Le Voyageur contemplant une mer de nuages de Caspar David Friedrich (1818) avec la Seconde 16

Publié le par Professeur L

Caspar David Friedrich (1774-1840), Le Voyageur contemplant une mer de nuages (1818, Hambourg, Allemagne)

Caspar David Friedrich (1774-1840), Le Voyageur contemplant une mer de nuages (1818, Hambourg, Allemagne)

Année scolaire 2018-2019 – Lycée Cassini (Clermont-de-l'Oise)

Niveau seconde - La poésie du XIXe au XX e siècle : du romantisme au surréalisme

Séquence 1 : Victor Hugo, de la révolution cosmique à la révolution politique

 

Séance 2 : lundi 17 septembre 2018

Supports :

  • Le Voyageur au-dessus d'une mer de nuages (1818) de Caspar David Friedrich (1774-1840) (Hamburg)

  • dessins de Victor Hugo

 

Objectifs :

  • comprendre l'expérience du sublime chez les Romantiques

  • comprendre que le paysage romantique est allégorique (paysage intérieur)

 

Les nuages ressemblent à la mer. Les couleurs utilisées par le peintre, le blanc, représentent l'écume et l'artiste utilise le bleu pour montrer un horizon qui fait penser à une mer calme. Le peintre emploie le sfumato qui est un procédé de peinture consistant à estomper les bords. D'où l'impression d'absence de limite. Cela crée un genre de brouillard, d'où aussi une impression de mystère. On a l'impression que le monde s'efface. On parle également à propos de cette technique de perspective atmosphérique, ce qui donne une impression de profondeur.

Le personnage est de dos, face à la nature. Il y a un contraste entre l'homme et la nature. La nature est claire et l'homme est représenté avec des couleurs foncées, noires et vertes. L'homme est habillé richement, avec des vêtements qui ne sont pas du tout adaptés à la randonnée en haute montagne. Il porte une redingote probablement en velours. Il possède une canne, qui est un accessoire de luxe. Dans ce tableau la nature domine l'homme parce qu'elle plus grande, imposante.

Cependant, le personnage est mis en valeur en étant au premier plan. Il est au sommet d'une montagne et il semble dominer la nature. On a l'impression qu'il domine la nature, mais en même temps il est dominé par cette nature. Il n'est rien face à cette nature. Il s'agit du sentiment du sublime : on prend conscience qu'on est rien face à la nature infinie, mais cette prise de conscience nous rend supérieurs intellectuellement à la nature.

La nature est ici une allégorie de la mort ou de Dieu parce qu'elle possède les mêmes attributs : le mystère et l'infini. C'est la raison pour laquelle le personnage est élégamment vêtu. Il présente son âme à Dieu. Le personnage est de dos pour qu'on puisse s'identifier à lui. Il représente l'humain en général.

Caspar David Friedrich, La Mer de glaces (1823-1824, Hambourg, Allemagne)

Caspar David Friedrich, La Mer de glaces (1823-1824, Hambourg, Allemagne)

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