L'Enrôlement des volontaires de 1792 de Thomas Couture par la Seconde 16 groupe 2

Publié le par Professeur L

« L'enrôlement des volontaires de 1792 » (1848, huile sur toile,  480 x 915, MUDO, Beauvais) de Thomas Couture ((1815-1879)

« L'enrôlement des volontaires de 1792 » (1848, huile sur toile, 480 x 915, MUDO, Beauvais) de Thomas Couture ((1815-1879)

Cette toile met en scène un événement fondateur dans l'histoire de France. Le 20 avril 1792, la guerre est déclarée avec l'Autriche, terre natale de Marie-Antoinette. Le 11 juillet 1792, alors que la République est en guerre contre les monarchies européennes hostiles à la Révolution, l'assemblée législative proclame « la Patrie en danger » : « Que ceux qui vont obtenir l'honneur de marcher les premiers pour défendre ce qu'ils ont de plus cher, se souviennent qu'ils sont Français et libres. » Le décret des 4 et 5 juillet 1792 avait prévu les mesures à prendre quand la patrie est en danger : « Lorsque la sûreté intérieure ou la sûreté extérieure de l'Etat sont menacées et que l'Assemblée nationale aura jugé indispensable de prendre des mesures extraordinaires, elle le déclarera par un acte du corps législatif conçu en ces termes : Citoyens, la patrie est en danger...Aucun fonctionnaire public ne pourra s'éloigner ou rester éloigné de son poste...Tous les citoyens en état de porter les armes et ayant déjà fait le service des gardes nationales seront aussi en état d'activité permanente. » Cette déclaration est promulguée les 22 et 23 juillet 1792 à Paris. On estime qu'entre 200 000 et 250 000 hommes se sont portés volontaires pour résister contre l'invasion des armées étrangères, diffuser le modèle républicain en Europe, et fonder véritablement la République en France. Cette levée en masse des citoyens français va aboutir à la victoire de Valmy contre les Prussiens le 20 septembre 1792.

Théodore Géricault (1791-1824), Le Radeau de la Méduse (1819), huile sur toile, étude, 300 x 400, Musée du Louvre, Paris, France.

Théodore Géricault (1791-1824), Le Radeau de la Méduse (1819), huile sur toile, étude, 300 x 400, Musée du Louvre, Paris, France.

SEQUENCE 2 : LE ROMAN ET LA NOUVELLE AU XIXe SIECLE : DU REALISME AU NATURALISME

ETUDE D'UNE OEUVRE INTEGRALE : LA FORTUNE DES ROUGON D'EMILE ZOLA

 

Introduction : mercredi 14 novembre 2018

Support : L'Enrôlement des volontaires de 1792 de Thomas Couture (1815-1879)

 

Ce tableau est inachevé. Napoléon III ne voulait pas que ce tableau soit exposé à l'Assemblée nationale pour éviter que les gens du peuple ne se révoltent. En effet, ce tableau est favorable à la République et contre l'Empire. Ce tableau fait penser à La Liberté guidant le peuple (1830) d'Eugène Delacroix. Dans les deux tableaux, on peut voir les pauvres et les riches combattre ensemble. Il y a dans les deux tableaux une allégorie de la Liberté représentée par une femme. Le bourgeois et le sans-culotte (ou l'ouvrier) combattent ensemble, ce qui montre l'égalité et la fraternité. On retrouve dans les deux cas la devise républicaine « Liberté, Égalité, Fraternité » qui date de 1848. Couture comme Delacroix font l'éloge, les louanges, l'ode de la République.

Le héros de ce tableau est le peuple en révolution. Le héros est un personnage collectif qui part se battre pour la liberté. On a donc une représentation épique du peuple. De plus, les femmes tendent leurs enfants afin de motiver ceux qui vont se battre. Elles ressentent de l'espoir. Ce tableau fait également référence à L'Intervention des sabines (1799) de Jacques-Louis David. Ainsi, les personnages éprouvent des sentiments personnels forts et intenses (espoir, enthousiasme, fraternité) : la représentation du peuple est donc non seulement épique, mais encore lyrique.

Le cheval et les corps sont représentés de manière détaillée et réaliste. Les muscles sont saillants. Couture s'inspire ici des techniques réalistes du peintre Théodore Géricault qui a notamment peint Le Radeau de la Méduse en 1819.

En conclusion, ce tableau de Thomas Couture est révolutionnaire, épique, lyrique, réaliste et romantique.

Théodore Géricault (1791-1824), Course de chevaux libres (1817), 40 x 60, Musée du Louvre, Paris, France.

Théodore Géricault (1791-1824), Course de chevaux libres (1817), 40 x 60, Musée du Louvre, Paris, France.

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