtes.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          avis,

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proffeseur m 29/09/2016 17:43

merci meme si se nets pas très explicative

Professeur L 30/09/2016 08:23

Bonjour,

Merci de votre message. Attention cependant à l'orthographe : professeur prend un f et deux s. Même prend un accent circonflexe. On n'écrit pas "se nets" pas "ce n'est". Enfin, on écrit "explicatif" car il s'accorde avec "ce" qui est du masculin singulier.
Bon courage,
Cordialement,
Professeur L

Professeur L 06/02/2008 18:02

Merci beaucoup pour ce travail de restitution synthétique Justine. Cependant, je constate quelques erreurs de frappe. En effet, attention : le texte est une satire de la guerre et de ses raisons dérisoires. Il y a d'autre part un lien de causalité entre la guerre civile et la guerre étrangère. ( tu as mal orthographié civile et étrangère). Jonathan Swift, comme on l'a vu en cours, défend la liberté de pensée et de conscience. La guerre civile a été déclenchée parce que la liberté de pensée et de conscience n'a pas été respectée. Swift montre également que la religion est instrumentalisée : elle est utilisée par les hommes politiques pour justifier la guerre. Mais dans le même temps, l'auteur s'appuie sur la religion pour montrer que les textes sacrés défendent en réalité la liberté de pensée et de conscience. Attention aux accords : politiques est au pluriel car cet adjectif s'accorde en genre et en nombre avec hommes qui est au masculin pluriel. Interprétée doit être au féminin car c'est la religion, nom féminin, qui est mal interprétée par les hommes politiques. Attention enfin à l'orthographe du mot philosophe : je rappelle que ce mot vient du grec philosophia qui signifie "amour de la sagesse".

justine 06/02/2008 14:14

Dans ce texte, le point de vue exprimé est celui d'un ministre de Lilliput. Il explique le pourquoi: la cause de la geurre civile et étrangère. Il y a une disproportion entre la cause (la façon de couper l'oeuf) et les conséquence (guerre civile, révolution, geurre étrangére, des milliers de morts). Ce texte est une sortir de la guerre: l'auteur tourne en dérision la guerre et ses causes. Il y a un lien de causalité entre la guerre civaile et la guerre étrangére.De mêmê que le meurtre engendre le meurtre, la guerre engendre la guerre la guerre. Lilliput et Blefuscu se font la guerre pour savoir s'il faut couper l'oeuf par le gros bout et le petit bout. Pour le savoir ils ont sacrifié des milliers de vie alors qu'un oeuf ne les vaut pas. Le ministre de Lilliput est le porte-parole de Jonathan Swift: chacun doit avoir la liberté de choisir , et la liberté de pensée de consience. Chacun doit faire comme il le veut. Il s'apprit sur la religion: donc en peut dire que l'auteur est contre la guerre mais pour la religion. La religion est utilisée au service de la guerre car elle est mal interprété par les hommespolitique (l18_19). il cherche à nous faire réfléchir sur la guerre. Il veut faire de nous des phislosophe.