niveau sixième : comprendre le récit et ses effets

Publié le

INTRODUCTION GENERALE A L'ANNEE DE SIXIEME

L’ECOLIER ET LE VER A SOIE

 

« Heureux le papillon qui,

Libre dans l’air, vole !

Disait un écolier ennuyé de l’école.

Sans trêve et sans repos

Travailler, travailler :

Voilà mon sort à moi,

Malheureux prisonnier ! »

Et s’adressant au ver à soie :

« Comment peux-tu filer

Toi-même ta prison ? »

L’insecte répondit :

« J’y travaille avec joie,

Car j’en sors papillon. »

 

Louis Ratisbonne (1827-1900)

 

VOCABULAIRE :

 

Une fable : Court récit allégorique, le plus souvent en vers, qui sert d'illustration à une vérité morale.

 

La musicalité : c’est l’ensemble des effets musicaux dans un texte : rimes, jeu sur les sonorités, répétitions.

 

Une analogie : une ressemblance

 

L’allégorie : nom féminin : la représentation d’une idée abstraite ou d’une notion morale par un récit

Synthèse collective envoyée par Amelia :

Ce texte est une fable - c'est un poème qui consiste à donner une leçon de morale.  Celle-ci donne du courage, de l'espoir, de l'envie et du sens au travail de l'écolier. Ce poème est une double comparaison entre l'école et le cocon, et entre le ver et l'écolier : de même que le ver à soie travaille pour devenir un papillon libre, de même l'écolier doit apprendre à aimer travailler à l'école pour devenir un adulte libre et fier de son métier.

On reconnaît que le texte est une poésie car elle contient des rimes : "vole/école", "travailler/prisonnier", "prison/papillon", "moi/soie".  Le poème possède en outre des majuscules à chaque début de vers. Le rythme est enjoué grâce à la ponctuation dans le dialogue.  Les rimes et le tempo renforcent la musicalité du poème.



Décrivez à la manière de Patrick Chamoiseau le lieu ou le plat que vous préférez :

Copie d'Alexis :

Il existait un endroit, un petit bout de verdure, un paysage, une lumière qui m'était particulièrement chère depuis mon plus jeune âge : la terre bretonne.

Tout près de Renne se trouvait la maison de ma grand-mère, une petite maison de campagne faite de pierres, de fleurs, d'arbres et de souvenirs familiaux...

J'aimais y passer mes vacances et me réfugier sous les grands chênes centenaires et majestueux qui bordaient son jardin.

Sous l'un de ces grands arbres y était accroché mon trône, celui grâce à qui, suspendu entre ciel et terre, je n'appartenais plus au sol : ma petite balançoire usée, faite de bois vermoulu et de cordes élimées, petit bijou précieux pour lequel je me suis si souvent battu avec mes cousins afin de rétablir mon privilège...celui de m'y balancer à ma guise !

Souvent, l'après-midi, lorsque je me promenais dans les chemins bordant les labours, jaimais regarder le ciel se couvrir et sentir le vent qui comme le souffle d'un dragon invisible, me faisait monter les larmes aux yeux, me forçant à les plisser...

Lorsque enfin, fatigué, rassasié d'impressions, d'images, d'odeurs, je rentrais et me réfugiais dans la cuisine de ma grand-mère, j'aimais me caler sur le banc verni de la longue table, là, d'un oeil gourmand, je la regardais préparer avec amour mon goûter...

A cet instant précis, je sentais mon corps s'engourdir doucement sous l'effet de la chaleur et de la douce et délicieuse odeur sucrée qui habitait la pièce.

Au fond, la cuisinière à bois d'émail blanc ronflait comme un gros chat. En dessous la crêpière obéissante attendait que ma mamie, d'une main et d'un geste experts et soupls, fasse couler avec agilité et précision la pâte jaune et fluide du délice à naître.

Quelques secondes, plus loin, tout aussi rapide, elle se saisissait de la queue de la crêpière et d'un mouvement sec propulsait la galette vers le ciel.

Je regardais avec admiration et appréhension mon goûter décoller, petit disque jaune, qui, tel un mini soleil, montait, tournoyait et se retournait dans l'air, avant de venir se recouhcer, sous la volonté silencieuse de grand-mère, dans la poêle qui lui était assignée...

Puis, d'un pas len, elle s'avançait vers moi me tendant généreusement le produit de son savoir-faire.

Alors, je me saisissais goulûment d'une fine pâtisserie maison et d'un dent de prédateur me dépâchais de la dévorer...

Pendant que je savourais avec délectation une crêpe, je relevais rapidement la tête pour croiser le beau visage de ma grand-mère...à ce moment précis, je voyais, je savais que chaque ride de son visage était un sourire discret qui m'était adressé.

Sous la couronne de ses cheveux blancs peignés avec soin, ses petits yeux noisettes, vifs et pétillants, me regardaient. Ils brillaient d'une lueur que je connaissais bien, celle de l'amour, tout l'amour qu'elle avait pour moi et que je retrouvais dans la chaleur de ses crêpes au sucre et le confort de sa maison en pierre.


Copie d'Aurore :

Nous nous promenions par un bel après-midi ensoleillé sur les sentiers de la montagne du Soleil Couchant. Une immense vallée se déployait devant nous tel un océan de lumière. C'était l'automne, les arbres avaient revêtu leur manteau coloré. Les feuilles aux multiples reflets virevoltaient comme des danseuses lors d'un ballet endiablé. Sous nos pieds, l'herbe et les feuilles tombées nous offraient un tapis de velours. Quelques fleurs nous rappelaient que l'été venait de s'achever. Ce paysage composait un magnifique tableau, un refuge idéal pour les animaux. Un chamois aux couleurs de braise nous observait du haut de son rocher tel le seigneur de la montagne. Les lapins faisaient la course jusqu'à leurs terriers. Des marmottes guettaient nos mondres gestes. Le chant des oiseaux berçait le rythme de nos pas. L'air pur de la forêt nous offrait un mélange de senteurs variées. Des petites bagues piquantes remplies de châtaignes tombaient à nos pieds. En fin d'après-midi, nous descendions vers le lac. Là nous attendait un spectacle féérique. Les fleurs miroitaient dans l'eau comme des petites princesses en robe rose. Le soleil illuminait le lac de mille étoiles scintillantes. Le ciel brillait de ses plus belles couleurs. Tel un peintre, il sortait sa palette de teintes orangées. Le lac était la robe de lumière de la montagne.

Année scolaire 2008-2009 – 6e 3

Séquence 1 : comprendre le schéma narratif pour pouvoir rédiger la suite d’un texte

Evaluation n°1 : conte chinois (anonyme)

 

 

Dans un ancien monastère il y avait un vieux maître Taoïste[1] qui avait enseigné à un groupe d’étudiants ses principes de haut niveau. Le jour vint où le Maître Taoïste dit à ses étudiants :

«Le temps est venu. Demain après-midi à deux heures, soyez au bord de la rivière et je vous donnerai à tous le test final qui vous permettra d’atteindre la plénitude[2]

Le jour suivant tous les étudiants se précipitèrent hors du monastère pour ne pas être en retard pour le test final de leur maître. Sur le chemin, ils passèrent devant une pauvre femme qui pleurait sous un arbre. Elle disait :

«Au secours, mon fils est tombé dans le puits, s’il vous plaît au secours !»

Les étudiants : «Nous n’avons pas le temps, il faut se rendre vite à la rivière ! »

De crainte d’être en retard pour leur Maître, tous les étudiants continuèrent donc à se dépêcher sur leur chemin vers la rivière, sauf un. Cet étudiant s’était arrêté et regardait ses compagnons s’éloigner à la hâte. Il regarda alors la femme et de nouveau les étudiants. L’étudiant :

«Hmm, je sais que je dois aider cette femme, tant pis si je n’arrive pas à temps pour le test final du Maître pour atteindre la plénitude parfaite.»

L’étudiant marcha alors en direction de la femme qui pleurait, et sauta dans le puits pour secourir son fils. Alors que l’étudiant ressortait du puits la femme s’approcha de lui.

 A ce moment à la surprise des étudiants la femme se transforma et devint le maître Taoïste. Le maître Taoïste dit à l’étudiant :

« Tu as passé le test final avec succès ; tu seras le seul à atteindre la plénitude. »



[1] Un maître Taoïste est un professeur qui enseigne une philosophie religieuse que l’on appelle le taoïsme.

[2] La plénitude est le but que cherche à atteindre celui qui pratique le Tao. La plénitude est la sagesse et le bonheur. Le sage mène une vie en harmonie avec la nature et l’univers.

Année scolaire 2008-2009 - 6e
Séquence 1 : comprendre le schéma narratif pour pouvoir rédiger la suite d'un texte
Séance 5
Support : " Vie et engloutissement d'un gâteau dominical" de Michèle Zaoui, dans Dimanche. Le temps suspendu, dirigé par Nicole Czechowski
Objectifs : comprendre la personnification et le point de vue du narrateur. Le mélange du récit et de la description



" Un fond de génoise tiré d'une énorme pile de tôles huilées, quelques cuillerées de mousse à la framboise prélevées d'un grand saladier, un nappage de coulis grenat versé d'un broc, je suis né. Un samedi ensoleillé, 18 h 05, sur la paillasse d'une arrière-boutique de boulangerie-pâtisserie, on appelle ça laboratoire. Je suis un bavarois à la framboise, léger, pas trop sucré, on me préfère à mes ancêtres "tout au beurre" : le goût des gens a changé. Je jette un coup d'oeil autour de moi : tous mes frères commandés pour des baptêmes, communions ou "déjeuner dominical" sont fin prêts, enchantillés, ennougatinisés, enrubannés, vous l'avez compris : endimanchés. Ils trônent dans leur glacière d'apparat, toute vitrée. C'est l'été. Il fait chaud, très chaud. Mais je suis nu, et je n'ai pas le temps de crier que déjà on m'habille, et je me surprends à aimer ça : coquetteries jaillissant d'une poche à douille remplie de chantilly, un rang de framboises fraîches, un large ruban de satin rose qui m'enserre, et, touche finale (j'exulte), une étiquette mordorée. J'ai des vapeurs, je me sens un peu engoncé, dans mon corset rigide. Une main d'apprenti me pose délicatement sur un socle cartonné doré, et me délivre de cette fournaise pour m'engranger dans un réfrigérateur. Ebahi, j'y découvre une vingtaine de mes frères au frais, la mine reposée, parmi lesquels cinq jumeaux : je suis vexé. Avant que la porte ne se referme, je regarde avec envie l'élégante glacière où minaudent les "commandés".
Finalement, je passe une nuit agréable dans une ambiance conviviale, et à 6h30 mon coeur se met à battre fort, la main du maître apparaît et nous dépose un à un sur une énorme palette. Je me sens secoué, mais en fin de course je suis récompensé : je découvre un intérieur de boulangerie extrêmement coquet, ainsi qu'une ravissante personne derrière un comptoir. J'ai beaucoup de chance, elle me choisit pour figurer à l'intérieur de la vitrine, et m'enfonce une étiquette marquant un prix qui me paraît sous-estimer ma valeur. Ca me pique, mais, stoïque, j'arbore une mine réjouie, de circonstance, en rapport avec mon rôle de figuration. L'attente commence..."


Vocabulaire :

un coulis : une sorte de sauce.
grenat : adjectif qualificatif : rouge sombre
une paillasse : plan de travail à côté d'un évier
dominical : adjectif qualificatif : du dimanche
mordoré : adjectif qualificatif : doré, chatoyant.
engoncé : gêné
minaudent : faire des manières
convivial : adjectif qualificatif : qui a rapport aux festins, aux repas
coquet : adjectif qualificatif : qui a le souci de plaire par une attitude ou une apparence soignée
stoïque : adjectif qualificatif : impassible, inébranlable, qui ne laisse rien paraître.
arborer : afficher, montrer avec insistance

Synthèse individuelle d'Aurore : 

 

Ce texte est une sorte d'autobiographie d'un gâteau où le narrateur prend le rôle du gâteau et le personnifie : "je suis né". Ainsi, ce dernier fait son autoportrait. Il se décrit, parle de sa vie dans la boulangerie.

Il ressent des émotions : "je suis vexé", "une nuit agréable", "j'ai de la chance". Parmi les traits de son caractère, nous remarquons qu'il est vantard et prétentieux : "on me préfère à mes ancêtres". Il met en avant son orgueil et sa vanité : "touche finale (j'exulte), une étiquette mordorée". Il se dit également stoïque et courageux : "ça me pique, mais, stoïque, j'arbore une mine réjouie." Il est coquet et raffiné : "je me surprends à aimer ça : coquetteries jaillissant d'une poche à douille", "un large ruban de satin rose qui m'enserre".

Il se décrit comme un personnage élégant, "léger, pas trop sucré", composé de fruits et portant le nom de bavarois à la framboise.

Comme un être humain, il ressent des sentiments : "mon coeur se met à battre fort." Il sait également critiquer et parle des autres gâteaux avec dédain : "où minaudent les "commandés"".

Il observe : "j'y découvre", "je regarde". Pour lui, la boulangerie est belle : "un intérieur de boulangerie extrêmement coquet".

Le vocabulaire lié à la pâtisserie et à la cuisine est riche, varié, omniprésent : "génoise", "mousse", "coulis", "douille", "nappage".

L'auteur invente certains mots pour ajuster les adjectifs aux gâteaux comme aux hommes : "ennougatinisés", "enchantillés". Il utilise au niveau de la musicalité la répétition du préfixe "en" : "endimanchés". 

Pour parler des aventures vécues par le gâteau, le narrateur crée des étapes dans le récit avec des repères :

- la naissance dans le laboratoire : "18h05", "je suis né"

- le nom et l'habillage : "je suis un bavarois à la framboise", "on m'habille"

- le repos : "je passe une nuit agréable"

L'histoire se termine par son arrivée dans la vitrine de la boulangerie : "elle me choisit pour figurer à l'intérieur de la vitrine". C'est sa récompense. Le récit est riche en adjectifs : "sucré", "fraîche", "doré", "conviviale", "reposé", "ravissante", "rose", "léger". Tout ce vocabulaire donne faim au lecteur qui éprouve du plaisir en lisant ce texte humoristique.



Synthèse collective envoyée par Kealan :

Séance 5 : Mardi 14 octobre 2008

Support : « Vie et engloutissement d’un gâteau dominical » de Michèle Zaoui.

Objectif : Comprendre la personnification et savoir analyser un texte qui est à la fois un récit et une description.

 

Ce texte est à la fois une description et un récit. Le narrateur est le gâteau : « je suis né », 
«je suis un bavarois à la framboise ».Il raconte sa vie, de sa naissance à son installation
 dans la boulangerie et sa mise en vente dans la vitrine. Mais il se décrit également.
Il dresse un auto-portrait. Physiquement, il est « léger, pas trop sucré » (l.5).
Moralement, il est vaniteux et prétentieux : « vexé » car il n’aime que lui et se considère supérieur
aux autres : « une étiquette marquant un prix qui me paraît sous estimer ma valeur ».
Le gâteau éprouve des sentiments : « j’exulte »,  « stoïque ». Autrement dit, la gâteau est personnifié :

une personnification consiste à rendre vivant un objet, comme s’il s’agissait d’un être humain,
en lui faisant ressentir des émotions. Cette personnification produit un effet comique. Le jeu sur les

mots : « ennougatinisés » et « enchantillés » participent aussi de l’humour du texte.
Enfin, cet extrait donne envie de manger en sollicitant notre gourmandise grâce au vocabulaire riche

et varié de la pâtisserie : « nappage de coulis », « chantilly », « une rangée de framboises »,

« mousse ».                

Synthèse collective envoyée par Clara (6e1)
Séance 6 : Mardi 14 octobre 2008

Objectifs : 1) comprendre la personnification

2) savoir analyser un texte qui associe le récit et la description

 

 

Ce texte est à la fois un récit et une description. Le narrateur est le gâteau : «  je suis nu », « je suis un bavarois à la framboise ».  Le narrateur nous raconte une partie de sa vie : de sa naissance  à sa mise en vente. C’est une sorte d’autobiographie. Mais le narrateur se décrit également. Il dresse un auto-portrait. Il est physiquement : « léger », « pas trop sucré » (ligne 6). Il est orgueilleux, vaniteux, prétentieux :  « on me préfère à mes ancêtres », « tout au beurre ». Il est « vexé » car il se rend compte qu’il n’est pas unique. Il se croit exceptionnel mais il ne l’est pas : «  une étiquette marquant un prix qui me paraît sous-estimer ma valeur (ligne 35). Il éprouve des sentiments : «  ça me pique, mais stoïque, j’arbore une mine réjouie » (lignes 36-37), « j’exulte ». Autrement dit, le gâteau est personnifié. La personnification consiste à faire parler et à rendre vivant un objet. Le gâteau parle, observe, critique et ressent des choses, des sensations, des émotions, comme un être vivant. Or, un lecteur sain d’esprit ne s’attend pas à ce qu’un gâteau parle et éprouve des sentiments. Ce texte est surprenant. Cette personnification créée de l’humour.  L’humour dans ce texte est produit par les jeux sur les mots inventés : « ennougatisés, enchantillés ». La répétition du préfixe en- donne de la musicalité. Les mots qui donnent faim appartiennent au domaine de la pâtisserie. Ce vocabulaire est omniprésent : « génoise », tôles huilées », « mousse à la framboise », nappage de coulis grenat ». Enfin, ce texte nous procure du plaisir car il est humoristique et il donne faim.

 

Année scolaire 2008-2009 – 6e 6

Séquence 1 : comprendre le schéma narratif pour rédiger la suite d’un texte.

Séance 4 – Evaluation : devoir surveillé

Support : Histoires vraies racontées par Léon Tolstoï de Léon Tolstoï

Objectif : comprendre la progression d’un récit et savoir ressentir les effets d’un texte

 


« Il y avait à Londres une ménagerie que l’on pouvait visiter soit en prenant un billet, soit en remettant au contrôle, au lieu d’argent, des chiens ou des chats qui servaient de nourriture aux animaux.

Un pauvre homme qui n’avait pas d’argent voulut, un jour, voir des bêtes féroces. Il attrapa un petit chien dans la rue et le porta à la ménagerie. On le laissa entrer. Quant au petit chien, on le lui prit et on le jeta dans la cage du lion pour qu’il en fît son repas.

Le petit chien mit sa queue entre ses jambes et se blottit dans un coin. Le lion alla vers lui et le flaira un instant.

Le petit chien s’était mis sur le dos, les pattes en l’air, et agitait la queue.

Le lion le tâta de la patte et le remit d’aplomb. Le petit chien se redressa et fit le beau.

Le lion le suivait des yeux, portant sa tête tantôt à droite, tantôt à gauche, et ne le touchait pas.

Quand le gardien de la ménagerie lui eut lancé sa ration de viande, le lion en déchira un morceau qu’il laissa pour le petit chien.

Vers le soir, quand le lion se coucha pour dormir, le petit chien se coucha près de lui et mit sa tête sur sa patte. Depuis lors, le petit chien ne quitta pas la cage du lion. Le lion le laissait tranquille et quelquefois jouait avec lui. Un jour, un monsieur qui était venu voir la ménagerie déclara qu’il reconnaissait le petit chien, qu’il était à lui et demanda qu’on le lui rendît. Le directeur de la ménagerie y consentit ; mais, dès qu’on se mit à appeler le petit chien pour le tirer hors de la cage, le lion se hérissa et rugit.

Le lion et le petit chien vécurent une année entière dans la même cage. Un jour, le petit chien tomba malade et mourut. Le lion refusa alors de le manger ; il ne cessait de flairer le petit chien que pour le caresser, et il le touchait de sa patte.

Quand il eut compris que son compagnon était mort, il bondit, hérissa son poil, se frappa les flancs avec sa queue, se jeta sur les barreaux et se mit à ronger les verrous de sa cage et à mordre le plancher. Sa fureur dura toute la journée ; il se précipitait de tous les côtés en rugissant. Vers le soir seulement, apaisé, il se coucha à côté du petit chien mort. Le gardien voulut enlever le cadavre, mais le lion ne laissait approcher personne. Le directeur pensa calmer le chagrin du lion en mettant dans la cage un autre petit chien vivant. Sur l’heure le lion le mit en pièces. Puis il prit le petit chien mort entre ses pattes et cinq jours durant il resta couché en le tenant ainsi embrassé.

Le sixième jour, le lion mourut. »



Année scolaire 2007-2008 - 6e
Séquence 1 : comprendre le schéma narratif pour rédiger la suite d'un texte
Séance 4
Support : Une enfance créole de Patrick Chamoiseau
Objectif : savoir analyser une description



Le boulanger accordait à Man Ninotte cette chance : profiter, vers l'aube naissante, de la chaleur de son four, à l'achevée de ses fournées de pain, et venir cuire soi-même. Man Ninotte y emmena plus d'une fois le négrillon. Oh, l'univers nocturne des faiseurs de pain ! Fort-de-France pour eux n'était qu'une ombre grouillante. Le vent de nuit revenait de fosses marines, d'herbes endormies, de terres fumantes d'humus. On quittait la placidité extérieure, pour basculer dans le fournil. Il semblait une caverne assiégée. Tout y était encombré, empressé. Le boulanger économisait les lumières. D'inquiétantes zones d'ombres peuplaient les abords du travail. Les feuilles de cocotier qui servaient à embellir les croûtes s'entassaient auprès des cuves tournoyantes sous une pâte crémeuse. Partout, l'effluve du four parfois ouvert. Une vision inoubliable que ce four. Si profond. Si rougeoyant. Il menaçait la vie d'une haleine de dragon. Les pâtes, abandonnées au loin par la gaule du mitron, semblaient y vivre une vie qui leur faisait du bien, et elles en sortaient en dorée renaissance. Tout était sombre, et chaud, et lourd d'une odeur de farine prisonnière, de paille-coco, de poussières roussies, de lait ancien, de jaunes d'oeufs, de pain rassis, de pain frais et de pain oublié. Le four régnait de ses ondes de volcan maîtrisé.



Synthèse collective envoyée par Anne :

Ce texte est un extrait de récit autobiographique qui met en scène les réminiscences de la mère du narrateur. Plus précisément, ce texte est écrit à l’imparfait : « revenait », « servaient », « faisaient ». De plus, la vue, l’odorat et le toucher sont des sens ici sollicités pour évoquer la boulangerie et ce qui s’y trouve : les pains, le four. L’auteur se sert des adjectifs pour faire voir, faire sentir l’intérieur de la boulangerie : « lourd », « nocturne », « chaud », « frais »,  « roussi », « rougeoyant », « sombre », « fumantes », « dorée », « crémeuse ». On a donc affaire ici à une description de la boulangerie. Le langage des sensations est omniprésent : « odeur de farine prisonnière », « effluve du four », « pain frais et pain oublié ». Dans les trois dernières lignes du texte, l’auteur utilise une énumération : « tout était sombre (…) pain oublié ». Face au four, Man Ninotte est éblouie, fascinée et impressionnée. Pour dire cela, et pour faire partager cette fascination, l’écrivain emploie des phrases nominales : « Une vision inoubliable que ce four. Si profond. Si rougeoyant. » La répétition de « si » crée de la musicalité. L’auteur utilise les images du dragon et de volcan pour donner une impression de magie : « Il menaçait la vie d’une haleine de dragon », « Le four régnait de ses ondes de volcan maîtrisé ». En nous donnant cette description, le narrateur nous fait ressentir les émotions d’émerveillement généralement produites par l’univers du conte et de l’heroic fantasy. On dirait que le four est vivant. Le fournil du boulanger ressemble ainsi au refuge d’un sorcier ou d’un magicien.

 


Année scolaire 2008-2009 - 6e
Séquence 1 : comprendre le schéma narratif pour pouvoir rédiger la suite d'un texte

Séance 3 : Isabelle Lafonta, "La fille du boulanger, conte anglais", Histoires de pains et de gateaux



"Un jour une fée prit l'apparence d'une vieille femme vêtue de guenilles et entra dans l'échoppe d'un boulanger pour demander qu'on lui fasse l'aumône d'un peu de pâte à pain.
Après s'être fait prier, la fille du boulanger, qui était pingre, finit par lui en offrir à contrecoeur un mnuscule morceau. La vieille femme la supplia alors de lui permettre d'enfourner son petit morceau de pâte dans le four, à côté des belles miches prêtes à cuire.
La fille du boulanger accepta. Mais lorsqu'elle ouvrit le four, à la fin de la cuisson, elle s'aperçut avec surprise que le morceau de la vieille avait si bien levé qu'il formait à présent la plus grosse miche de la fournée.
Jugeant ce pain bien trop beau pour le donner à une mendiante, elle lui offrit en échange un morceau de pâte encore plus petit que le premier et proposa de le cuire avec la deuxième fournée...Mais en ouvrant le four, quelle ne fut pas sa stupeur de voir qu'il formait à présent une miche encore plus rebondie que la première !
Une fois encore, la fille du boulanger refusa de donner à la vieille le pain qui lui revenait. A la place, elle lui tendit un morceau de pâte à peine plus grand que la moitié de l'ongle du pouce, qu'elle proposa de faire dorer avec sa troisième fournée. Cette fois, le morceau de pâte gonfla tellement qu'il forma un pain énorme, encore plus gros que les deux pains précédents.
La fille du boulanger se mit alors à dévisager la mendiante avec effroi en s'écriant :
- Que se passe-t-il ? Hou, hou, hou, hou...là là.
Rejetant alors ses haillons, la fée apparut dans toute sa splendeur et lui dit :
- Il est temps que le monde soit débarrassé de ton avarice. A présent, tu pourras gémir autant qu'il te plaira. "Hou, jou, jou ! " sera à jamais ta complainte !
Sur ces mots, elle toucha la fille du boulanger de sa baguette magique et la changea en chouette avant de s'évanouir dans la nuit."


 

Synthèse collective envoyée par Amelia

 

Ce texte est un conte qui donne une leçon de morale : il ne faut pas être avare. Il faut être généreux et charitable. Ce conte se passe dans une boulangerie. Les protagonistes sont la fée et la fille du boulanger. L’élément déclencheur est l’entrée de la fée déguisée en vieille mendiante dans la boulangerie. Trois actions magiques se succèdent. Par trois fois la fille du boulanger met la pâte à pain dans le four. Or cette pâte est « minuscule » « la moitié de l’ongle du pouce » « encore plus petite que la première.» Lorsqu’elle  ressort, elle est miraculeusement plus grosse que les autres pains de la fournée : « encore plus grands que les deux pains précédents » « Une miche encore plus rebondie que la première » «  La plus grosse miche de la fournée.» A chaque fois la fille du boulanger refuse cependant de donner à la mendiante le pain qui lui revient. La mendiante reprend alors son apparence initiale. La leçon de morale se présente alors sous la forme d’une explication développée par la fée dans la résolution de l’action. La fille du boulanger, à la fin, est donc condamnée à se métamorphoser en chouette. La chouette est en effet traditionnellement considérée comme une créature de la nuit, solitaire, repoussante et malfaisante.

 

 

Synthèse collective envoyée par Manon :

Ce texte est un conte. C'est un récit merveilleux écrit en prose (en règle générale) qui propose une leçon de morale à la fin. Dans la vie, il ne faut pas être avare mais faire preuve de générosité et de charité. Comme dans tous les contes, le récit commence par l'indication de temps : "Un jour". On ne sait pas précisement quand cela s' est passé. C'est une histoire intemporelle. Ce récit se passe dans une boulangerie : "l'échoppe d'un boulanger" . Le protagoniste dans ce conte est la fée. Elle se déguise en mendiante, entre dans la boulangerie pour faire l'aumône. Elle veut mettre à l'épreuve la charité de la boulangère. Or celle-ci est avare : "qui était pingre". La fille du boulanger est métamorphosée en chouette car elle est mesquine et avare. La situation initiale correspond au premier paragraphe. L'élément déclencheur est l'entrée de la mendiante dans la boulangerie. Ce texte comporte trois actions : pendant la cuisson, la pâte à pain "minuscule", "à peine plus grand que la moitié de l'ongle du pouce" se métamorphose en "pain énorme", "plus grosse miche de la fournée" et " une miche encore pus rebondie que la première". La résolution de l'action est la transformation de la mendiante en fée. Celle-ci développe une explication. Elle explique pourquoi elle punit la boulangère en la métamorphosant en chouette.

 

Année scolaire 2008-2009 – 6e

Séquence 1 : comprendre le schéma narratif pour pouvoir rédiger la suite d’un texte

Séance 2

Objectif : savoir situer l’action dans l’espace dans un texte sans indication géographique précise

Support : L’Enfant noir de Carama Laye


 

" J’étais enfant je jouais près de la case de mon père. Quel âge avais-je en ce temps-là ? Je ne me rappelle pas exactement. Je devais être très jeune encore : cinq ans, six ans peut-être. Ma mère était dans l’atelier, près de mon père, et leurs voix me parvenaient, rassurantes, tranquilles, mêlées à celles des clients de la forge et au bruit de l’enclume.

Brusquement j’avais interrompu de jouer, l’attention, toute mon attention, captée par un serpent qui rampait autour de la case, qui vraiment paraissait se promener autour de la case ; et je m’étais bientôt approché. J’avais ramassé un roseau qui traînait dans la cour – il en traînait toujours, qui se détachaient de la palissade de roseaux tressés qui enclôt notre concession – et à présent, j’enfonçais ce roseau dans la gueule de la bête. Le serpent ne se dérobait pas ; il prenait goût au jeu ; il avalait lentement le roseau, il l’avalait comme une proie, avec la même volupté, me semblait-il, les yeux brillants de bonheur, et sa tête, petit à petit, se rapprochait de ma main. Il vint un moment où le roseau se trouva à peu près englouti, et où la gueule  du serpent se trouva terriblement proche de mes doigts.

Je riais, je n’avais pas peur du tout, et je crois bien que le serpent n’eût plus beaucoup tardé à m’enfoncer ses crochets dans les doigts si, à l’instant, Damany, l’un des apprentis, ne fût sorti de l’atelier. L’apprenti fit signe à mon père, et presque aussitôt je me sentis soulevé de terre : j’étais dans les bras d’un ami de mon père !

Autour de moi, on menait grand bruit ; ma mère surtout criait fort et elle me donna quelques claques. Je me mis à pleurer, plus ému par le tumulte qui s’était si opinément élevé, que par les claques que j’avais reçues. Un peu plus tard, quand je me fus calmé et qu’autour de moi les cris eurent cessé, j’entendis ma mère m’avertir sévèrement de ne plus jamais recommencer un tel jeu ; je le lui promis, bien que le danger de mon jeu ne m’apparût pas clairement. "

 

Synthèse collective envoyée par Emilie :

Cette histoire est un récit autobiographique : l'auteur raconte son enfance à la première personne du singulier, grâce à une réminiscence. Le narrateur est à la fois l'auteur et le protagoniste. Cet extrait se passe en Afrique. Ce qui nous a permis de situer l'action en Afrique est le mot "case" : "près de la case de mon père", "autour de la case". L'écrivain se met en scène, enfant, en train de mettre un roseau dans la gueule d'un serpent. Damany, l'ami de son père, le sauve in extremis (de justesse). La situation initiale correspond au premier paragraphe. L'élement qui déclenche l'action est l'apparition du serpent. Le mot qui nous fait passer de la situation initiale à l'élement déclencheur est l'adverbe "brusquement". Pour décrire l'action dans sa durée, l'auteur utilise l'imparfait: "rampait","dérobait","prenait". L'imparfait crée du suspense. Certains adverbes renforcent le suspense: "lentement", "terriblement", ainsi que l'éxpression "petit à petit". La résolution de l'action correspond au troisième paragraphe. La fin de l'histoire utilise le passé simple pour accélerer le rythme du texte ("donna", "mis","promis".)

 

Synthèse collective des 6e6 envoyée par Marine :

Ce texte est un récit autobiographique. L'auteur raconte son enfance. Il écrit ses souvenirs d'enfance grâce à des réminiscences. Cette histoire se déroule en Afrique, parce que le récit évoque des "cases". Ce récit met en scène un jeune enfant. Il joue à côté de la case de son père. Son jeu est dangereux car il joue avec un serpent. L'arrivée du serpent déclenche l'action. Le mot qui introduit l'élément déclencheur est l'adverbe "brusquement".(l.5). Le deuxième paragraphe consacré à l'action contient de la peur et du suspense liés au danger. Les adverbes "lentement"et "terriblement" ainsi que les verbes à l'imparfait créent le suspense. Dans l'action, l'auteur utilise surtout l'imparfait car le jeu dangereux avec le serpent est pris dans sa durée,il est en train de se dérouler, ce qui permet de ralentir l'action et de renforcer le suspense. La  résolution de l'action se fait grâce à l'intervention de Damany, qui sauve l'enfant, dans l'avant-dernier paragraphe. Dans le dernier paragraphe, le rythme s'accélère. L'auteur utilise le passé simple:"promis","donna","je me mis" pour évoquer une série d'actions directes et rapides.

Synthèse collective des 6e1 envoyée par Armand :  

Séance2:Mardi 23 Septembre 2008
Support : L'Enfant noir de Camara Laye
Objectif : savoir repérer le lieu de l'action sans idication géographique précise. Ecrire pour situer l'action dans un lieu.

Le texte est un extrait de récit autobiographique :

c'est un récit dont l'auteur est le protagoniste. L'auteur y raconte sa propre vie grâce à ses réminiscences. Cette histoire se situe en Afrique, comme le prouvent les mots "cases"répétés plusieurs fois. "près de la case de mon père","autour de la case". Cette scène se passe pendant l'enfance de Camara Laye : "j'étais enfant","je devais être très jeune encore, cinq ans, six ans peut-être". L'enfant joue avec un serpent mais ce jeu dangereux est interrompu in-extremis (de justesse) par un ami de son père, Damany. Le premier paragraphe est consacré à la situation initiale. L'apparition du serpent est l'élément déclencheur qui provoque l'action. "Brusquement" est l'adverbe qui fait passer l'histoire de la situation initiale à l'élément déclencheur. L'auteur a produit du suspense en utilisant l'imparfait dans l'action : "semblait","trainait","avalait". L' écrivain a conjugué les verbes à l'imparfait pour faire durer l'action, pour saisir l'action dans sa durée, d'où le suspense. Les mots qui servent également à créer du suspense sont les adverbes "lentement","terriblement" et "petit à petit". La résolution de l'action apparaît dans le troisième paragraphe. Camara Laye utilise à la fin le passé simple pour accélérer le rythme du texte : "promit", "m'apparut", "fit", "donna", au moment où les personnages sont agités ("tumulte").

Année scolaire 2008-2009

Séquence 1 : comprendre le schéma narratif pour pouvoir rédiger la suite d’un texte

Séance 1 

Objectif : savoir situer une action dans le temps dans un texte sans date

Support : Le Vagabond des étoiles de Jack London

 

            Quand la mer fut dégelée et que les navires purent sortir des fjords, je partis donc sur la nef d’Agard, qui m’institua son échanson et son porte-épée, et me nomma Ragnar Lodbrog.

            Nous fîmes voile vers le sud et arrivâmes au pays d’Agard, qui était voisin de celui des Frisons[1]. C’était une terre triste et plate, marécageuse et brumeuse. Je vécus trois ans avec mon nouveau maître, toujours derrière lui, soit qu’il chassât le loup dans les marécages, soit qu’il bût dans la grande salle de son palais, où sa jeune épouse Elgiva venait souvent s’asseoir, entourée de ses femmes. Je l’accompagnai dans une de ses expéditions, plus encore vers le sud…

            Nous abordâmes et livrâmes bataille. Agard fut blessé à mort. Nous le ramenâmes dans son pays, où il mourut bientôt. Un grand bûcher fut élevé pour le brûler, près duquel se tint Elgiva, dans son corselet tissé d’or. Elle chantait. Elle monta ensuite sur le bûcher, où elle brûla, et avec elle tous les serviteurs du maître, tous ses esclaves mâles et neuf femmes esclaves, parées de colliers d’or. Puis encore huit captifs de naissance noble, faits prisonniers dans une incursion au pays des Angles[2]. Deux faucons y furent aussi jetés, et les deux jeunes fauconniers avec leurs oiseaux.

            Mais moi, l’échanson Ragnar Lodbrog, je ne brûlai pas. Agé de onze ans, j’étais hardi et n’avais jamais revêtu de vêtements tissés, mais seulement des peaux de bêtes. Comme les flammes du bûcher s’élançaient vers le ciel, alors qu’Elgiva avant de s’y précipiter achevait son chant funèbre, et qu’esclaves, femmes et hommes hurlaient désespérément leurs refus de mourir, je brisai mes liens. Puis, bondissant, je gagnai rapidement les marécages ; j’avais encore au cou le collier d’or de ma servitude, et luttais de vitesse avec la meute des chiens lancés à mes trousses.

            Dans les marécages, je trouvai d’autres hommes qui vivaient là à l’état sauvage, mais libres, des esclaves échappés et un tas de hors-la-loi, qu’on traquait de temps à autre, en guise de divertissement, comme on chassait les loups.

            […]

            Et un jour, surgissant des grandes forêts, apparurent les Romains […]

            Je me rappelerai toujours le soleil de ces terres du Sud, que j’entrevis du haut des bateaux d’Asgard. Mon destin était […] d’être capturé par les Romains et emmené vers la mer que n’avais pas vue depuis que je m’étais perdu loin des terres de l’Est. Je devins un esclave utilisé à des corvées de nettoyage, et c’est ainsi que j’arrivai enfin à Rome.

            Il serait trop long de vous dire en détail comment je sortis de cette condition pour devenir enfin un homme libre, un citoyen et un soldat romain ; bref, comme j’atteignais mes trente ans, je fis le voyage d’Alexandrie, puis de Jérusalem.



Synthèse collective des 6e3 envoyée par Léo :

Le type de ce texte est un extrait de roman. Le protagoniste est en même temps le narrateur : il dit " je ". C'est lui qui raconte sa propre histoire. Le protagoniste de cette histoire s'appelle Ragnar Lodbrog. C'est un esclave agé de onze ans. Ce personnage se caractérise par sa hardiesse. Son maître, Agard, meurt puis il s'enfuit dans les marécages . Les Romains le capturent . Enfin, il accède à la liberté et a la citoyenneté romaine. La scène se déroule en Scandinavie , comme le prouvent les indices suivants :  "fjords" "la mer ( ... ) dégelée " , "une terre triste et plate , marécage et brumeuse." L'histoire se passe pendant l'Antiquité . On a su repérer l'action du récit dans le temps grâce aux indices concernant les modes de vie, les costumes et les lois : "les Romains" , "les Frisons" , "les angles" , "le bûcher funèbre" "peaux de bête" , "les esclaves".

Synthèse collective des 6e1 envoyée par Loïc :

Ce texte est un extrait de roman. Le protagoniste est un esclave âgé de onze ans qui s'appelle Ragnard Lodbrog. Le personnage principal se caractérise par sa hardiesse. A la mort de son maître Agar, Ragnard s'enfuit, puis se fait capturer par les Romains, avant de devenir un homme libre. Cette histoire se passe dans le nord de l'Europe, en Scandinavie, comme le prouvent les mots suivants = "la mer(...)dégelée", "fjord", "Agard", "Ragnard Lodbrog". Cette scène se déroule pendant l'Antiquité. Plusieurs indices nous le prouvent = "les Romains", "les Frisons", "les bûchers funèbres", "Jérusalem", "Alexandrie", "les Angles", "les esclaves", "peaux de bêtes", "d'autres hommes là qui vivaient à l'état sauvage ". Le texte nous a appris que l'on pouvait situer le temps dans un texte sans dates, grâce à des indications liées aux lois, aux coutumes, à la culture ou la civilisation.

 

Publié dans Niveau sixième, Les contes

Commenter cet article